Cercle Frédéric Bastiat

2016-09-29 11:48:00

6ème Weekend de la Liberté 2/3

Services privés service public

, par Francis Richard

"La propriété, le droit de jouir du fruit de son travail, le droit de travailler, de se développer, d’exercer ses facultés, comme on l’entend, sans que l’Etat intervienne autrement que par son action protectrice, c’est la liberté."

Frédéric Bastiat

Samedi 5 juillet 2014, l’après-midi

L’école hors contrat pour les enfants défavorisés.

Il existe aujourd’hui 664 écoles indépendantes, hors contrat, qui sont autant d’écoles réellement libres, à distinguer des écoles privées, sous contrat. Parmi ces écoles, une a vu le jour à Montfermeil, la ville du Neuf Trois dont le maire est Xavier Lemoine.

Dans sa conférence, Eric Mestrallet, chef d’entreprise qui préside la Fondation Espérance Banlieues, raconte la prodigieuse aventure de cette école parrainée par le journaliste Harry Roselmack et dénommée Alexandre-Dumas.

Cette école pilote a été créée en 2012, à la suite de la création la même année de la Fondation Espérance Banlieues qui s’est donné pour mission de "favoriser l’accès de tous les enfants de banlieue à une instruction de qualité", c’est-à-dire plus particulièrement aux enfants défavorisés de cités sensibles.

Les enfants défavorisés, dont il s’agit, le sont à plusieurs titres. Ils peuvent ainsi se trouver dans des situations "de faible niveau d’éducation et d’instruction, de grande précarité et de misère sociale".

Alexandre-Dumas doit servir de modèle à d’autres écoles. Une deuxième école doit ainsi voir le jour à la rentrée dans les quartiers nord de Marseille, puis une troisième à Clichy. Même modèle ne signifie pas même réponse. L’école de Clichy, par exemple, s’adressera à une population noire, tandis que celle de Montfermeil s’est adressée à une population maghrébine.

Quel est ce modèle ? L’instruction permet d’acquérir la connaissance, de devenir libre, de s’épanouir sur tous les plans. Elle doit se faire en collaboration étroite avec les familles, qui sont les premières responsables de l’éducation et de l’avenir de leurs enfants. Elle est prodiguée par des professeurs qui sont volontaires, qui sont formés pour la banlieue et qui assurent un suivi personnalisé aux enfants qui leur sont confiés.

Eric Mestrallet donne l’exemple de ce jeune garçon qui a envoyé son livre de lecture à la tête de son professeur. A la fin de la classe, le professeur lui a demandé le pourquoi de son geste : il ne savait pas lire alors qu’il était censé être en cinquième... Le professeur lui a alors dispensé un cours accéléré d’apprentissage de la lecture et de l’écriture et cet enfant est devenu un des meilleurs éléments de l’école.

L’école doit être un cadre pour tous les enfants. C’est pourquoi l’exigence y est nécessaire.

Ainsi, quand des sanctions doivent être prises, elles le sont, mais la décision se fait en concertation avec les parents. Ainsi, pour que les enfants aient le sentiment d’appartenir à une communauté, portent-ils un uniforme qui en est le symbole et qu’ils doivent mériter. A Montfermeil, cet uniforme est un sweet à capuche...

Comme dit plus haut les professeurs sont volontaires. Ils savent qu’il leur faut former toute la personne des enfants et qu’ils ne doivent pas seulement viser leurs résultats académiques. Si le voussoiement est de rigueur entre enfants et professeurs, ils prennent leurs repas ensemble et participent à des jeux en commun. Un camp annuel permet de consolider ces liens établis entre eux.

Au-delà de l’instruction il s’agit de préparer les enfants à leurs responsabilités d’adultes par la sociabilité, par la transmission du sens du vrai, du beau, du bien, et par leur orientation dans la vie professionnelle en tenant compte de leurs dispositions personnelles et des réalités du marché du travail.

Le recrutement de tels professeurs se fait en tenant compte d’abord de leur motivation, de leur savoir-faire et de leur savoir-être en banlieue, puis de leurs compétences académiques et pédagogiques, de leur expérience de l’éducation, de leurs aptitudes aux relations interculturelles et de leur sens de la coopération avec les autres membres de l’équipe pédagogique.

Le suivi personnalisé est rendu possible par les faibles effectifs des classes (15 enfants par classe). Le soutien scolaire se fait au sein même de l’école. Les devoirs sont finis à l’école avant de rentrer à la maison. Les matières fondamentales sont enseignées le matin et les devoirs sur table sont effectués l’après-midi. Des plages horaires sont réservées aux activités sportives.

Les parents paient une scolarité de 80 € par enfant et par an. Ce qui ne couvre que 20% du coût. Le reste est assumé par la Fondation Espérance Banlieues qui reçoit la contribution d’entreprises sous la forme de taxe d’apprentissage et de mécénat. Le coût d’un enfant est de 3’750 € par an. S’il est bien inférieur au coùt de l’Education Nationale, n’est-ce pas du fait qu’il n’a pas à supporter celui d’une administration publique pléthorique ?

Eric Mestrallet recommande enfin de voir sur YouTube, le petit film réalisé par les élèves d’Alexandre-Dumas avec leur parrain. Le voici : https://www.youtube.com/watch?v=kJvRZd-ny8w

Les systèmes de santé en France et ailleurs.

Patrick de Casanove est Président du Cercle Frédéric Bastiat et Docteur en médecine. Sa conférence a pour objet de comparer les systèmes de santé en France et ailleurs. Vaste programme. Aussi a-t-il été obligé de restreindre la comparaison du système de santé français à ceux de quelques pays emblématiques.

Avant d’en arriver là, l’orateur présente le tableau, publié en 2014, du classement des pays opéré par l’Heritage Foundation en fonction de leur indice de liberté économique. Cet indice est calculé à partir de 10 critères classés en 4 rubriques : le respect des droits de propriété, le périmètre de l’Etat, la réglementation et l’ouverture des marchés (commerce, investissement et finance).

A cette aune-là, l’Inde se situe au 120e rang, la France au 70e, la Turquie au 64e, la Géorgie au 22e, l’Allemagne au 18e , les Pays-Bas au 15e, la Grande-Bretagne au 14e, les Etats-Unis au 12e, le Canada au 6e, la Suisse au 4e, l’Australie au 3e et Singapour au 2e, Hong-Kong occupant le 1er rang.

Il n’y a pas corrélation entre le rôle que joue la responsabilité individuelle en matière de santé et la liberté économique ou la qualité du système de santé.

En Inde le rôle de la responsabilité individuelle est très haut alors que la qualité du système de santé est rudimentaire. Ainsi le patient doit-il choisir entre des soins de grande qualité en clinique privée et des soins de médiocre qualité en hôpital public. Patrick de Casanove donne l’exemple d’une personne qui a préféré la première solution et qui a payé des soins dont le coût s’élevait à 6’000 roupies, c’est-à-dire à 10 mois de loyer en faisant appel à la solidarité familiale...

En France le rôle de la responsabilité individuelle est bas et pourtant la qualité du système de santé est très haut, même s’il se caractérise par la disparition du dialogue singulier entre patient et médecin, par la déresponsabilisation de tout le monde, par la cavalerie comme base du financement etc. Le médecin, dont la profession est dite libérale, n’a finalement plus qu’une liberté, celle de gérer son emploi du temps...

La Géorgie a privatisé son sytème de santé à partir de 2006. La corruption qui sévissait du temps de l’ère soviétique a quasiment disparu. Une centaine d’hôpitaux ont été construits par des compagnies d’assurances privées. Et les coûts du système de santé ont considérablement diminué... La qualité du système de santé est haute et le rôle de la responsabilité individuelle est très haut. Les personnes les plus pauvres bénéficient de chèques-santé.

En Grande-Bretagne le système de santé public, NHS, remonte à 1948. Il s’est inspiré duRapport Beveridge qui préconisait une couverture médicale et sociale du berceau jusqu’à la tombe. La qualité du système de santé publique anglais est très haute mais ce dernier est caractérisé par des files d’attente, que l’on peut court-circuiter, à condition d’en avoir les moyens, en faisant appel au secteur privé. Ce système offre des soins gratuits et le patient doit choisir son médecin dans une liste de médecins agréés, sinon il n’est pas remboursé... Le rôle de la responsabilité individuelle y est donc très bas.

Aux Etats-Unis, il est difficile de parler de système de santé à l’échelle de ce pays aux 50 Etats. On peut toutefois dire que la qualité de ce système est très haute, mais que le rôle la responsabilité individuelle y est en forte baisse.

L’Obamacare, dont le but était d’assurer une protection médicale à tous les Américains (dont ceux qui entraient dans la vie active ne voulaient pas parce qu’elle leur coûtait plus cher que les 6 visites médicale qu’ils effectuaient en moyenne pendant leurs 14 premières années d’activité), n’a pas atteint cet objectif puisque 31 millions d’américains resteront en définitive dépourvus de toute protection sociale...

En fait l’Obamacare s’avère un gouffre financier et se traduit par une augmentation massive des prélèvements. Et ce sont les plus pauvres et la classe moyenne qui en font les frais puisqu’ils assument 69% de son coût... Sans compter que les tarifs sont plus chers et les prestations moindres, que le fait de ne pas s’y être inscrit avant le 1er avril dernier fait encourir au récalcitrant une amende de 100$... Ce sont tous résultats et caractéristiques classiques du socialisme...

Les pays qui occupent les tous premiers rangs du classement en matière de liberté économique se caractérisent par une très haute qualité de leur système de santé et par un très haut rôle qu’y joue la responsabilité individuelle.

En Suisse, les patients ont tous des assurances privées. Les cotisations coûtent environ deux fois et demie le prix des mutuelles françaises. Il y a une franchise à payer pour les premiers soins. Au-delà tout est pris en charge [en réalité, pour être précis, les patients contribuent à hauteur de 10% du montant de leurs soins jusqu’à un maximum de 700 CHF par an]. Les patients sans ressources bénéficient d’une aide sociale et ne paient pas leurs soins.

Le système de santé de Singapour comprend les 3 M : MediSave, compte épargne santé obligatoire (cotisations de 7 et 9,5% du salaire ou du revenu) pour les dépenses de santé substantielles ; MediShield, complément de MediSave (les primes pouvant être payées à partir du compte MediSave) pour les cas imprévisibles de maladies graves, de séjours hospitaliers prolongés qui épuiseraient MediSave (il existe une franchise, un "ticket modérateur", ainsi qu’un plafond de prestations) ; MediFund, fonds d’assistance aux démunis.

MediFund est un filet de sûreté qu’offre l’État pour s’assurer que personne n’est laissé sans accès aux soins de santé. Le fonds ne verse que les revenus d’intérêts. Commencé en 1993 avec 200 millions de dollars de capital initial il atteignait, en 2012, 3 milliards de dollars. Du fait de la démographie un fonds supplémentaire a été créé en 2007 pour les personnes âgées nécessiteuses, doté de 500 millions de dollars.

Eldershield est un ajout à la structure 3M originelle, une assurance privée pour la couverture des divers handicaps causés par la vieillesse.

Les particuliers assument 91% des dépenses de santé à Singapour...

En conclusion de cette comparaison internationale, trois constantes apparaissent :
- Dans tous les systèmes de santé, l’Etat intervient peu ou prou ;
- L’expertise du professionnel est ce qui incite les patients à venir le voir, quoi qu’il en coûte éventuellement ;
- Les systèmes de santé qui marchent sont ceux qui font le plus appel à la responsabilité individuelle et qui sont le plus ouvert à la concurrence...

La culture, en France et aux Etats-Unis.

Vincent Ginocchio est Président de Liberté Chérie et membre du Conseil d’administration duCercle Frédéric Bastiat. Pour ce 6ème Week-End de la Liberté, il a établi une comparaison entre le financement de la culture en France et aux Etats-Unis.

Qu’est-ce que la culture ? En philosophie, c’est ce qui est de l’ordre de l’acquis et non de l’inné. En sociologie, ce qui est commun à un groupe d’individus. Dans le langage courant, l’offre de pratiques et de services culturels, en particulier dans le domaine des arts et des lettres.

En France, l’acte de naissance de l’Etat culturel est le décret 59-212 du 3 février 1959 nommant ministre d’Etat à la tête des Affaires culturelles André Malraux, qui aurait aimé être nommé à celle de l’Education nationale :

"[Le ministre d’Etat] a pour mission de rendre accessibles les oeuvres capitales de l’humanité, et d’abord de la France, au plus grand nombre possible de Français, d’assurer la plus vaste audience à notre patrimoine culturel et de favoriser la création des oeuvres d’art et de l’esprit qui l’enrichissent."

Quels sont les domaines d’intervention de ce ministère ? Les théâtres, l’art contemporain, avec lesFRAC (Fonds régionaux d’art contemporain), les bibliothèques, les orchestres, le cinéma, avec le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC).

Quelques petits faits vrais sur ces domaines : la fréquentation des théâtres augmente mais les recettes restent inférieures aux dépenses ; 146’000 oeuvres d’art contemporain ont été achetées au cours des trois dernières décennies, dont la plupart ne sont pas exposées au public ; chaque billet de cinéma inclut 11% de taxe qui est versée au CNC.

Entre autres attributions le CNC a celle de décider quels films français, ou majoritairement français, bénéficieront des avances sur recettes, c’est-à-dire de la manne publique. Les choix duCNC laissent souvent perplexe.

L’avance sur recette a été refusée à Un long dimanche de fiançailles, dont le réalisateur est français, Jean-Pierre Jeunet, dont tous les acteurs sont français (ex. : Audrey Tautou) et dont la langue originale est le français. Elle a été accordée à The fifth element, dont le réalisateur est certes un français, Luc Besson, mais dont la langue originale est l’anglais et l’acteur principal américain. Pourquoi ? Elémentaire : le premier est produit par Warner et le second par Pathé...

Quant aux montants ils sont... variables, c’est le moins qu’on puisse dire. Si Black Swan, avecVincent Cassel, a bénéficié d’une avance sur recettes de 220’000 €, Mesrine, avec le même Vincent Cassel, de 22’000’000 €...

Les choses ne se passent pas ainsi outre-atlantique. Le financement public a tendance à diminuer avec le temps et est remplacé par du financement privé qui provient de plusieurs sources : de communautés de quartier, de fondations, telles que Carnegie ou Rockfeller, du bénévolat.

Il y a 90 millions de bénévoles (sic) aux Etats-Unis, dont la moitié ont moins de 25 ans... LeMusée des Beaux-Arts de Boston fonctionne avec 1’500 bénévoles qui sont... rémunérés par les pourboires...

Aux Etats-Unis, les intermittents du spectacle ont deux emplois et cumulent souvent deux compétences - ils sont souvent à la fois acteurs et techniciens... On sait ce qu’il en est des intermittents du spectacle français...

Sera-t-on surpris en apprenant que le plus haut taux de bibliothèques au monde se trouve aux Etats-Unis ?

Le financement public est la norme en France, aux Etats-Unis, c’est l’inverse...

Ne pas confondre mille-feuilles administratif et subsidiarité.

Jacques de Guenin est le fondateur du Cercle Frédéric Bastiat. Sa conférence a pour thème:Mille-feuilles administratif ou subsidiarité.

Pourquoi parle-t-on de mille-feuilles administratif ?

En France il y a l’Etat, 27 régions, 101 départements, 342 arrondissements, 4’052 cantons, 36’646 communes... Le problème est qu’il n’y a pas de responsable unique par échelon administratif. Ainsi 8 services s’occupent-ils de la gestion du Marais poitevin et la ville deBesançon abrite-t-elle 3 offices du tourisme...

Aux Etats-Unis le gouvernement fédéral comprend 15 départements : Affaires étrangères, Défense, Intérieur, Commerce, Santé, Transports, Anciens Combattants, Sécurité intérieure, Trésor, Justice, Agriculture, Travail, Logement, Energie, Education. En France, le nombre de ministres du gouvernement varie entre 15 et 40...

Le parlement américain est composé de 100 sénateurs et de 435 représentants et le parlement français de près de 400 élus de plus.

Tout cela a évidemment un coût.

Il y a deux façons de répartir les responsabilités des échelons : descendante, c’est le constructivisme ; ascendante, c’est la subsidiarité.

Dans son encyclique Quadragesimo anno, le pape Pie XI donne la définition suivante de principe de la fonction de subsidiarité :

"Que l’autorité publique abandonne donc aux groupements de rang inférieur le soin des affaires de moindre importance où se disperserait à l’excès son effort ; elle pourra dès lors assurer plus librement, plus puissamment, plus efficacement les fonctions qui n’appartiennent qu’à elle, parce qu’elle seule peut les remplir : diriger, surveiller, stimuler, contenir, selon que le comportent les circonstances ou l’exige la nécessité. Que les gouvernants en soient donc bien persuadés : plus parfaitement sera réalisé l’ordre hiérarchique des divers groupements selon ce principe de la fonction de subsidiarité de toute collectivité, plus grandes seront l’autorité et la puissance sociale, plus heureux et plus prospère l’état des affaires publiques."

En France sur plus de 36’000 communes, environ 28’000 ont moins de 1’000 habitants. Ce qui représente 14 millions d’habitants et 9 millions d’électeurs. Ces petites communes présentent 5 avantages, représentatifs de ce qu’est la fonction de subsidiarité définie par le pape Pie XI :
- L’entraide règne ;
- Il n’y a pratiquement pas de vols, de meurtres ou de violences ;
- Le maire est abordable ;
- Il est élu pour ses capacités et non pour ses inclinations politiques ;
- Les mesures collectives sont prises en fonction de la réalité et non des idéologies plus ou moins fumeuses des hommes au pouvoir. Elles sont donc beaucoup plus adaptées aux besoins réels des habitants.

Jacques de Guenin l’a mise en pratique dans une tour de la Défense et, en un an, cette tour, où les rapports étaient sauvages, est devenue civilisée, parce qu’il en a fait un "village vertical", à l’image de ce village des Landes dont il a été maire. Ce dernier village, du fait de sa taille, a été ainsi à même, dans le passé, de créer une société de bienfaisance, une société de secours mutuel, une école de garçons avec un régent, une école de filles avec trois religieuses...

Aujourd’hui les communes se regroupent plus souvent involontairement que volontairement pour réduire le mille-feuilles administratif. C’est ainsi qu’il y a en France 16’756 intercommunalités, 2’223 communautés de communes, 228 communautés urbaines et 14’305 syndicats intercommunaux...

Si la préférence de Jacques de Guenin va à la démarche volontaire d’associations de communes, il n’est pas hostile, dans l’immédiat, à la solution constructiviste pour réduire le mille-feuilles. Il reste admiratif devant les trois niveaux administratifs de la Suisse : Etat, cantons, communes et rappelle l’article 3 de la Constitution fédérale de la Confédération helvétique :

"Les cantons sont souverains en tant que leur souveraineté n’est pas limitée par la Constitution fédérale et exercent tous les droits qui ne sont pas délégués à la Confédération."

J’ajoute que l’article 5a de la même Constitution fait clairement référence au principe de subsidiarité pour définir le périmètre de l’Etat dans ce pays, qui est le mien :

"L’attribution et l’accomplissement des tâches étatiques se fondent sur le principe de subsidiarité."

Francis Richard

Texte origina avec photos sur http://www.francisrichard.net/2014/07/6eme-week-end-de-la-liberte-a-dax-2-3.html