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Catégorie : Conférences

Marché politique et niches fiscales

On assiste donc, par le jeu des niches, à une dégradation en profondeur du système fiscal pour des avantages économiques pourtant douteux. Les contribuables sont en effet incités à développer des activités qu’ils n’auraient pas spontanément choisie. Le pouvoir d’achat des consommateurs est drainé quelques temps vers tel ou tel secteur au détriment de tel ou tel autre, sans la moindre explication rationnelle, sinon l’influence de ses représentants. Complexité, dysfonctionnements, irrationalité, incohérences, gestion de plus en plus lourde, rupture d’égalité, quasi-irresponsabilité : le scepticisme sur les vertus de l’interventionnisme fiscal a de multiples fondements. Et pourtant, le fait est là. Les niches fiscales sont tellement intégrées dans la pratique des gouvernants du moment qu’il serait illusoire d’imaginer les éradiquer en totalité. Il faudrait à la France un nouveau Vauban ou un nouveau Boisguilbert, qui ait à la fois le courage et les convictions de réformer de fond en comble la fiscalité française.

Innovation, création et la Richesse des Nations

L’innovation et la création de richesse sont liées au plaisir et à la recherche du moindre effort. Chaque innovation bénéficie des innovations acquises précédemment, qu’on ne va pas chercher à réinventer. On va toujours plus loin. Les puces des ordinateurs que vous portez sur vous, ont été conçues par des ordinateurs. Aucun humain ne pourrait concevoir les circuits imprimés qui sont dans votre poche. On est ici dans la troisième génération : c’est un ordinateur qui a créé un ordinateur, qui a créé un ordinateur.
Cette recherche ininterrompue a permis l’émergence de toutes les civilisations humaines.
Incidemment, on imagine que c’est la bière qui a permis ceci…

Démocratie, Inflation législative et réglementaire

Mais la tentation législative ne concerne pas uniquement les appetits égoïstes des particuliers ; l’existence de l’option démocratique titille aussi les cordes de la vanité et de la démesure, présentes dans la tête de bien des hommes. Lorsqu’elles sont pincées, ces cordes les irradient de vibrations qui les altère au point que leur vocabulaire se réduit à deux uniques mots : “yaka” et “fokon” et que leur perception change si bien que leurs yeux ne leur renvoie plus que deux images : celle de la démocratie qui prend la forme d’un marteau gigantesque, d’une part ; et celle du reste du monde qui prend celle d’un énorme clou, d’autre part. Lorsque la métamorphose est achevée, ils sont devenus des démiurges constructivistes.
Les démiurges constructivistes n’envisagent pas d’utiliser la démocratie égoïstement comme une vulgaire pompe à ressource servant à mettre du beurre dans les épinards. Eux, sont bien au dessus de tout ça et regardent amoureusement le marteau et voudraient bien le tenir afin de pouvoir enfin remodeler l’humanité et la guérir de ses maux supposés à coups de lois.

l’écologisme : les manipulations écologiques :

leur projet est sans conteste : il s’agit de réduire l’humanité à une fraction infime de ce qu’elle est. Telle était la préconisation de Hans Jonas, probablement le théoricien écologiste le plus influent du XXe siècle, telle est aujourd’hui la préconisation de la plupart des intellectuels et militants écologistes, cohérents avec leurs axiomes théoriques. Se débarrasser des neuf-dixième de l’humanité… Comment ? C’est un aspect du programme sur lequel les idéologues restent la plupart fort discrets. Pas tous. Mentionnons Paul Ehrlich, probablement l’écologiste américain le plus lu depuis les années soixante, auteur de la Bombe P (comme population) — les écologistes ne parlaient pas encore de CO2, seulement de surpopulation — qui préconisait de stériliser de force les populations qui se reproduisent « comme des lapins » (sic), expression raciste et méprisante qui visait les Indiens et les Pakistanais. Si la vasectomie massive ne suffit pas, poursuit doctement le Dr. Ehrlich, alors il faudra déverser des substances stérilisantes dans l’eau potable. Telle serait la « solution finale » — l’expression est de Hans Jonas, dans une interview au Spiegel en 1992 — au « problème écologique ».
L’écologisme est une idéologie totalitaire au sens strict, plus radicale dans ses prétentions humanicides qu’aucune de ses devancières.

Enfer et paradis fiscal. Peut-on sortir de l ‘Enfer ?

Beaucoup d’entre nous ont l’impression de payer toujours plus d’impôts, de taxes, de cotisations, et j’en passe. Malheureusement, ce n’est pas qu’une désagréable impression : c’est aussi une triste réalité confirmée par les statistiques. Pour calculer le poids des prélèvements obligatoires, on se réfère traditionnellement au PIB (produit intérieur brut), qui est un indicateur économique international mettant en évidence la richesse produite chaque année dans un pays. Confronter le montant des prélèvements obligatoires au PIB permet ainsi de savoir quelle est la part de la richesse nationale prélevée chaque année par l’Etat pour accomplir les différentes missions qu’il s’est fixé (services publics, redistribution, etc.). Malheureusement, cette part tend en France à grossir indéfiniment.

Révoltes fiscales et Jacqueries

Pendant très longtemps, l’impôt n’est jamais qu’un tribut imposé aux vaincus. Au XIVe-XVe siècles cependant, les besoins des États augmentent considérablement. Ils s’aperçoivent alors qu’ils sont dans l’incapacité de se contenter de rançonner les vaincus et qu’ils vont être obligés de se tourner vers une partie de leur population. Sous Charles VI, en 1382, a lieu la révolte des Maillotins, qui tire son nom des maillets dont les révoltés se sont emparés en pillant l’Hôtel de ville. Ils se rebellent contre l’instauration de nouvelles taxes. Les Maillotins seront par la suite massacrés par l’armée royale. La vie quotidienne des Français va être rythmée par ces révoltes, qui vont devenir de plus en plus fréquentes et de plus en plus populaires.
A partir de ce moment-là, l’impôt va obéir à deux logiques : une logique de la contrainte et une logique de l’assentiment….

La culture comme facteur de la richesse des nations

Dans la culture qui est la nôtre, nous avons le droit et très souvent aussi la liberté de mettre en question la réalité telle que nous la trouvons autour de nous. Mais l’action se fait toujours à la marge, nous effectuons des changements dans des points précis, tout en acceptant le reste. Un entrepreneur ne va pas chercher à éduquer ses clients, il va prendre leurs préférences comme les données ultimes de son activité et il va chercher à trouver des manières pour les satisfaire au mieux dans le but d’assurer son propre revenu. La culture nous donne aussi des valeurs, elle nous propose des objectifs que nous devrions poursuivre et très souvent elle nous suggère des priorités. Ceci concerne à la fois la vie en famille et la vie professionnelle.

Transhumanisme : totalitaire ou libéral ?

L’intérêt porté aux technologies disruptives est important. Ce n’est pas une doctrine politique, et à ce jour il n’existe pas d’études sérieuses du point de vue économique. C’est une science encore en gestation et qui semble relever de la science fiction. Les questions éthiques qui en découlent vont rapidement s’imposer dans l’agenda politique à mesure que les progrès technologiques vont devenir commercialisables. Les partis politiques vont devoir prendre position, et l’Etat va devoir légiférer. Il faut aller vite, car les progrès technologiques avancent rapidement. Dans ce cadre, les libéraux doivent s’impliquer pour inspirer des législations futures. Aujourd’hui les informations diffusées le sont par les représentants les plus extrémistes (technophiles exaltés et techno prophètes), ce qui tend à décrédibiliser le sujet et génère des oppositions de la part de conservateurs et d’anticapitalistes. D’autres catégories s’inquiètent des dérives étatiques possibles vers l’eugénisme, le totalitarisme…

Reprise de la croissance : la politique économique comme mouche du coche

Emmanuel Macron est un traître, c’est du moins ce disait Edouard Philippe en janvier 2017 en le comparant au Macron de l’Antiquité qui assassina l’empereur Tibère. Etre un traitre en politique n’est pas original. Et ce qu’il y a de positif dans le traître c’est que, quelque part, il se sent en position de devoir réparer la faute morale sur laquelle s’est appuyée son ascension. Pour réparer cette faute, Macron devait en toute priorité réduire la dépense publique, car cela répondait à deux objectifs : le premier est de préparer l’avenir, c’est-à-dire de se mettre en capacité d’affronter le retournement cyclique ; le second est de satisfaire à nos engagements européens. Or, malgré ses engagements, il n’a rien fait. La seule chose qu’il ait faite dans le domaine de la gestion de l’Etat est de nous donner le droit à l’erreur, c’est-à-dire de constater que notre législation est tellement compliquée que personne ne la comprend.
Pourquoi en est-on arrivé là ? Quelle est la légitimité de la montée en puissance systématique des interventions étatiques qu’Emmanuel Macron n’a pas sérieusement remises en question ?