Cercle Frédéric Bastiat - Les dîners-débats
Le Gaspillage des deniers publics
Compte rendu de la soirée du 5 juin 2004 avec Michel de Poncins
Lumières Landaises n° 52.
Les Hommes de l’Etat, véritables prédateurs publics, sont innombrables : ministres, élus, hauts fonctionnaires, chefs syndicalistes. Pour les désigner, Michel de Poncins utilise volontiers un raccourci qui a fait école : les Hifis. Il montre dans plusieurs livres ce qu'il a appelé la " République Fromagère". Le dirigisme, le socialisme, le constructivisme, termes voisins, sont, en fait, le système monté par les Hifis pour s’enrichir tout à fait légalement. "J'insiste, dit-il, sur le caractère légal de l’enrichissement : pour ne pas prendre le risque de braquer la banque, les Hifis votent eux-mêmes les lois qui leur donnent accès aux coffres de la banque".
A l’opposé des Hifis se trouvent tous les autres : ce sont les " moujiks " qui apportent leur argent, leur sueur, leur vote pour permettre aux Hifis de poursuivre leurs entreprises et de s’enrichir en même temps.
Pour les exemples, il n'y a que l'embarras du choix. Volontairement, j’ai choisi des exemples d’importance inégale, allant du détail à d’immenses ensembles.
Voeux publics : cinq cent millions d’euros
Les fêtes jouent un rôle essentiel dans l’enrichissement personnel des Hifis. Et les vœux publics font partie de la fête, même si les fêtards s’en avouent parfois fatigués. Le gaspillage par ces vœux publics est encore une exception française à laquelle nous assistons chaque année éberlués ; dans la plupart des autres pays, ces cérémonies ridicules sont réduites au minimum absolument nécessaire.
Le chiffre de cinq cent millions d’euros ne laisse pas de surprendre. Mais voici la liste fort incomplète des dépenses multiples et gigantesques que les politiques engagent à ce titre, soit pour leur plaisir, soit pour régler leurs comptes personnels : fêtes en tous genres, cartes de vœux avec frais d'envoi, dessinateurs pour les logos, affiches, services de communication, nombreux personnel en activité dans le cadre des " 32 heures ", palais bâtis pour les réceptions, voitures avec chauffeurs pour véhiculer les fêtards, avions pour courir de ci de là, frais de mission. C’est en totalisant toutes ces dépenses à tous les niveaux dans toute la France que j’arrive à ce chiffre incroyable de cinq cent millions d’euros. Ce chiffre ne tient pas compte du temps perdu par les Hifis et qu'ils pourraient consacrer au tâches pour lesquelles les moujiks croient les avoir élus.
Quand vous voyez, dans le journal local, la photo d'un conseiller général venu "offrir" les vœux du conseil général dans un asile de vieux, sachez que ce conseiller général reçoit pour cela 200 euros de prime plus ses frais de déplacement ; comme ces primes ne paient pas d'impôt c'est l'équivalent de 400 euros avant impôts qui viennent enrichir ce grand démocrate.
La recherche publique
Cette forme de gaspillage est d’actualité. Pendant les manifestations, la télévision a montré des chercheurs en blouse blanche scrutant des microscopes dans des laboratoires. Le public, bonne pâte, a cru naïvement que le CNRS consacrait toute leur énergie et son immense argent à des recherches de la plus grande utilité, par exemple pour la santé. Mais il lui fut caché les multiples emplois administratifs, les chefs syndicalistes et les chercheurs ne cherchant pas - sauf la paie à la fin du mois - ainsi que les recherches incongrues. Ainsi il existe au CNRS un Centre d'Histoire de la Philosophie Moderne (CHPM) et aussi un laboratoire "Psychanalyse et Pratiques Sociales". Le Département des Sciences de l'Homme et de la Société (SHS) - un Homme à ne pas confondre avec celui qui est étudié dans les Sciences naturelles, comprend huit "laboratoires". Ces unités de prétendues recherche sont évidemment bourrées de gauchistes.
L’emploi
Sara Haglay, directrice du Jobcenter de Streatham en Grande-Bretagne (équivalent de l'Anpe) déclare : "Si un chômeur britannique n'accepte pas le poste qu'on lui propose dans son domaine de compétence, nous suspendons immédiatement ses indemnités". En France ce système n’existe pratiquement pas.
Raffarin III prétend faire de l'emploi sa principale préoccupation et va sortir une grande loi sur l'emploi (comme si la loi pouvait créer des emplois!).
Il y a deux gaspillages dans cette double information : gaspillage de l’argent donné à ceux des chômeurs qui ne cherchent pas vraiment des emplois, et gaspillage des frais de fabrication d’une loi qui ne résoudra rien. La contradiction dans l’action étatique, fruit de son obésité, est flagrante.
Les gaspillages du syndicalisme agricole
La FNSEA est secouée depuis peu par un scandale officiel. La vraie cause du mal, que personne dans la presse ne signale, est la soumission de l’agriculture à une philosophie socialiste, avec la complicité du syndicalisme agricole qui en tire richesses, pouvoir et fausse gloire.
Pour les enquêteurs, 16 millions de francs de subventions auraient été touchés irrégulièrement entre 1992 et 1999 par des prélèvements sur les producteurs de céréales et auraient servi tout simplement à rémunérer du personnel du syndicat agricole, dont bien sûr au premier chef les dirigeants.
Le mal fondamental est que les syndicats agricoles vivent et prospèrent en partie sur finances publiques, ce qui conduit à leur richesse, laquelle s’exprime notamment par un siège social luxueux dans le huitième arrondissement de Paris. Ses dirigeants " mangent au budget ", comme disait l’écrivain Stendhal dont c’était un des buts dans la vie. Le scandale éventuel en cours n’est qu’une péripétie mineure dans un océan d’argent accaparé par ces syndicats en toute légalité dans le cadre de la " République Fromagère".
Au financement officiel par le budget, il s’ajoute dans l’agriculture une combine vraiment sublime : des taxes parafiscales. Certaines d’entre elles répondent au nom incroyable de "Cotisations Volontaires Obligatoires (C.V.O.)" lesquelles sont censées financer une foule d'organismes parasites. Personne ; même doué d’une imagination sans limite, n’aurait pu penser que " l’exception française " puisse accoucher d’un monstre aussi étrange qu’une C.V.O..
Les agriculteurs ont des frères dans des bureaux et ils les supportent sur leurs propres épaules. Ces frères travaillent gaillardement leurs 35 heures ou moins. Il prennent leurs cinq semaines de congé et leur retraite à 60 ans. En parallèle, on n'ose à peine évoquer les conditions de vie de l'agriculteur de base : après 40 années de cotisations, il touche une retraite misérable de 275 euros par mois et son épouse de 214 euros.
L'environnement
L'un des rêves du socialiste Chirac est de faire insérer dans la constitution une charte de l'environnement, ce qui soumettra inévitablement l'environnement à la dictature de quelques uns. Ce rêve avance à grande vitesse ces jours-ci. Or les libéraux savent bien que la vraie protection de l'environnement ne peut se réaliser que par l'exercice du droit de propriété, ce qui ne convient évidemment pas aux crypto-socialistes au pouvoir.
Le projet prévoit de définir pour chacun "Un droit à un environnement équilibré et favorable à sa santé". On voit le flou juridique, lourd d'innombrables procès qui en résulteront.
Le Medef ne s'y trompe pas : "Le principe de précaution risque de conduire à ne plus lancer d'entreprise d'innovation en France"
Le gaspillage que va générer un tel projet, qui risque fort de passer dans les faits, est absolument immense : industries détruites ou ne voyant pas le jour, accroissement non fondé des coûts et donc des prix de vente, dégâts irrémédiables à l’environnement provoqués par ceux-là mêmes qui prétendent le défendre.
La nouvelle entente cordiale : jeter 50 milliards par la fenêtre
Est-ce pour fêter la nouvelle entente cordiale ? Tony Blair et Jacques Chirac veulent ramasser dans le monde entier 50 milliards de dollars sous forme de "Facilité financière internationale" (IFF) pour prétendument aider les Pays en voie de développement. Or on sait que ce genre d'aide n’arrive jamais, ou n'arrive que très partiellement, à ceux qui en auraient besoin, comme le montre si bien votre président dans son livre sur ATTAC. Cette facilité serait financée par une taxation internationale dans le plus pur esprit de la taxe dite à tort "Tobin" préconisée par ATTAC - mouvement que Chirac et Raffarin font d'ailleurs subventionner richement.
Remarquons au passage la naissance annoncée d’une nouvelle forme de racket public ; nous connaissons les impôts, les taxes, les prélèvements et même ces C.V.O. que j’évoquais à l’instant. Bonjour au nouveau monstre : les " facilités ". Tout deviendra en effet encore plus " facile " pour les Hifis nationaux et internationaux.
La grandissime parlote sur l'education
Alors que tout le monde sait bien ce qui ne va pas dans l'Education Nationale, et qu'il ne manque que le courage politique nécessaire pour y mettre fin, Raffarin II a convoqué une immense parlotte dénommée " grande consultation". Treize mille établissements ont gaspillé des heures avec des milliers de personnes dans des milliers de réunions! Les moulins à paroles ont brassé du vent dans le vide. La fête a souvent accompagné la parlotte, car personne ne saurait colloquer sans buffets à proximité. La seule mesure capable de résoudre les innombrables problèmes, la liberté de l’enseignement avec mise en vente des établissements, était interdite de séjour dans les parlottes.
.Au sommet régnait une Commission nationale de 50 "Personnalités Qualifiées " vulgairement dénommées dans le jargon étatique des " P.Q." et qui se glorifient de cette appellation. Le président de cette Commission, Claude Thélot, est un ancien collaborateur de Jospin et un disciple de Bourdieu, dont la prétendue pensée a joué un si grand rôle dans la calamité nationale de l’éducation; au moins tout le monde comprendra l’orientation donnée volontairement par le sommet à cette comédie.
L ‘affaire Sanofi-Aventis
A propos de cette affaire, Raffarin a dit textuellement: "je veillerai à ce que l’intérêt national soit respecté". De quel droit s’occupe-t-il ainsi d’une affaire purement privée ? L’objectif était d’empêcher, pour d'obscures raisons nationalistes, le Suisse Novartis d’aller au secours d’Aventis.
Les gaspillages sont évidents. : d’abord le gaspillage du temps gouvernemental à l’heure où toute la France s’écroule de toute part; ensuite l’éviction arbitraire d'investissements étrangers utiles; les délais imposés à l’opération; un avenir certainement moins favorable pour le nouvel ensemble.
La politique informatique française a détruit l’industrie informatique française. La leçon a donc été inutile?
ANALYSE RAISONNEE
Essayons de comprendre. Faisons d'abord la distinction entre le gaspillage et la destruction de l’argent Le simple gaspillage, c’est quand un but utile a été effectivement réalisé mais avec bien plus d’argent qu’il ne faudrait. La destruction, c’est quand il n’y a aucun résultat utile : il y avait de l’argent, il n’y en a plus. Les billets ont été déchirés.
La distinction est importante même s'il n'est pas facile de la faire dans le détail. Je vais le montrer par un exemple : celui des conseillers régionaux.
Leur enrichissement personnel est immense. l’Ifrap en a fait le calcul.: on arrive en première analyse à 110 000 euros par conseiller et par an ce qui est fort respectable. Mais pour mesurer leur véritable enrichissement personnel il faut tenir compte de l’exonération d’impôts et de charges sociales et aussi de leur très faible quantité de travail. Avec ces correctifs on arrive au chiffre extraordinaire, en allure annuelle, de 2 221 000 euros par an.
Je retiens cependant le chiffre de 110 000 euros qui est l’argent payé par le conseil régional. Je le multiplie par cinq ce qui représente les frais de structure (administration, chauffeurs, bâtiments, etc.) : cela fait 550 000 euros.
Deux raisonnements sont possibles selon que l’on choisit l’utilité apparente ou l’utilité réelle.
L’utilité apparente : théoriquement, les conseillers régionaux sons censés améliorer le fonctionnement des régions et rendre service aux populations. En fait ils ne servent à rien. Avant leur création, les choses ne marchaient pas moins bien. Il y a donc destruction de l’argent. Pour apprécier les dégâts à l’échelle nationale prenons les 550 000 euro et multiplions les par le nombre de ces Hifis, soit 1780 : voici près d’un milliard d’euros qui sont détruits chaque année.
Un autre raisonnement est possible sur la base de l’utilité réelle. L’objectif ultime de la régionalisation, objectif jamais avoué bien que présent dans tous les cerveaux des Hifis, est l'enrichissement personnel des élus et de ceux qui les servent. L’objectif est donc fort utile pour ces gens et il est atteint tellement bien que la bataille pour le fromage est formidable, ainsi que nous l’avons vu récemment.
Dans ce cas il y a simple gaspillage. On pourrait, en effet, fort bien accepter de donner à ces personnages un tribut qui se limiterait aux 110 000 euros et économiserait les frais de structure : les moujiks apporteraient le tribut comme des esclaves à leurs maîtres à la seule condition qu’ils n’empêchent pas les esclaves de travailler, ainsi qu'ils le font à présent par le déluge de leurs interventions arbitraires.
Cette analyse peut être faite pour n’importe quelle dépense publique et montre à la fois l’intérêt de la distinction que j’opère et sa difficulté.
Voyons maintenant les causes et les effets de cet océan de gaspillage et de destruction.
Les Causes
Au chapitre des causes, on invoque souvent le manque de formation, le manque de moyens informatiques, la corruption, le statut des fonctionnaires, le défaut de coordination, la maladresse de certains acteurs, le manque d’ardeur au travail, l’inefficacité de la Cour des Comptes. En fait, toutes ces causes sont secondaires et se rattachent à des causes majeures qui sont au nombre de quatre :
1- La fausse notion de service public,
2- l’obésité de l’Etat,
3- l’impossibilité des contrôles
4- l’avidité des Hifis.
Toutes ces causes se conjuguent et se renforcent.
1- Le service public n’existe pas. La seule mesure valable d’une nécessité quelconque, d’un besoin, est la demande s’exprimant librement sur un marché libre. Si elle est proscrite, gaspillage et destruction arrivent inévitablement.
2- L’obésité de l’Etat. est complémentaire de la fausse notion de service public. J’ai défini dans mes livres le principe des calamités. En voici l’énoncé : " Une première intervention des Hifis crée une première calamité ; pour la corriger il s’en créera une autre et ainsi de suite ". Un service public est toujours calamiteux par quelque aspect. Il en faudra un deuxième pour l'améliorer ou rendre d’autres services au public. Très vite on arrive à l’usine à gaz et aux galaxies d’usines à gaz.
Cette obésité a pour manifestation le foisonnement des organismes et celui des postes, avec en conséquence les guerres ouvertes entre services et entre ministères. La liste des 43 ministres de Raffarin III, clone des deux précédents, semble donner un rôle distinct à chacun, mais dans le détail il y a des recouvrements engendrant des guerres entre services,
Alors que dans les firmes on assiste à un écrasement des hiérarchies, de façon à réduire les frais généraux, c’est tout le contraire dans l'administration : le foisonnement des usines à gaz forme une vraie pyramide au-dessus des actions recherchées, utiles ou pas. On a pu calculer que le coût de l'action de base se voit multiplier par cinq lorsque l'on tient compte de la pyramide.
3- L’impossibilité des contrôles. Les contrôles des soi-disant services publics sont inopérants. Les députés n'ont pas les moyens de les exercer. J'ai montré dans mon livre sur La Cour des Comptes que ses rapports sont rarement suivis d'effet. Leur seul intérêt est de montrer que l’Etat obèse ne marche pas. Le seul contrôle efficace est celui qui s'opère spontanément sur un marché libre.
4- L’avidité des Hifis. Est-ce la première des causes ? Historiquement peut-être pas.. Mais très vite, le filon s’ouvrant, l’avidité des Hifis devient le carburant principal. C’est frappant dans l’entreprise européenne. 11 000 réunions par an, des millions de pages de documents, des milliers de réglementations abusives jusqu’au niveau sonore des tondeuses à gazon, le champagne à tous les étages forment le gigantesque plateau à fromages qu’est la CEE au sommet de laquelle trônent des hiérarchies de prédateurs dont la richesse insolente est célèbre dans le monde entier.
Dans l’affaire Sanofi-Aventis et la renaissance proclamée d’une prétendue politique industrielle, un phénomène que la presse n’a pas mis en exergue est cette avidité des Hifis. Cette avidité est encore plus grande que jadis du fait de l’explosion de la rémunération des dirigeants privés avec celle, parallèle, des stocks-options. Les grognards de Napoléon avaient leur bâton de Maréchal dans leur giberne. Bien des cadres dirigeants de Bercy ont le pantouflage (en vue des stocks-options) dans leur plan de carrière et, faute de compétence réelle, leur moyen le plus sûr pour faire fortune sans danger est la prétendue politique industrielle.
Ces quatre causes majeures rendent gaspillage et destruction inévitables dans la situation politique d’aujourd’hui. C’est pour cela que j’appelle de mes vœux un pouvoir Libérateur dont la tâche principale sera de nous libérer en nettoyant les écuries.
Les effets
Les effets sont immenses. Gaspillage et destruction conduisent à l'accroissement indéfini des prélèvements obligatoires sur les revenus des moujiks, mais il faut regarder dans le détail pour mesurer les absurdités du système. En voici quelques exemples.
La santé : 60 000 lits d’hôpitaux en trop, construits pour enrichir les maires, alors que d'autres hôpitaux manquent de lits. 3 000 chirurgiens qui menacent de s’expatrier.
Le logement : 20 % de la population logée dans des HLM mal entretenus par une administration impuissante mais coûteuse, avec toutes les combines que vous connaissez. Dans les logements d’Etat, des appartements de luxe fournis gracieusement ou à bas prix à des Hifis ou à leurs enfants.
Les retraites : une immense fuite d’argent dans les retraites de fonctionnaires et les régimes spéciaux a pour corollaire l’écroulement progressif des retraites privées. Il existe même un tuyau qui sert à pomper les retraites privées au profit du public.
L’éducation : là c’est le délire. Plus l’argent est détruit et plus il en faut. Le désastre de la prétendue éducation nationale est tel qu’il conduit par ricochet à beaucoup des autres désastres connus.
Citons encore les délocalisations, le désordre dans les villes, la criminalité, le changement de composition de la population, etc.
LES REMEDES
Y-a-t-il des remèdes ? Au risque de paraître à certains très optimiste, j’affirme qu’ils existent et j’ai beaucoup d’espoir dans l’avenir. Les seules incertitudes c’est quand et comment.
Dans le livre " Et si la France se mettait à rêver " je détaille un grand nombre de chemins énonçant ce qu’un pouvoir Libérateur ferait à très grande vitesse. Dans les trois mois, tout basculerait. J’ai coutume, en particulier, de démonter la fable de l’absence supposée de marge de manœuvre. Cette fable est sans cesse mise en avant par les pouvoirs successifs pour justifier leur inaction. La marge de manœuvre d’un pouvoir libérateur serait immense. Les premières mesures de Libération seront d’un effet massif. Tout le monde fait semblant de s’étonner des progrès accélérés de la région côtière fort active de l’immense Chine : cela montre quelle marge de manœuvre ont les régions qui quittent l’enfer communiste, même s’ils elles en gardent le discours politique. la France est un pays où l'idéologie communisme règne sur au moins 50 % de l’activité nationale, quelle que soit la classe politique au pouvoir.
La seule vraie difficulté est celle de l’avènement de ce pouvoir Libérateur. Cela implique un changement politique qui évidemment n’a pas eu lieu depuis des décennies, la France étant gouvernée sans interruption par des hommes de gauche (même lorsqu'ils se disent de droite), les péripéties diverses d'alternance ne reflétant qu’une bataille pour le partage du butin entre " Hifis " .
Nul ne peut savoir à l’avance comment et quand la " Libération " arrivera. Mais l’histoire millénaire de la France fut fréquemment marquée par des changements majeurs que personne n’espérait ou ne prévoyait.
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