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Initiation au libéralisme

INITIATION AU LIBÉRALISME

INITIATION AU LIBÉRALISME

Initiation au libéralisme

Le libéralisme est le régime politique issu de la philosophie des Lumières.

Le libéralisme défend les valeurs humanistes fondamentales de la Déclaration des droits de l’homme dont la devise est liberté, égalité, fraternité.

· Pourquoi le libéralisme ? Quelle est son histoire ?
· Droits naturels et droits fondamentaux.
· La devise de la République : liberté, égalité, fraternité, résume les droits fondamentaux.

Le rôle de l’État libéral consiste à permettre à chacun d’exercer ses droits constitutionnels.

· Il harmonise l’exercice des droits constitutionnels.
· Il est chargé de la justice, de la sécurité intérieure et extérieure des personnes et des biens.
· Il assure l’avenir du pays et la transmission des valeurs humanistes.

Le progrès technologique, économique et social est une conséquence du libéralisme :

L’enrichissement de la société n’est pas l’objectif du libéralisme mais une conséquence de ses principes fondateurs.

· La liberté de penser a libéré l’imagination et la création des contraintes de jadis et provoqué le progrès scientifique et technique.

· L’enrichissement de la société est une conséquence de ces progrès et de la liberté d’entreprendre, de s’associer et de commercer.

· La richesse de l’individu est le fruit de ses choix personnels et de l’appréciation de son action par la population.

Initiation au libéralisme

LE LIBÉRALISME EST LE RÉGIME POLITIQUE ISSU DE LA PHILOSOPHIE DES LUMIÈRES.

Le libéralisme défend les valeurs humanistes fondamentales de la Déclaration des droits de l’homme dont la devise est liberté, égalité, fraternité.

· Pourquoi le libéralisme ? Quelle est son histoire ?

L’objectif des philosophes libéraux du 17e siècle était d’éviter de nouvelles guerres de religion sans recourir à la violence d’un souverain tout-puissant. Ils ont conçu un régime politique permettant à toute communauté religieuse de vivre sans s’imposer aux autres, et donc en en respectant les droits (c’est la tolérance). Une autre revendication a été le contrôle de l’impôt par le peuple. Parmi ces philosophes, de nombreux sont anglais (Locke, 1632-1704), d’autres écossais (Hume 1711-1776), hollandais (Spinoza, 1632-1677), français (Montesquieu Rousseau 1712-1778) et allemands (Kant, 1724-1804). Ces exigences ont abouti à la révolution de 1689 en Angleterre qui instaure le Bill of rights et de 1789 en France et la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen inspiré de la Constitution de l’État américain de Virginie (1776).

· Droits naturels et droits fondamentaux.

Dans les sociétés européennes, les droits naturels sont principalement issus des valeurs chrétiennes parfois repris de traditions antérieures païenne ou juive. Les droits fondamentaux sont l’expression en termes juridiques des droits naturels et sont énoncés en France dans le « bloc de constitutionnalité » constitué de plusieurs textes : la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, le Préambule de la Constitution de 1946, la Constitution de 1958 modifiée, la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne de 2000 et enfin la Charte de l’environnement de 2004.

· La devise de la République : liberté, , fraternité, résume les droits fondamentaux.

Les libertés individuelles (de religion, d’expression, de commerce etc.) sont qualifiées de formelles : il appartient à chacun d’en jouir selon sa volonté. L’égalité est en droits : il n’existe pas de privilège. L‘égalité réelle est une revendication apparue ultérieurement, en particulier lors de la Révolution de 1848. Elle est fondée sur un constat : la jouissance des libertés individuelles est réservée aux riches. La fraternité est la traduction laïque de la charité chrétienne : elle est un devoir d’assistance de chacun à toute personne en difficulté.

Initiation au libéralisme

LE PROGRÈS TECHNOLOGIQUE, ÉCONOMIQUE ET SOCIAL EST UNE CONSÉQUENCE DU LIBÉRALISME.

L’enrichissement de la société n’est pas l’objectif du libéralisme mais une conséquence de ses principes fondateurs.

· La liberté a libéré l’imagination des contraintes de jadis et provoqué le progrès scientifique et technique.

Les contraintes étaient d’ordre religieux ou professionnels. Toute découverte s’opposant à au nouveau testament ou à la bible était réfutée par l’Église, qui n’hésitait pas à en condamner l’auteur philosophe ou scientifique. La censure religieuse empêchait la libre expression. C’est la diminution de l’influence religieuse qui a permis à la réflexion proprement philosophique de se développer, et qui a facilité la coexistence de pratiques religieuses différentes au sein d’une même population.
Les conséquences de la révocation de l’édit de Nantes en 1685, c’est-à-dire la suppression de la liberté religieuse, a été le départ à l’étranger de nombreux protestants parfois très qualifiés. On en trouve encore la trace dans le nom français de certaines entreprises étrangères, comme Villeroy.
Au plan scientifique et technique, toute découverte ou invention jugée contraire à la religion catholique pouvait aboutir à la condamnation de son auteur : Galilée, parmi d’autres, a été condamné par l’Église pour sa théorie de l’héliocentrisme. L’interdiction religieuse de la dissection a retardé les progrès de la médecine. À suite de la suppression des jurandes en 1791, de nouveaux procédés techniques ont pu être inventés et utilisés.

· L’enrichissement de la société est une conséquence de ces progrès et de la liberté d’entreprendre, de s’associer et de commercer.

Ces progrès technologiques et la liberté de commerce et d’associations ont créé des conditions favorables à l’enrichissement de la nation. Les rendements agricoles ont augmenté, Le développement économique s’est considérablement accéléré après cette libéralisation, préparé la révolution industrielle du XIXe siècle et la croissance économique exponentielle du XXe. Cette croissance, fondée la production de biens, a profité, à des degrés divers, à l’ensemble de la population. C’est l’augmentation des richesses qui enrichi la population, pas les luttes sociales qui consistent, parfois à juste titre, à exiger une plus grande part de la richesse produite.

· La richesse de l’individu est le fruit de ses choix personnels et de l’appréciation de son action par la population.

L’égalité en droits a supprimé les obstacles administratifs et religieux à l’exercice d’une fonction. L’ascenseur social a fonctionné. La réussite individuelle dépend de la personne elle-même et sa réussite sociale du succès de son activité auprès de la population. Si l’on freine l’imagination de quelqu’un, si on entrave son action, c’est toute la société qui en pâtit.

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LE RÔLE DE L’ÉTAT LIBÉRAL CONSISTE À PERMETTRE À CHACUN D’EXERCER SES DROITS CONSTITUTIONNELS.

L’État libéral est caractérisé par la défense des droits constitutionnels individuels.

Il harmonise l’exercice des droits constitutionnels.

Il existe deux types de libéralisme : le libéralisme anglo-saxon (Locke, Hume), fondé sur la défense des droits constitutionnels contre le pouvoir politique, et le libéralisme continental (Rousseau, Kant), qui les soumet à la volonté générale du peuple exprimée par le vote. Ce dernier n’est pas considéré comme un libéralisme réel puisqu’il soumet toute minorité à la volonté de la majorité. Le régime français actuel est du type continental.

Il est chargé de la justice et de la sécurité des personnes et des biens.

Le libéralisme, étant fondé sur le respect des droits constitutionnels, réserve à l’État les tâches que l’individu ne peut assumer seul ou qui impose une restriction des droits constitutionnels. Ces tâches sont la justice, qui arbitre les conflits, la sécurité intérieure (la police) et extérieure (l’armée), la santé publique (campagnes de vaccination collective, protection sanitaire des enfants, recherche et contrôle médical etc.) L’État libéral peut confier la réalisation de ces tâches à des entreprises ou à une administration publique créée pour cela. Par exemple, les magistrats peuvent être des fonctionnaires ou choisis par les parties en cause (tribunal arbitral, prud’hommes, tribunaux de commerce).

Il assure l’avenir du pays et la transmission des valeurs humanistes.

L’avenir du pays est entre les mains de chaque génération. L’État libéral doit soutenir les familles avec enfants et a la responsabilité de la transmission des valeurs humanistes. Les établissements d’enseignement peuvent être publics ou privés mais respecter les valeurs humanistes, ce qui implique leur contrôle par l’État. Il doit aussi faciliter la fraternité envers les personnes en difficulté et en charger une administration ou des associations humanitaires.

Thierry Foucart

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