Cercle Frédéric Bastiat

2016-09-29 13:31:58

6ème Weekend de la Liberté du 4 juillet au dîner au 6 juillet au déjeuner.

"Services privés, service public" que choisir ?

, par Patrick de Casanove

« Services privés, service public » que choisir ?

Pour la sixième année consécutive le Cercle Frédéric Bastiat organise le Weekend de la Liberté. Le thème cette année est « Services privés, service public. »
Le Cercle Frédéric Bastiat est une association culturelle dont le but est de faire connaître les idées de Frédéric Bastiat. Le Cercle ne fait pas de politique bien que Frédéric Bastiat ait toujours combattu le « socialisme ». La définition qu’il en donnait mérite d’être connue :

« La chimère du jour est d’enrichir toutes les classes aux dépens les unes des autres ; c’est de généraliser la Spoliation sous prétexte de l’organiser. Or, la spoliation légale peut s’exercer d’une multitude infinie de manières ; de là une multitude infinie de plans d’organisation : tarifs, protection, primes, subventions, encouragements, impôt progressif, instruction gratuite, Droit au travail, Droit au profit, Droit au salaire, Droit à l’assistance, Droit aux instruments de travail, gratuité du crédit, etc. Et c’est l’ensemble de tous ces plans, en ce qu’ils ont de commun, la spoliation légale, qui prend le nom de Socialisme. » La Loi.

Selon cette définition, aujourd’hui en France, tous les partis sont « socialistes ». La déduction logique est qu’il n’importe que peu que le politicien contemporain soit dit « de droite » ou dit « de gauche ». Ce qui est important c’est qu’il reprenne les idées de Bastiat. Après tout Gerhard Schröder, en Allemagne, était étiqueté à gauche selon nos repères, sans que cela ne l’empêche de mener dans son pays des réformes que Bastiat n’aurait probablement pas désapprouvées, parce qu’elles réduisaient le périmètre de l’État. En Nouvelle-Zélande c’est Maurice Mc Tigue, étiqueté centre droit, qui réformait le pays dans le même sens. Quant à Mart Laar, Docteur en histoire, réformateur de l’Estonie, le seul livre d’économie qu’il avait lu était le très libéral « Free to choose » de Milton Friedman.

Lors de ce Weekend de la Liberté des orateurs de grande qualité viendront présenter l’importance de cette liberté de choisir dans la vie de chacun.

Après une courte introduction au weekend par Patrick de Casanove, Damien Theillier ouvrira le congrès lors d’un dîner débat où il parlera de la Liberté et de la Contrainte. Cela nous permettra d’aborder la suite en ayant précisé d’emblée les enjeux qui existent quand il faut choisir entre l’une et l’autre. Le samedi soir aura lieu un autre dîner débat « Tradition étatiste et actuelle croissance en Afrique : les leçons de la liberté économique » par Mamadou Koulibaly. La journée du samedi et le dimanche matin seront consacrées aux conférences : « Professionnalisation de la vie politique et poids des services publics » par Jean-Baptiste Léon ; « Les transports à travers l’exemple de la SNCF » par Sandrine Gorreri ; « Services privés, service public : l’exemple de l’eau » par Max Falque ; « L’école à travers l’exemple d’Espérance banlieues » par Éric Mestrallet ; « Les systèmes de santé en France et ailleurs » par Patrick de Casanove ; « Services privés, service public : la culture. » par Vincent Ginocchio ; « Mille-feuille administratif ou subsidiarité » par Jacques de Guenin ; « Réformer c’est possible : l’exemple allemand » par Alain Mathieu ; « Fonctions régaliennes : faut-il tout déléguer ? » par Jacques Garello.

Aujourd’hui en France la plupart des gens sont convaincus de la nécessité de réduire les dépenses publiques. Dans les prochaines semaines les politiques devront prendre des décisions pour y parvenir. Il y a peu de chances qu’ils prennent les bonnes. Pour les aider je ne peux que les inciter à assimiler cette citation de Bastiat :
« Il est des choses qui ne peuvent être faites que par la force collective ou le pouvoir, et d’autres qui doivent être abandonnée à l’activité privée.
Le problème fondamental de la science politique est de faire la part de ces deux modes d’action.
La fonction publique, la fonction privée ont toutes deux en vue notre avantage. Mais leurs services diffèrent en ceci, que nous subissons forcément les uns et agréons volontairement les autres ; d’où il suit qu’il n’est raisonnable de ne confier à la première que ce que la seconde ne peut absolument pas accomplir.
Pour moi, je pense que lorsque le pouvoir a garanti à chacun le libre exercice et le produit de ses facultés, réprimé l’abus qu’on en peut faire, maintenu l’ordre, assuré l’indépendance nationale et exécuté certains travaux d’utilité publique au-dessus des forces individuelles, il a rempli à peu près toute sa tâche.
En dehors de ce cercle, religion, éducation, association, travail, échanges, tout appartient au domaine de l’activité privée, sous l’œil de l’autorité publique, qui ne doit avoir qu’une mission de surveillance et de répression.
Si cette grande et fondamentale ligne de démarcation était ainsi établie, le pouvoir serai fort, il serait aimé, puisqu’il ne ferait jamais sentir qu’une action tutélaire. Il serait peu couteux, puisqu’il serait renfermé dans les plus étroites limites. Il serait libéral, car, sous la seule condition de ne pas froisser la liberté d’autrui, chaque citoyen jouirait, dans toute sa plénitude, du franc exercice de ses facultés industrielles, intellectuelles et morales. J’ajoute que la puissance de perfectibilité qui est en elle étant dégagée de toute compression réglementaire, la société serait dans les meilleures conditions pour le développement de sa richesse, de son instruction et de sa moralité. »
Profession de foi 1846.
Pour réduire les dépenses publiques il faut rendre aux individus la libre disposition de leurs biens et le libre choix de leur vie. Cette réforme est possible si elle concerne tout le monde, si tout individu quelle que soit sa situation profite de cette nouvelle donne. La prospérité engendrée sortira de la misère ceux que notre système malthusien y a jetés. Personne ne restera sur le carreau.

Convaincre les Français et les décideurs est l’enjeu de ce Weekend de la Liberté on ne peut plus d’actualité.

Patrick de Casanove
Président du Cercle Frédéric Bastiat
30 mars 2014

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