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Lumières Landaises n°115

Contrairement à ce que beaucoup de personnes croient, la crise dite du COVID-19 n’est pas due à la maladie COVID-19. Elle est due à cette classe dirigeante qui nous a délibérément envoyé nous fracasser contre un mur. Une fois que l’on a compris cela il est clair que cette crise met en relief les vices rédhibitoires du socialisme.
Frédéric Bastiat les avait identifiées : l’État a une propension intrinsèque à s’étendre à l’infini, l’État est destructeur, l’État c’est la contrainte, l’État ne se remet jamais en question, l’État soumet et manipule les gens, L’État est nocif.

Crise COVID-19 : découvrez Frédéric Bastiat

Que faire ? Sûrement pas augmenter le rôle de l’État, diminuer la liberté économique, fuir dans la dette, le déficit et la fausse monnaie.
Frédéric Bastiat est un libéral; défenseur des Droits Naturels . « Personnalité, Liberté, Propriété, — voilà l’homme. » La Loi (1850) Ceux qui le connaissent savent que Bastiat est habituellement présenté comme minarchiste
Seul le marché libre grâce à l’information des prix peut être à même de déterminer la valeur des services échangés. L’État a remplacé les prix par des tarifs administratifs. D’où destructions des incitations productives, disparition des informations fiables et pénurie. Rien n’est gratuit même pas la pénurie. La France paie le prix fort pour sa Sécu.

Du confinement évitable au déconfinement problématique. Partie 1

Bien sûr tout le monde peut se tromper. Il faut tenir compte du facteur humain qui est faillible. Au début il est possible de mal interpréter les données disponibles. Les réactions face à un événement sont prises en fonction de la culture, de la mémoire, du contexte, de l’émotivité des décideurs ou de leurs conseillers. Mais, en cas d’erreur, il est toujours possible de corriger. Or les Hommes de l’État, quand ils se sont trompés, ne corrigent pas leurs erreurs. C’est vrai sur le terrain sanitaire comme sur le terrain économique. Ils ne modifient pas leur comportement au fur et à mesure que la réalité du terrain s’impose, à eux comme à tous.
Quand Emmanuel Macron dit « Nous en tirerons toutes les conséquences, en temps voulu, quand il s’agira de nous réorganiser »  C’est une ineptie. C’est tout de suite qu’il faut commencer à corriger et ne pas laisser perdurer les erreurs, au risque d’en faire des fautes dont les conséquences dramatiques auraient pu être évitées.

Du confinement évitable au déconfinement problématique. Partie 2

Réparer l’économie, aux sens contemporain, n’est pas tout. Il faut réparer l’économie au sens de Frédéric Bastiat : la vie. « L’Échange, c’est l’Économie politique, c’est la Société toute entière; car il est impossible de concevoir la Société sans Échange, ni l’Échange sans Société. » Frédéric Bastiat, Harmonies économiques, l’Échange (1850) Il faut le rappeler sans cesse c’est une erreur d’opposer l’économie et la santé. L’un et l’autre sont indissociables.

Cette crise aura des conséquences sociales et humaines importantes. Il est capital que ces conséquences soient positives. Positif ne veut pas dire contrition et repentance pour nos modes de vie, anthropomorphisme vis à vis de Gaïa et SARS-coV2, écologisme et misanthropie. (À ce propos SARS-coV2 n’est pas une punition divine, il ne discute ni avec son papa ni avec Dieu. C’est une saloperie qui tue les gens )
Nous entendons par conséquences positives celles qui nous permettront d’aboutir à l’harmonie économique. C’est l’harmonie des vies, où chacun est libre d’accomplir son projet de vie, sans que l’État intervienne autrement que pour protéger les Droits Naturels Individuels. C’est la prospérité économique et la concorde sociale. C’est une société apaisée où les uns ne vivront pas aux dépens des autres et vice versa.

La dette publique n’est pas un « choix responsable »

Certes, même si l’on doit admettre que la politique étatique ne peut pas avoir d’effet global positif sur la production, on peut considérer cependant que la politique consistant pour l’État à se porter garant des emprunts des entreprises – comme cela a été décidé – est plus justifiée que d’autres politiques. Par ailleurs la politique de chômage partiel aide utilement les salariés à franchir la période de récession actuelle. Mais il sera important de faciliter le retour à une situation productive normale, d’autant plus que des entreprises auront à rembourser leurs emprunts et qu’il faudra rembourser la dette due à l’augmentation du chômage. Pour cela la diminution des impôts (ou, tout au moins, de certains d’entre eux) et la diminution des règlementations joueraient un rôle essentiel. (…) Il existerait par contre une décision politique qui aurait des effets positifs sur la production nationale, celle qui consisterait à diminuer la fiscalité et plus particulièrement à diminuer ou à supprimer les impôts qui ont les conséquences les plus néfastes (par exemple la progressivité des impôts). En effet, les impôts diminuent les incitations productives (incitation à travailler, à entreprendre, à épargner, à investir, etc.). En supprimant ou en diminuant les impôts aux effets les plus négatifs on ne peut pas dire qu’on fait une politique de relance, mais on fait une politique de suppression d’une activité publique de freinage économique.

Le choix de la servitude :  les entreprises et la course à la conformité.

Les entreprises françaises expérimentent les régulations issues des pouvoirs publics comme toujours excessives et toujours mauvaises, parce qu’elles sont associées à un instrument de pouvoir arbitraire qui utilise ces régulations comme de armes de destruction massive. C’est la manière dont elles sont utilisées qui est dommageable. Les entreprises allemandes ou suisses semblent intégrer davantage le risque réglementaire dans les contraintes de l’environnement de l’entreprise. Elles le voient comme une problématique à laquelle il y a une solution.

Le confinement, ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas

Ce qu’on ne voit pas c’est que l’humanité a les moyens de venir à bout de l’épidémie avec très peu de dégâts et sans confinement. Cette puissance technologique dont nous disposons aujourd’hui et qui a permis d’éviter le confinement dans plusieurs pays, est le fruit du libre échange et de la prospérité. Elle n’est pas le fruit du hasard, ni de créations étatiques. Elle est le fruit du génie créateur humain. Grâce à d’une multitude d’inventions en chaînes, réparties dans le temps et dans l’espace l’humanité se donne les moyens de sa sécurité sanitaire. Encore faut-il les utiliser. Aucune de ces inventions, innovations qui concourent à cette puissance technologique ne vient d’un seul domaine, d’une seule époque, d’une seule personne, ni d’un seul pays.

Une réponse libérale à l’épidémie de COVID-19?

Quand l’épidémie sera terminée il faudra regarder si les pays entièrement libres ou très libres économiquement, selon les critères de l’Index of Economic Freedom, ont tous réagi comme la Corée du Sud et de Taïwan. On se rendra probablement compte que la culture de chaque pays modèle la réaction. En attendant force est de constater que ces deux pays, qui ont les meilleurs résultats, sont des pays libres économiquement.

Confinement : comment en est on arrivé là.

Le fait que cette épidémie parte de Chine aurait dû nous permettre de nous préparer. Certes le coronavirus COVID-19 se propage très vite. C’est même une des spécificités de cette épidémie. Sur le terrain, le système de santé français n’était pas prêt. Quand on étudie la manière dont le gouvernement Français a réagi on constate que c’est l’exact contraire de ce qu’ont fait les Taïwanais ou les Sud-Coréens.

Retraites le libre choix est la bonne réforme

L’honneur de tout individu, est d’organiser lui même, selon ses possibilités, sa prévoyance santé, retraite, dépendance, pour éviter de faire reposer ces charges sur autrui, sur ses enfants et petits enfants. Par un raisonnement pervers les politiciens ont inversé les valeurs. Ils favorisent l’imprévoyance parce que, pour eux, les générations suivantes sont faites pour supporter, au nom de la solidarité, le poids des générations précédentes.

Lumières Landaise n°114

En ce qui concerne les retraites, l’exécutif ne s’attaque pas à la racine du mal : la dépendance intergénérationnelle. La solution existe, c’est la capitalisation. Mais elle reste taboue dans notre pays. Le retour sur investissement de l’épargne étant supérieur au taux de croissance, un euro capitalisé permet d’obtenir un « rendement » double de celui de la répartition, et ce, malgré les crises et les krachs boursiers.

La crise dite des Urgences

En France la médecine libérale n’a de libéral que le nom. Le secteur de la santé est extrêmement dirigiste, rigide, ce qui détruit, nous l’avons vu, les incitations à l’innovation et les incitations productives. Le corps médical, comme les patients, sont tenus de se conformer aux directives de la Sécu, de l’Assemblée, du gouvernement. Ce conformisme tue la Médecine. Tout cela entraîne l’inadaptation au XXIème siècle, la pénurie et le rationnement des soins. Les Urgences n’y échappent pas.

Épargner (pour) les générations futures, déjeuner débat 14 mars 2020

La plupart des pays du monde ont su trouver des solutions. En 2016, 17 des 35 pays de l’OCDE étaient dotés à des degrés divers de régimes capitalisés publics ou privés, obligatoires ou quasi obligatoires. Le Danemark, les Pays-Bas et l’Australie offrent les meilleures retraites du monde. Dans ces trois pays, un solide pilier d’épargne individuelle ou collective a été développé. La réforme est censée s’inspirer du modèle suédois. Le pays du consensus a su instaurer les comptes notionnels, mais, surtout, il a introduit une part de capitalisation.

Revenir aux Droits Naturels

À partir de là il est aisé de comprendre que suivre Bastiat c’est à dire abandonner la “spoliation légale” et revenir au respect des Droits Naturels, qui sont trois : Liberté, Propriété, Personnalité, est la seule solution pour remettre la France sur les rails sur le plan économique et pour lui redonner le moral. Ne voler personne est juste et efficace économiquement. L’échange libre de services entre des gens responsables, avec un État limité à réprimer les atteintes aux Droits Naturels entraîne prospérité et harmonie.

Dettes et déficits : faire payer les autres.

La conséquence est que ce sont nos enfants et petits enfants qui paieront les dettes parce que les Hommes de l’État n’ont pas eu le courage d’assumer leurs actes. Ils ont augmenté les domaines d’intervention de l’État et augmenté les dépenses publiques. Certes ils ont augmenté massivement les prélèvements obligatoires ( au point de les rendre “insupportables” …mais toujours supportés! ). Mais ils ne les ont pas augmentés autant qu’ils auraient dû pour équilibrer leurs dépenses inconsidérées. Ils ont choisi d’endetter la France.

Lumières Landaises n° 113

Ce numéro 113 de ” Lumières landaises ” le bulletin de liaison du Cercle Frédéric Bastiat est très complet. Vous y trouverez six des dix conférences qui ont été données lors du 10ème Weekend de la Liberté qui s’est déroulé du 20 au 22 septembre 2019. Il était consacré à : ” En finir avec l’inflation réglementaire et législative : revenir au Droit de Propriété. ” Vous y lirez également la dernièr) partie des conférences du 9ème Weekend de la Liberté (2018) qui traitait lui de ” Considérations sur la nature et les causes de la richesse des nations “. En dernière page vous découvrirez l’annonce du dîner débat du 30 novembre 2019, dernier dîner débat de l’année : ” 40 ans de déficits publics en France. ” Le conférencier est M. François Ecalle.

Déficits publics : les quarante ans !

Les prélèvements obligatoires (qui ne sont pas les seules recettes des administrations publiques) sont passés de 39 à 45 % du PIB entre 1979 et 2018. Les baisses des impôts et cotisations sociales n’ont jamais été accompagnées d’une baisse équivalente des dépenses publiques et, jusqu’à présent, ont toujours été suivies par des hausses des prélèvements visant à redresser les comptes publics.