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INITIATION AU LIBÉRALISME

Le progrès technologique, économique et social est une conséquence du libéralisme :
L’enrichissement de la société n’est pas l’objectif du libéralisme mais une conséquence de ses principes fondateurs.
· La liberté de penser a libéré l’imagination et la création des contraintes de jadis et provoqué le progrès scientifique et technique.
· L’enrichissement de la société est une conséquence de ces progrès et de la liberté d’entreprendre, de s’associer et de commercer.
· La richesse de l’individu est le fruit de ses choix personnels et de l’appréciation de son action par la population.

La statistique vérité ou mensonge ?

Le manque de rigueur, souvent inévitable dans l’analyse statistique de données humaines et sociales, renforce l’exigence d’une réflexion qui ne se limite pas à l’observation des apparences ni à la constatation des coïncidences, mais cherche à les expliquer par une approche sociologique et philosophique traditionnelle, analogue à celles de Durkheim et Tocqueville.

Fraude fiscale et libéralisme

L’importance des prélèvements obligatoires est connue de tous. Tous les secteurs économiques sont concernés. C’est la conséquence de l’emprise de l’État providence sur la vie des individus et du dirigisme économique qui prévaut particulièrement en France.
Ces prélèvements sont de moins en moins acceptés par les contribuables et les entreprises, génèrent une fraude coûteuse, et l’État est amené à accentuer la lutte contre la fraude fiscale au fur et à mesure que ses besoins financiers augmentent et que les capitaux qui lui échappent sont importants. On assiste donc à la mise en place de services fiscaux dédiés à la lutte contre la fraude, à un renforcement de leurs pouvoirs et à un durcissement des sanctions encourues.

La justice administrative en France

La durée des procédures administratives et leur coût deviennent des handicaps pour les entreprises et les particuliers.
Cette durée et ce coût sont parfois instrumentalisés par l’administration ou les élus, qui espèrent l’abandon du plaignant au bout d’un certain temps ou faute d’argent. C’est en quelque sorte un abus de droit commis par l’administration et les collectivités territoriales. Inversement, ce sont parfois des personnes physiques ou morales qui contestent une décision administrative, par exemple pour empêcher l’installation d’une entreprise concurrente, qui multiplient les recours, appels, et retardent au maximum la conclusion finale.

Intérêt général et droits fondamentaux

La définition de l’intérêt général par l’expression de la volonté générale choisie par le Conseil d’État est donc contestable : il n’est pas du tout sûr que ce soit une partie juste et raisonnable qui émerge de la diversité des opinions individuelles, ce qui donne au Conseil constitutionnel le rôle d’arbitrer entre un intérêt général pour le moins incertain et les droits fondamentaux du bloc de constitutionnalité.

Le libéralisme radical

L’association du radicalisme et du libéralisme est étrange : ils sont exactement le contraire l’un de l’autre. Le premier est une idéologie politique ou religieuse dominatrice cherchant à anéantir les autres, et le second est fondé sur la tolérance et la liberté individuelle. Pourtant, le libéralisme radical existe : c’est une idéologie qui refuse tout compromis limitant la liberté individuelle. Ses excès donnent aux antilibéraux des arguments pour empêcher la population de comprendre que le libéralisme propose des solutions réalistes aux nombreux problèmes créés par la démocratie providentielle.

L’HOMME, L’EUROPE, L’AVENIR

L’homme cherche depuis toujours la meilleure façon d’organiser la société dans laquelle il vit. Partout dans le monde et à toutes les époques, les religions ont apporté une solution durable, parfois violente. Ce moment semble terminé : les migrations ont affaibli l’homogénéité culturelle et religieuse des pays européens, et les progrès scientifiques et économiques ont bouleversé les structures sociales. L’évolution s’accélère sur les deux plans, et la société dans laquelle l’individu naît ne ressemblera pas du tout à celle dans laquelle il terminera sa vie. Le progrès est discuté, contesté parce qu’il va très vite et qu’il impose à chacun de s’adapter sans arrêt à de nouvelles conditions de vie. En laissant de plus en plus de monde sans perspective, sans avenir stable, sans certitude, il crée des conditions qui peuvent se retourner contre lui. Comment les sociétés modernes en sont-elles arrivées là ? Comment réenchanter le monde ?