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L’Etat français peut- il cesser de s’endetter ?

Il s’est donc opéré, en France, la jonction de deux éléments : la nécessité de soutenir le niveau de vie de la population pour pallier aux conséquences de la forte désindustrialisation du pays , d’une part, et le besoin de satisfaire les exigences bien connues de réduction des inégalités de revenus dans notre pays, de l’autre. Déjà, Tocqueville, au début du XIXe siècle, avait souligné cette très forte passion des Français pour l’égalité. La « révolution des gilets jaunes » a été l’ illustration de ces phénomènes : des revendications formulées par des populations dites « périphériques » qui se sont plaintes de l’insuffisance de leurs revenus, de la désertification du territoire, et de leur marginalisation dans la société.

Les très importantes dépenses publiques qui se constatent en France sont donc tout à fait explicables : elles n’ont rien de surprenant, compte tenu des dégâts causés par la désindustrialisation du pays et de la sociologie qui est celle des Français.

Réindustrialiser la France : un enjeu vital pour l’avenir du pays

La France a ainsi vu fondre à grande vitesse son secteur industriel, et elle est devenue, à présent, en Europe, le pays le plus désindustrialisé, la Grèce mise à part. Son secteur industriel ne concourt plus que pour 10 % seulement à la formation du PIB, alors qu’en Allemagne il représente 23 %, la moyenne des pays de l’OCDE se situant à 20,0 %. Notre ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, a déclaré tout récemment, en présentant son plan de « relance industrielle : « Nous avons laissé partir nos usines, nos compétences, des filières entières depuis 20 ou 30 ans », et il a parlé d’un « scandale économique » et d’ «une faute politique ».

Il faut comprendre l’enchainement fatal dans lequel se sont trouvés entrainés nos dirigeants en laissant fondre comme ils l’on fait notre industrie. Il s’agit d’une spirale descendante dangereuse. L’industrie est un secteur qui crée beaucoup de richesse, directement et indirectement. En laissant fondre le secteur secondaire de notre économie le pays s’est appauvri et les gouvernements successifs se sont vus contraints, pour soutenir le niveau de vie des habitants, d’effectuer des dépenses sociales de plus en plus importantes. Elles sont devenues les plus élevées, aujourd’hui, de tous les pays de l’OCDE, en proportion du PIB.
Si l’on ne change rien aux causes qui ont provoqué le déclin de notre industrie on ne parviendra évidemment pas à réindustrialiser le pays. Ces causes sont :
-Notre droit du travail, et, d’une façon plus générale, le climat social du pays;
-Notre fiscalité ;
-Le manque de capitaux pour financer les jeunes pousses.

Emmanuel Macron à la recherche d’ «un islam de France »

Pour ce qui est, tout, d’abord de la compatibilité de l’islam avec nos valeurs, il faut bien voir que les trois valeurs : liberté, égalité, tolérance, sur lesquelles les démocraties sont fondées sont incompatibles avec l’islam. Dans l’islam les hommes ne jouissent pas d’une liberté de conscience et ils sont contraints d’obéir aux volontés de Dieu telle qu’elles lui ont été révélées par le message adressé à Mahomet. Dans une société musulmane, par ailleurs, il n’y a pas d’égalité entres les individus : pas d’égalité entre l’homme et la femme, pas d’égalité non plus entre le croyants et les gens du Livre, et l’esclavage est admis. Enfin, pas de tolérance : les croyants sont conviés à combattre et éliminer les incroyants et a contraindre les gens du Livre à se convertir à l’islam. De surcroit, il faut bien comprendre que dans une société démocratique les citoyens obéissent aux lois qu’ils se donnent à eux-mêmes, alors que dans une société islamiques les hommes obéissent aux lois dictées par Dieu
Ce qu’attend notre président de cet « islam de France », c ‘est qu’il cesse de vouloir être conquérant, qu’il admette la liberté de croyance des individus, qu’il proclame que les hommes sont tous égaux entre eux, qu’il tolère qu’il puisse y avoir dans la société des incroyants et des adeptes d’autres religions, qu’il admette que les hommes disposent du pouvoir de s’administrer eux-mêmes, etc….en somme, un islam sans islam qui ne serait guère différent, finalement, du christianisme. La partie est donc très loin d’être gagnée.

Pourquoi avons-nous tant de problèmes avec l’ Islam ?

Emmanuel Macron , en visite en Algérie pendant sa campagne électorale, n’avait pas hésité, on s’en souvient, à déclarer sur une chaine de télévision locale que «  la colonisation est un crime contre l’humanité », et la France, précisément, a été une grande puissance coloniale : une telle déclaration, des plus inopportune, ne peut qu’attiser les rancœurs et induire du ressentiment
Ce dont il convient de se souvenir, c’est de la conclusion à laquelle Arnold Toynbee, mort en 1975, était parvenu en étudiant l’histoire des civilisations, qui est la suivante : « Les civilisations ne sont pas assassinées, elles se suicident ». On ne peut que constater que les évolutions en cours ,dans nos sociétés, sont tout à fait conformes aux constats de ce grand historien anglais : beaucoup des dispositions que nous prenons actuellement, dans nos sociétés, pour accueillir tous ces migrants confirment bien les craintes qu’avait exprimé Arnold Toynbee .

La fragmentation croissante de la société française : quelle solution ?

La sagesse voudrait, donc, qu’en attendant que ces évolutions s’opèrent dans l’esprit de tous les musulmans français qui ne sont pas encore intégrés on bride au maximum les arrivées de nouveaux immigrants : c’est la mesure essentielle à prendre, une mesure de sagesse à adopter au titre du principe de précaution introduit dans notre Constitution en 2004.
Curieusement, bien qu’étant prioritaire, cette sage précaution ne semble pas devoir figurer dans l’arsenal des mesures prévues par le projet de loi qui est en préparation et dont on nous dit qu’il serait soumis au parlement en début d’année prochaine.

Hommage à Bernard Zimmern

Ce fut un économiste, un inventeur, et un philanthrope. On se souvient qu’il parvint à déceler les failles de la thèse de Piketty, universellement admise, sur le creusement des inégalités aux Etats-Unis. Sur un plan personnel, ceux qui l’ont bien connu savent qu’il était un homme généreux, et ,malgré parfois des apparences pouvant être trompeuses du fait que son esprit réagissait avec une extraordinaire vivacité , un être bienveillant et toujours respectueux, comme par nature, des personnes qui étaient ses interlocuteurs, pourvu qu’elles soient de bonne foi. Sa disparition est incontestablement une grande perte pour notre société.

Comprendre l’Économie française

Les gouvernants, depuis des décennies et des décennies, se sont laissés déborder, cédant à la facilité par démagogie comme c’est souvent le cas avec les régimes démocratiques, ou capitulant devant des mouvements populaires violents. Ils ont donné aux Français par trop l’habitude de vivre au dessus de leurs moyens. C’est un peuple indiscipliné, prompt à la révolte, qui n’admet pas les inégalités. Les Français dans les couches populaires jalousent volontiers les riches, et ils réclament donc de leurs dirigeants « toujours plus». C’est précisément le titre qu’avait choisi François de Closets en 1973 pour l’un de ses livres, un ouvrage très pertinent dénonçant ce travers français qui conduit le pays dans l’impasse. Cet ouvrage eut un énorme succès, puisqu’il se vendit à un peu plus d’un million d’exemplaires. Malheureusement les avertissements lancés par ce talentueux essayiste n’eurent pas la vertu d’éclairer la population, et le train des revendications ne s’est donc pas ralenti. Les Français ont continué à demander toujours plus, plus d’avantages et plus de pouvoir d’achat

l’islam et les démocraties occidentales

On pourrait dire, de façon provocatrice, que pour qu’un musulman devienne un vrai Occidental il faudrait, en fait, qu’il se convertisse au christianisme. Certes, les Européens sont en majorité agnostiques, mais cet agnosticisme s’est construit sur une culture et une tradition judéo-chrétienne. Il faut appréhender les problèmes d’intégration avec les approches des anthropologues, et ne pas rester sur des idées simplistes. Le Coran dit aux chrétiens qu’ils sont dans l ‘erreur: comment donc des musulmans feraient -ils leurs les thèses de ces gens, les chrétiens, que le Prophète a ordonné de combattre? Le message antichrétien est dans le livre saint de l’islam: cela ne peut être nié. Il ne facilite pas l ‘intégration des musulmans dans nos sociétés occidentales, des sociétés fondées, il ne faut pas le négliger, sur les valeurs et les traditions chrétiennes. Nous avons fait au XVIIIe siècle ce que Marcel Gauchet a appelé « une sortie de religion », mais les révolutionnaires ont tout simplement laïcisé les valeurs chrétiennes. Telle est la réalité.

Civilisation : Les flux migratoires et mutation de notre société.

Certains observateurs, au nom du mondialisme et de la bienpensance régnante, expliquent volontiers que tous les immigrés que la France avait accueillis précédemment s’étaient parfaitement intégrés à la nation. Ils en prennent prétexte pour affirmer que les nouveaux arrivants s’intègreront parfaitement, eux aussi, à leur tour. Ils négligent un fait important : ces Polonais, ces Italiens, ces Grecs, ces Portugais…… qui étaient venus s’installer en France étaient tous de la même civilisation que le pays d’accueil. Ils n’avaient donc pas à changer d’identité, mais seulement de culture, ce qui est beaucoup plus aisé. Et il faut, là, rappeler la différence fondamentale existant entre les notions de culture et de civilisation.

Quelle société pour les Français

Emmanuel Macron, en lançant le Grand débat, semble donc bien s’être trompé d’objectif : plutôt que d’interroger les Français sur ce qu’il faut faire pour sortir le pays de l’ornière, il eut été plus utile qu’il leur demandât quel est le type de société dans lequel ils veulent vivre. Cela eut bien été, en démocratie, un choix fondamental revenant au peuple, les moyens techniques pour y parvenir relevant de la responsabilité des dirigeants.

Industrie : éléments de réflexion à soumettre aux Gilets jaunes sur l’Economie de leur pays

Il est donc temps de révéler aux Français l’état réel dans lequel se trouve l’Economie du pays. Les perspectives d’avenir sont plutôt sombres car le mal, nous allons le voir, est très profond. L’Economie française est en grave difficulté, mais les couches populaires l’ignorent. La France, leur dit-on constamment, est la sixième puissance mondiale, le siège qu’elle occupe au Conseil de Sécurité atteste de la position exceptionnelle qu’elle occupe au plan international, et les télévisions montrent que son Président croise en permanence le fer avec les chefs d’Etat les plus puissants du monde. Notre pays, toutefois, est loin d’être le pays riche que les classes populaires imaginent.