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Le Referendum d’Initiative Citoyenne (RIC) et la Démocratie Directe.

Le Referendum d’Initiative Citoyenne (RIC) et la Démocratie Directe.

Par François Garçon.

Le 24 octobre de 18h à19h le Cercle Frédéric Bastiat organise une conférence virtuelle sur le RIC et la démocratie directe à partir de l’exemple Suisse:

“Les droits populaires dont se sont dotés les citoyens suisses confortent la décentralisation des décisions. Ces droits, dont le referendum, le plus ancien, remonte à 1848, interdisent aux autorités élues de s’émanciper des citoyens. A tout moment et sur le mode pacifique, les Suisses sont en mesure de proposer et d’imposer leur avis dans le débat public. Subsidiarité et droits populaires ont pour effet de responsabiliser les citoyens sur tous les sujets, qu’ils soient d’ordre économique, politique, fiscal, sociétal, etc. De là, l’idée selon laquelle le consensus est plus productif que le conflit. Depuis 1937, avec la Paix du travail et depuis 1959, avec la Formule magique, les Suisses ont volontairement opté pour une politique sociale et un mode de gouvernance axés sur le dialogue et la recherche du compromis. En Suisse, ni décrets ni ordonnances, mais une gouvernance pragmatique, par petits pas, où priment toujours la discussion préalable et la nécessité pour les partenaires de trouver eux-mêmes la solution au problème. Le compromis n’exclut ni la compétition (le mot figure par exemple dans la charte des universités suisses), ni l’évaluation, à laquelle invite la décentralisation cantonale.”

François Garçon, Historien, essayiste, créateurs de sociétés, chercheur émérite à l’Université Paris-1 Panthéon-Sorbonne, président de Catalina Conseil, derniers ouvrages parus : Le modèle suisse (Perrin 2008, réédition Tempus 2011), Formation, l’autre miracle suisse (Presses Polytechniques et Universitaires Romandes, 2014) La Suisse, pays le plus heureux du monde (Taillandier, 2015), Le génie de la Suisse, (Taillandier 2018).

“Le pouvoir, vaste corps organisé et vivant, tend naturellement à s’agrandir. Il se trouve à l’étroit dans sa mission de surveillance. Or, il n’y a pas pour lui d’agrandissement possibles en dehors d’empiétements successifs sur le domaine des facultés individuelles. Extension du pouvoir, cela signifie usurpation de quelque mode d’activité privée, transgression de la limite que je posais tout à l’heure entre ce qui est et ce qui n’est pas son attribution essentielle. Le pouvoir sort de sa mission quand, par exemple, il impose une forme de culte à nos consciences, une méthode d’enseignement à notre esprit, une direction à notre travail ou à nos capitaux, une impulsion envahissantes à nos relations internationales, etc.

Et veuillez remarquer, messieurs, que le pouvoir devient coûteux à mesure qu’il devient oppressif. Car il n’y a pas d’usurpations qu’il puisse réaliser autrement que par des agents salariés. Chacun de ses envahissements implique donc la création d’une administration nouvelle, l’établissement d’un nouvel impôt; en sorte qu’il y a entre nos libertés et nos bourses une inévitable communauté de destinées.

Donc si le public comprend et veut défendre ses vrais intérêts, il arrêtera la puissance publique dès qu’elle essayera de sortir de sa sphère; et il a pour cela un moyen infaillible, c’est de lui refuser les fonds à l’aide desquels elle pourrait réaliser ses usurpations. Frédéric Bastiat Profession de foi électorale de 1846

Avec la COVID-19 l’État a trouvé un prétexte aussi puissant qu’inespéré pour s’étendre inexorablement et détruire nos libertés. Il n’est pas prêt de faire machine arrière. La démocratie dite représentative n’est pas une protection pour les citoyens. L’Assemblée n’est qu’une chambre d’enregistrement. Or, chacun doit être libre d’accomplir son projet de vie. Pour recouvrer la Liberté le pouvoir de l’État doit être limité. La démocratie directe et le Referendum d’Initiative Citoyenne peuvent en être un moyen.

Inscrivez vous à la conférence virtuelle Webinaire gratuite du samedi 24 octobre organisée par le Cercle Frédéric Bastiat

 

 


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