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Journal des Libertés Printemps 2021

Dans ce numéro : l’islam est-il compatible avec les valeurs de liberté ? Cette question est plus fondamentalement celle de la compatibilité de l’islam avec les valeurs occidentales de liberté, de responsabilité, de démocratie… D’une manière générale, l’islam peut permettre le libéralisme économique par indifférence, parce qu’il ne s’en occupe pas ; il admet certaines libertés privées, mais il nie le libre arbitre de l’homme. Il ne peut donc pas être libéral dans son acception pleine, et non seulement économique, qui croit que la liberté est au fondement de toute humanité — pour permettre la recherche par chacun de ses propres fins — et qui fonde l’avenir et la prospérité des civilisations sur la liberté humaine.

La perversion de la Loi

Mais, en fait, il peut vivre et jouir en s’assimilant, en s’appropriant le produit des facultés de son semblable. De là la Spoliation.

Or, le travail étant en lui-même une peine, et l’homme étant naturellement porté à fuir la peine, il s’ensuit, l’histoire est là pour le prouver, que partout où la spoliation est moins onéreuse que le travail, elle prévaut ; elle prévaut sans que ni religion ni morale puissent, dans ce cas, l’empêcher.

Quand donc s’arrête la spoliation ? Quand elle devient plus onéreuse, plus dangereuse que le travail.

La France est-elle une théocratie païenne ?

Il s’agit d’ajouter, à l’article premier de cette dernière, la phrase : « [La France] garantit la préservation de l’environnement et de la diversité biologique et lutte contre le dérèglement climatique. » Cet ajout étant explicitement destiné à faire de l’environnement « le combat du siècle » (selon les termes pompeux de l’exposé des motifs), il semble qu’il ne s’agisse pas là d’une modification superficielle ou cosmétique.

Quantité d’observateurs raisonnables ont souligné l’aberration du choix du verbe « garantir », véritable hérésie juridique qui témoigne de la démagogie d’Emmanuel Macron piégé par son engagement de « reprendre sans filtre »les propositions d’une convention dite citoyenne instrumentalisée de bout en bout. Sur ce dernier point, l’exposé des motifs ne se donne d’ailleurs même pas la peine de faire semblant du contraire, évoquant en toute décontraction les « 150 Françaises et Français tirés au sort pour proposer des mesures ambitieuses de réduction des émissions nationales de gaz à effet de serre ». (Eh oui, les orientations de la convention étaient préétablies. Ça vous étonne ?)

Initiation au libéralisme

Quatre idéologies humanistes dominent actuellement la pensée politique dans les démocraties occidentales : le libéralisme, le socialisme, la social-démocratie, le conservatisme. Le premier est fondé sur la liberté individuelle, le second sur l’organisation collective de la société, le troisième est un compromis entre libéralisme et socialisme. Enfin, le conservatisme défend la tradition qui est supposée garante de la paix sociale. Elles revendiquent toutes un régime démocratique, et mettent le pouvoir politique sous l’autorité du peuple souverain.
Le discours public tenu par un certain nombre de responsables politiques et sociaux et de journalistes français actuels montre leur méconnaissance du libéralisme, réduit au capitalisme et à la mondialisation, accusé de promouvoir la recherche effrénée de la richesse et de la consommation, d’empêcher les progrès sociaux, de permettre et même de générer des injustices sociales insupportables, d’accorder aux individus une liberté sans entrave au détriment les uns des autres, et de négliger ou de contester les problèmes environnementaux. Cette image est diffusée largement par les journaux, les télévisions, les réseaux sociaux, les partis politiques.

Les femmes sont-elles l’avenir des entreprises françaises ?

Les femmes auraient elles donc des talents particuliers pour, mieux que les hommes, conduire une entreprise au succès ? On se souvient de cette revendication d’Olympe de Gouges, en 1791, une des premières féministes, lors de la Révolution française, qui lança une pétition où elle disait : « La femme a le droit de monter à l’échafaud ; elle doit avoir également celui de monter à la Tribune ».

Pour une nouvelle politique environnementale

Max Falque défend dans cet article une nouvelle politique environnementale, fondée sur la défense du marché libre et des droits propriétés. Selon lui, la protection et la gestion de l’environnement ne peuvent se passer de prospérité, de progrès économique, d’une grande qualité de vie et de liberté individuelle, fidèle à la doctrine que l’on appelle “free market environmentalism” en anglais.

“Jacqueries et révoltes fiscales au cours de l’histoire”

Face à la contestation fiscale, le principe qui naît à la fin du XVIIIe siècle associant « taxation » et « représentation » et substituant à partir de 1789 des « contributions » aux « impôts » est supposé satisfaire les attentes populaires. Il a de fait redonné dans un premier temps une forme de légitimité au prélèvement fiscal ; mais ce principe qui fonde l’action publique sur le contrôle démocratique est aujourd’hui en voie d’être lui-même emporté par la conviction de plus en plus largement répandue au sein de la population française et plus largement de celle des pays développés, d’un retour à la fois de l’excès du prélèvement et du mésusage des fonds

Lumières Landaises n° 109

Sommaire Éditorial: “Le Weekend de l’Espoir “ par Patrick de Casanove Compte rendus des conférences du 9ème Weekend de la Liberté « Considérations sur la nature et les causes de la richesse des nations » Première partie. “De la Loi et de la civilisation libérale” par Patrick Smets “De l’État fort qui nous écrase l’État faible : la terrible trajectoire” par Olivier Babeau [ … ]

 Des dividendes qui ont un coût

Une saignée sournoise La réduction continue de l’effort de Défense depuis plus de 30 ans, illustrée par l’expression « tirer les dividendes de la paix » chère à monsieur Fabius et poursuivie inexorablement jusqu’en 2015, a conduit à un affaiblissement continu et excessif des armées françaises. Celles-ci sont aujourd’hui condamnées à faire appel à certains pays pour compléter les capacités indispensables à la conduite [ … ]

Services privés, service public : 6ème Weekend de la Liberté

“Services prives, service public: 6e Weekend de la Liberté” : Le règne étouffant de l’État réglementaire et intrusif continue, et pourtant depuis quelques mois une nouvelle musique se fait entendre : trop d’État, trop d’État malfaisant. Ces progrès significatifs de l’opinion publique ont été préparés et accompagnés par les penseurs libéraux qui, dans la tradition de Bastiat, ont cherché à [ … ]