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Catégorie : Conférences

l’écologisme : les manipulations écologiques :

leur projet est sans conteste : il s’agit de réduire l’humanité à une fraction infime de ce qu’elle est. Telle était la préconisation de Hans Jonas, probablement le théoricien écologiste le plus influent du XXe siècle, telle est aujourd’hui la préconisation de la plupart des intellectuels et militants écologistes, cohérents avec leurs axiomes théoriques. Se débarrasser des neuf-dixième de l’humanité… Comment ? C’est un aspect du programme sur lequel les idéologues restent la plupart fort discrets. Pas tous. Mentionnons Paul Ehrlich, probablement l’écologiste américain le plus lu depuis les années soixante, auteur de la Bombe P (comme population) — les écologistes ne parlaient pas encore de CO2, seulement de surpopulation — qui préconisait de stériliser de force les populations qui se reproduisent “comme des lapins” (sic), expression raciste et méprisante qui visait les Indiens et les Pakistanais. Si la vasectomie massive ne suffit pas, poursuit doctement le Dr. Ehrlich, alors il faudra déverser des substances stérilisantes dans l’eau potable. Telle serait la “solution finale” — l’expression est de Hans Jonas, dans une interview au Spiegel en 1992 — au “problème écologique”.
L’écologisme est une idéologie totalitaire au sens strict, plus radicale dans ses prétentions humanicides qu’aucune de ses devancières.

Enfer et paradis fiscal. Peut-on sortir de l ‘Enfer ?

Beaucoup d’entre nous ont l’impression de payer toujours plus d’impôts, de taxes, de cotisations, et j’en passe. Malheureusement, ce n’est pas qu’une désagréable impression : c’est aussi une triste réalité confirmée par les statistiques. Pour calculer le poids des prélèvements obligatoires, on se réfère traditionnellement au PIB (produit intérieur brut), qui est un indicateur économique international mettant en évidence la richesse produite chaque année dans un pays. Confronter le montant des prélèvements obligatoires au PIB permet ainsi de savoir quelle est la part de la richesse nationale prélevée chaque année par l’Etat pour accomplir les différentes missions qu’il s’est fixé (services publics, redistribution, etc.). Malheureusement, cette part tend en France à grossir indéfiniment.

Révoltes fiscales et Jacqueries

Pendant très longtemps, l’impôt n’est jamais qu’un tribut imposé aux vaincus. Au XIVe-XVe siècles cependant, les besoins des États augmentent considérablement. Ils s’aperçoivent alors qu’ils sont dans l’incapacité de se contenter de rançonner les vaincus et qu’ils vont être obligés de se tourner vers une partie de leur population. Sous Charles VI, en 1382, a lieu la révolte des Maillotins, qui tire son nom des maillets dont les révoltés se sont emparés en pillant l’Hôtel de ville. Ils se rebellent contre l’instauration de nouvelles taxes. Les Maillotins seront par la suite massacrés par l’armée royale. La vie quotidienne des Français va être rythmée par ces révoltes, qui vont devenir de plus en plus fréquentes et de plus en plus populaires.
A partir de ce moment-là, l’impôt va obéir à deux logiques : une logique de la contrainte et une logique de l’assentiment….

La culture comme facteur de la richesse des nations

Dans la culture qui est la nôtre, nous avons le droit et très souvent aussi la liberté de mettre en question la réalité telle que nous la trouvons autour de nous. Mais l’action se fait toujours à la marge, nous effectuons des changements dans des points précis, tout en acceptant le reste. Un entrepreneur ne va pas chercher à éduquer ses clients, il va prendre leurs préférences comme les données ultimes de son activité et il va chercher à trouver des manières pour les satisfaire au mieux dans le but d’assurer son propre revenu. La culture nous donne aussi des valeurs, elle nous propose des objectifs que nous devrions poursuivre et très souvent elle nous suggère des priorités. Ceci concerne à la fois la vie en famille et la vie professionnelle.

Transhumanisme : totalitaire ou libéral ?

L’intérêt porté aux technologies disruptives est important. Ce n’est pas une doctrine politique, et à ce jour il n’existe pas d’études sérieuses du point de vue économique. C’est une science encore en gestation et qui semble relever de la science fiction. Les questions éthiques qui en découlent vont rapidement s’imposer dans l’agenda politique à mesure que les progrès technologiques vont devenir commercialisables. Les partis politiques vont devoir prendre position, et l’Etat va devoir légiférer. Il faut aller vite, car les progrès technologiques avancent rapidement. Dans ce cadre, les libéraux doivent s’impliquer pour inspirer des législations futures. Aujourd’hui les informations diffusées le sont par les représentants les plus extrémistes (technophiles exaltés et techno prophètes), ce qui tend à décrédibiliser le sujet et génère des oppositions de la part de conservateurs et d’anticapitalistes. D’autres catégories s’inquiètent des dérives étatiques possibles vers l’eugénisme, le totalitarisme…

Les infortunes de la concurrence

Les infortunes de la concurrence Introduction : Même si tout le monde semble d’accord pour dire que la concurrence est un pilier du capitalisme et de la richesse des nations, cette notion subit des critiques nombreuses, perfides et injustes, jusqu’à traverser un chemin de croix qui rappelle les tourments épouvantables de la pauvre Justine dans le magnifique livre de Sade [ … ]

Reprise de la croissance : la politique économique comme mouche du coche

Emmanuel Macron est un traître, c’est du moins ce disait Edouard Philippe en janvier 2017 en le comparant au Macron de l’Antiquité qui assassina l’empereur Tibère. Etre un traitre en politique n’est pas original. Et ce qu’il y a de positif dans le traître c’est que, quelque part, il se sent en position de devoir réparer la faute morale sur laquelle s’est appuyée son ascension. Pour réparer cette faute, Macron devait en toute priorité réduire la dépense publique, car cela répondait à deux objectifs : le premier est de préparer l’avenir, c’est-à-dire de se mettre en capacité d’affronter le retournement cyclique ; le second est de satisfaire à nos engagements européens. Or, malgré ses engagements, il n’a rien fait. La seule chose qu’il ait faite dans le domaine de la gestion de l’Etat est de nous donner le droit à l’erreur, c’est-à-dire de constater que notre législation est tellement compliquée que personne ne la comprend.
Pourquoi en est-on arrivé là ? Quelle est la légitimité de la montée en puissance systématique des interventions étatiques qu’Emmanuel Macron n’a pas sérieusement remises en question ?

Regard lucide sur la relation Europe-monde arabe aujourd’hui

Regard lucide sur la relation Europe-monde arabe aujourd’hui Je remercie le cercle Bastiat de me donner cette occasion d’éclairer les multiples malentendus entre Français et entre Occidentaux lorsqu’il s’agit du monde arabe Pourquoi ai-je choisi ce sujet ? Parce que c’est à la fois mon domaine universitaire et une expérience d’entreprise. Je suis d’abord démographe (thèse sur les pays arabes d’Afrique), [ … ]

La sécurité comme cause de la prospérité des nations : l’Europe de la défense

La sécurité comme cause de la prospérité des nations : l’Europe de la défense « Pour une nation, la Sécurité est le plus grand des biens. Si, pour l’acquérir, il faut mettre sur pied cent mille hommes et dépenser cent millions, je n’ai rien à dire. » (Frédéric Bastiat). La défense est-elle une priorité absolue ? L’Union européenne peut-elle prospérer si sa défense [ … ]

De l’État fort qui nous écrase à l’État faible : la terrible trajectoire

De l’État fort qui nous écrase l’État faible : la terrible trajectoire La France est un pays très paradoxal qui pratique des inversions malignes d’une incroyable richesse et inventivité. C’est un pays où être libéral est synonyme de « dictature des puissants », un pays où baisser les impôts est un « cadeau », un pays où augmenter les dépenses publiques équivaut à « s’enrichir », un [ … ]

De la Loi et de la civilisation libérale

De la Loi et de la civilisation libérale Monsieur le Président, Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, En m’invitant ce soir à présenter devant vous cette conférence sur les liens entre le droit, la légitimité et l’harmonie sociale, vous me faites un grand plaisir et un grand honneur. Un grand plaisir car le Cercle Frédéric Bastiat est honorablement connu dans le monde libéral [ … ]

Le XXIème siècle sera t-il le siècle de l’Afrique ?

1Introduction : 1-1 Les références africaines du conférencier : Pour ceux qui ne me connaissent pas, je rappellerai que j’interviens comme consultant international sur l’Afrique, les migrations et plus récemment l’islamisme radical depuis 1987. Quand je parle de l’Afrique il s’agit essentiellement de l’Afrique subsaharienne francophone et accessoirement du Maroc. J’y interviens à deux niveaux. Il s’agit d’abord de former des experts [ … ]

L’INDISPENSABLE RÉFORME FISCALE

  Au cours des années récentes, l’opinion publique est devenue progressivement plus consciente des excès et des défauts du système fiscal français, ce qui a été traduit dans l’expression devenue fameuse “le ras-le-bol fiscal”. La nécessité d’une réforme fiscale est donc devenue plus pressante, même si elle a toujours constitué un leitmotiv de la politique. Mais les réponses qui sont [ … ]

Présidentielle 2017 : dernière chance avant la révolution ?

Présidentielle 2017 : dernière chance avant la révolution ? L’exemple Turgot, l’espoir Bastiat   1 Introduction : Pour accomplir de grandes actions, il est dit qu’un homme politique nouvellement élu doit agir promptement. Sinon il risque de voir le soutien populaire, indispensable pour faire passer des mesures difficiles, l’abandonner. Passée la période de la « lune de miel », qui traditionnellement correspond [ … ]

L’éducation, en finir avec une politique coûteuse et inefficace

Il y aurait beaucoup à dire sur l’éducation. Chaque gouvernement, qu’il soit de gauche ou de droite, en a fait sa priorité, et cependant, ce domaine ne cesse d’aller plus mal. Dans un texte de 1850, Baccalauréat et socialisme, Frédéric Bastiat cite Thiers et écrit : « L’éducation publique est l’intérêt peut-être le plus grand d’une nation civilisée, et, par ce motif, [ … ]

Bitcoin et la concurrence des monnaies

Inventé en 2008 et opérationnel de façon ininterrompue depuis janvier 2009, le réseau Bitcoin fait désormais de plus en plus parler de lui après être resté longtemps confiné à de petits cercles d’initiés répartis dans le monde entier. A tel point que les gouvernements, les institutions monétaires, les acteurs de la banque et de la finance ainsi que les médias [ … ]

Le monopole public cause de tous nos maux

Pour traiter ce sujet, nous pouvons nous poser ces quatre questions : pourquoi ? Combien ? Jusqu’où ? Jusqu’à quand ? Et y apporter ces réponses : pour rien ; beaucoup trop ; jusqu’à la ruine ; jusqu’à la reconquête libérale Pourquoi ? Le monopole public en France n’a aucune légitimité. Il provient d’une double hérésie, économique et juridique. Le monopole est le contraire de la concurrence. Le monopole public [ … ]

Le modèle suisse : quels enseignements à tirer pour la France ? 

  Rappel de quelques fondamentaux sur la Suisse. 1/ La Suisse est l’un des rares États européens à n’avoir jamais été une puissance coloniale ; il ne s’y trouve donc pas de populations originaires de ses anciennes colonies en situation de créances par rapport à la métropole ou aux autochtones, et dont les difficultés d’intégration sont aujourd’hui visibles. Les modalités d’acquisition [ … ]

L’État doit-il subventionner les arts ?

  Poser une telle question à des libéraux peut paraître absurde, et inutile tant la réponse est évidente : l’impôt étant une spoliation légale, un prélèvement à caractère violent, il ne saurait être justifié par des dépenses publiques dans la culture ou les arts. La réponse n’est pourtant pas si évidente qu’il n’y paraît, et, comme le dit Bastiat dans son ouvrage Ce [ … ]