Cercle Frédéric Bastiat

2017-05-27 08:53:07

Vaincre le terrorisme

, par Patrick de Casanove

Vaincre le terrorisme

Il faut s’interroger sur ce que « vaincre le terrorisme » veut dire.
Le terrorisme est un outil au service d’objectifs. Aujourd’hui la menace est le terrorisme islamique et c’est une menace mondiale. L’objectif du terrorisme islamique est l’islamisation.

L’État prétend lutter contre le terrorisme par tous les moyens. Ce n’est pas vrai. Il n’utilise que des recettes collectivistes. En ne respectant pas les Droits naturels individuels il se prive de l’action des citoyens. Pourtant ce sont eux qui encaissent les coups et c’est de leur solidité dont dépend la victoire de la Liberté sur le totalitarisme.

La liberté pour les individus de s’armer et de se défendre n’est même pas évoquée par nos dirigeants. Pourtant cette liberté est aussi ancienne que l’humanité. "Le droit de celui dont on attaque la liberté, ou, ce qui revient au même, la propriété, les facultés, le travail, est de les défendre même par la force ; et c’est ce que font tous les hommes, partout et toujours quand ils le peuvent. De là découle, pour un nombre d’hommes quelconque, le droit de se concerter, de s’associer, pour défendre, même par la force commune, les libertés et les propriétés individuelles. » " Services privés, service public". Les totalitarismes ont toujours désarmé les populations. Dans le cas qui nous concerne il faut rappeler qu’une des toutes premières mesures que prenaient les envahisseurs musulmans quand ils conquerraient un territoire était, entre autres vexations, d’interdire les armes aux non musulmans. Récemment le régime de Vichy en fit de même pour complaire à l’envahisseur Allemand. Les politiciens aujourd’hui suivent cette voie du désarmement des personnes.

L’épanouissement individuel est honni au profit du collectif. Le pouvoir politique en France est d’essence collectiviste. Cela l’incite « génétiquement » à « recommunautariser » l’islam en France. Il veut aussi échapper au qualificatif « d’islamophobe » ou de « raciste » et gagner des voix. Pour ce faire l’État a rejeté dans les pattes des hommes de pouvoir de cette religion, des centaines de milliers de personnes qui auraient pu avoir, en France, la chance inespérée de vivre individuellement leur religion débarrassée de sa violence. L’islam est intrinsèquement communautariste, ses hommes de pouvoir ne demandaient pas mieux que de dominer leurs coreligionnaires. Les individus se sont retrouvés coincés entre choisir de rentrer dans le moule de « leur » communauté ou vivre « à la française ».

Cette politique de complaisance a conduit à des adaptations dans les collectivités publiques, des lois non appliquées, des voyages vers le pays dit « d’origine » même pour des personnes nées en France, des constructions de mosquées qui n’ont rien à voir avec ce qu’est une église pour un catholique.

Donc "Si tu es à Rome, vis comme les Romains ; si tu es ailleurs, vis comme on y vit", n’est pas valable pour un politicien français. Ce serait plutôt « si tu es en France vis comme au « pays », c’est aux Français de s’adapter ». C’est pourquoi les politiciens s’ingénient à détruire la culture de notre pays, ce qui n’est pas source de paix.

Les hommes de l’État demandent aux Français de toutes origines d’abandonner la culture française pour, paraît il « s’ouvrir » La déliquescence du sentiment national, le relativisme culturel, « tout se vaut », l’intégrationnisme que l’on confond avec l’accueil et la libre circulation des personnes et des biens, les lois qui portent atteinte à la liberté de penser, à la liberté d’expression, qui créent des délits politiques ne sont pas des facteurs favorables à l’harmonie sociale.

L’état de délabrement de notre armée, de notre police et de notre système judiciaire sont préoccupants. La défaillance de la classe politique plus occupée à sa survie et à détourner les organes policiers et judiciaires vers la défense et la préservation du système plutôt qu’à la sauvegarde et à la sécurité des biens et des personnes couronne le tout.

La France arrivera probablement à vaincre le terrorisme par les armes. Mais il gagnera si nous nous retrouvons avec une société éclatée, divisée, communautarisée. Il gagnera si l’islamisation de la société se poursuit.

La résilience désigne la capacité pour un corps, un organisme, une organisation ou un système quelconque à retrouver ses propriétés initiales après une altération . Après cette épreuve la France retrouvera-t-elle ses qualités initiales ? C’est bien l’enjeu.

Venez écouterla conférence de Monsieur Jean-Samuel BARRIA.

Patrick de Casanove
Président du Cercle Frédéric Bastiat