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Billet du président

France-monde arabe : relations d’Hommes malades

France-monde arabe : relations d’Hommes malades

À propos des pays arabes Yves Montenay déplore la « dégradation de la gouvernance et de l’économie ». Malheureusement ce diagnostic peut aussi s’appliquer à la France. C’est pourquoi il est possible que les relations France-pays arabes et, dans une moindre mesure les relations Europe-monde Arabe, soient des relations d’ « Hommes malades ». C’est à dire de pays qui font face à de grandes difficultés économiques, sociales et politiques.

La société française est une société qui souffre. C’est une société conflictuelle. Cela ne date pas d’aujourd’hui et, malgré plusieurs avertissements, cela a longtemps été masqué, éludé par les Hommes de l’État et les grands médias. Aujourd’hui il n’est plus possible de nier. La révolte dite des « Gilets jaunes » est bien trop prégnante pour être occultée. Par contre il est possible de la déconsidérer et de la récupérer. Mais c’est un autre sujet.

Dans le cas qui nous occupe, pour Yves Montenay, ce contexte conflictuel se traduit dans la « vision négative (du monde arabe qui) est probablement la plus répandue ». L’étatisation de migrations non souhaitées et le partage, au travers des fameux droits sociaux, du butin de la « spoliation légale » prennent le relais des causes historiques décrites par Yves Montenay. Partage vécu comme injuste par les « spoliés », que l’on appelle « contribuables » ou « cotisants ». Ce ressenti de la politique arabe de la France met à vif la destruction de notre identité et de notre culture par l’État. Il met aussi en évidence nos faiblesses et les divisions de notre société dont le fonctionnement est basé sur le vol légal.

L’État ne considère pas les gens comme des individus ayant des projets de vie mais comme des rouages inertes et interchangeables de la société idéale qu’il construit… à leurs dépens. Pour régner l’État divise les Français en catégories. Ces catégories sont variées : les riches, les pauvres, les fonctionnaires, les immigrés, les ruraux, etc… Chaque catégorie peut être mal vue par les autres, parce que concurrente pour l’obtention de la plus grosse part du pillage légal ou parce que refusant de se laisser plumer. « L’État, c’est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde. » Frédéric Bastiat, L’État (1848)

Le vol légal génère bien cette lutte de tous contre tous. Cet interventionnisme étatique se retrouve dans les pays arabes comme en Europe et tout particulièrement en France. Que ces pays rencontrent des difficultés n’est pas fortuit. Plus une société repose sur la « spoliation légale », moins elle est harmonieuse et plus elle est divisée et antagonique.

La façon de sortir de cette situation par le haut est d’en finir avec la « spoliation légale ». Dans les pays les plus libres, non seulement la vie harmonieuse de populations à la fois différentes et unies au sein d’un même pays est possible. La situation des étrangers y pose peu de problèmes et leur intégration est la meilleure. Prenons pour exemple, une fois de plus, la Suisse :

« Les Suisses et les étrangers : les Suisses sont pragmatiques. Ils accueillent volontiers ceux qui travaillent et s’intègrent. Les cantons les plus xénophiles lors des votations sur les questions d’inspiration xénophobe (les initiatives populaires sur cet objet reviennent régulièrement devant les électeurs) sont Genève, Bâle-Ville et Vaud, les trois cantons où les pourcentages d’étrangers sont les plus élevés du pays. Autre indicateur : le pourcentage d’étrangers parmi les cadres supérieurs dans les entreprises en Suisse est tout aussi éclairante sur l’attitude générale des Suisses vis à vis des étrangers : en Espagne et en Italie, pratiquement aucun ; en France 5%, au Royaume-Uni 35% et en Suisse 70%. Symptomatique est le cas de Tidjam Thiam, Sénégalais, X-Mines, parti de France pour cause de plafond de verre, pour devenir président de la société d’assurances anglaise Prudential, puis, aujourd’hui, de la 2e banque helvétique, le Crédit Suisse. » Conférence du 17 mars 2018: « Le modèle suisse : quels enseignements à tirer pour la France ? » par François Garçon,

Il convient de remarquer que les revendications qui montent de la population sont : davantage de pouvoir d’achat et de « démocratie » grâce à la mise en place du RIC. Pour ce dernier item c’est encore la Suisse qui fait référence avec sa démocratie directe et ses votations.

Il n’y a pas de hasard. La Suisse est un pays bien plus libre que la France :
Selon l‘Index of economic freedom la Suisse est 4ème en liberté économique la France 71ème.
Pour Economist Intelligence Unit, qui édite l‘Index démocratique en 2017 la Suisse est une démocratie parfaite » classée 9ème et la France une « démocratie imparfaite » classée 29ème. L’hyperprésidentialisation n’y est pas pour rien.
Pour Transparency international la Suisse est 3ème et la France est 23ème dans le classement des pays les moins corrompus.

Pour la France comme pour le monde arabe la paix et la prospérité passent par moins d’État. Les freins culturels sont puissants dans les deux cas. Ils sont religieux ou athées, mais toujours socialistes dirait Bastiat.

Patrick de Casanove
Président du Cercle Frédéric Bastiat

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