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C’était la guerre d’Algérie Le film 4 et 5

Une image vers la fin du film (53ème minute) mérite tout particulièrement de rester pour l’Histoire. Pendant que des milliers de nos compatriotes s’agglutinent dans un aéroport, le service psychologique de l’Armée leur passe des discours de Michel Debré leur demandant de ne pas quitter l’Algérie. Appartements occupés, enlèvements, égorgements les attendaient pourtant, s’il leur avait pris l’étrange idée de l’écouter.
Le film parle à ce propos de surréalisme. Fort juste !

C’était la Guerre d’Algérie, le film 1, 2.

notons avec satisfaction que cette série évite soigneusement d’amalgamer Pieds-Noirs et colons. Nombre des injustices et des irrégularités constatées dans le récit ne sont pas attribuées aux Français d’Algérie mais « aux gros colons » La formule peut paraître simpliste mais elle a le mérite d’éviter l’amalgame avec l’ensemble de la population européenne.

La date maudite du 19 mars 1962

Le texte d’Évian fut publié le 19 mars 1962. Il fut suivi pour les Européens d’un surcroît d’enlèvements et d’horribles massacres. Les victimes musulmanes du FLN furent probablement plus nombreuses durant ces six mois qu’elles ne l’avaient été durant les huit années précédentes.

Histoire des Harkis

En 1961, le FLN est pratiquement éliminé d’Algérie, la victoire sur le terrain est totale. Reste une armée rebelle en Tunisie qui a depuis longtemps abandonné l’idée de pénétrer sur le territoire algérien.

Et pourtant le pouvoir politique français décide de négocier avec le FLN pour se débarrasser des problèmes que lui cause, sur le plan international, ce conflit en milieu musulman, alors que les indépendances se multiplient en Afrique et au Moyen-Orient. Il entame donc des négociations, exclusivement avec le FLN, en Suisse et à Evian. Il en résulte un cessez-le-feu le 19 Mars 1962. Un Exécutif Provisoire est installé, dans lequel le FLN a toute sa place. C’est une sorte de Gouvernement qui a comme tâche principale de préparer un referendum sur l’indépendance. Ces accords, appelés accords d’Evian, organisent le cessez-le-feu, prévoient le traitement réservé aux Européens, mais ne disent rien sur les musulmans engagés dans l’armée française, car le FLN ne veut pas entendre parler de ce thème. Il s’en tiendra à la promesse toute verbale de ne pas recourir aux représailles.

En effet, le FLN étant un parti totalitaire d’inspiration islamo -révolutionnaire, il était exclu qu’une partie de la population puisse ne pas être d’accord avec sa ligne, et devenir une opposition, même modérée.

Pour en finir avec le Rapport Stora. 1_ :

Dès lors, et qu’on le veuille ou non, le Rapport s’inscrit dans un contexte franco-français. Ceci signifie notamment qu’il est vain d’attendre que ce texte débouche sur on ne sait quelles conversations avec l’Algérie. Il n’y en aura pas. Les Algériens ne sont pas demandeurs. Ils attendent « des excuses» pour la colonisation. Point.

J’ai été conforté dans mon sentiment par l’article déjà cité de Bérénice Levet dans l’Incorrect. Celle-ci signale qu’à peine M. Macron avait-il indiqué que la République ne « toucherait pas aux statues », car, on ne choisit pas « une part de l’histoire de France, on choisit la France », qu’il nommait Pascal Blanchard à la tête de la commission chargée d’attribuer statues et noms de rue à des héros issus de l’immigration. Or, Blanchard est un anticolonialiste invétéré.

Pour en finir avec le rapport Stora. 2/_

Notre Président est passé maître dans l’art d’affirmer une chose et son contraire.(…) Lui qui a proclamé jadis, tout benoîtement, qu’il « n’y avait pas de culture française »Très simple : multiculturalisme et repentance se nourrissent l’un l’autre. Si d’autres cultures doivent s’affirmer en France, il faut que la culture traditionnelle, canal historique, des Français autochtones soit amoindrie. Il se trouvera bien un phraseur disponible pour dire que le fleuve n’est rien sans les affluents.
Du moins, est-ce ce que pensent nos élites : la France, nation éminemment coloniale doit purger son passé, pour pleinement vivre son avenir pluriel.

Pour en finir avec le Rapport Stora. (3)

Une « réconciliation des mémoires » peut paraître aujourd’hui un mot d’ordre militant, absurde et sans rapport avec une conception rationnelle et scientifique de l’Histoire. Aussi, tout le problème du tandem Macron/Stora est-il d’y arriver progressivement. La référence du Rapport à la « circulation des images, qui mènerait à des représentations réciproques (sic), à des ouvertures mutuelles » (resic.Page 103)  est tout sauf accidentelle. La suggestion de créer un ARTE franco-algérien (Page104) va dans le même sens. Le formatage des esprits s’imposerait ainsi, peu à peu, et mènerait, non pas certes à l’Histoire, mais à une « simili-Histoire » de style hollywoodien.