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Billet du président

« Le virus circule toujours » : alarmisme, panique et privation de liberté

« Le virus circule toujours » : alarmisme, panique et privation de liberté

 

 

Le prétexte qui nous a été servi pour le couvre-feu, puis le « reconfinement », est qu’il fallait éviter de surcharger les hôpitaux et en particulier les services de réanimation. Le même prétexte qu’en mars pour le confinement. C’est étrange. L’État sacrifie la société pour sauver les réa. Si l’on pousse le raisonnement jusqu’à l’absurde, on peut déduire qu’avec le confinement et les atteintes aux libertés, nous aurons un pays en ruine, un nombre élevé de décès, par le SARS-coV2 non traité précocement et des pathologies autres laissées de côté… mais des lits de réanimation encore disponibles !

Au lieu, cet été, de faire retomber la pression, de préparer avec sang-froid le pays à affronter l’automne/hiver, saison favorable aux infections respiratoires, l’État a affolé les gens. Depuis le 11 mai l’État nous a tenu en haleine avec la dite « deuxième vague » qui n’est jamais venue. « Le virus circule toujours » nous rabâchait-il sans cesse. Malgré son discours alarmiste l’État n’a pas du tout préparé la France à affronter une nouvelle épidémie.

L’État a continué à interdire le traitement en phase précoce :

Il a laissé les gens avec un simple traitement symptomatique en attendant qu’ils guérissent…ou s’aggravent. Il n’a pas prévu de lits de réanimation supplémentaires et les équipes qui vont avec. Il n’a pas organisé la possible prise en charge en amont, à domicile, de patients un peu lourds. Ce qui est réalisable, parce que la réanimation beaucoup progressé depuis le début de l’épidémie, mais cela se prépare et ne s’improvise pas au dernier moment.

Une infime partie des centaines de milliards que l’État dépense pour « sauver » les entreprises, qu’il a détruites, aurait suffit à créer tous les lits de réanimation nécessaires, personnel inclus, et permis d’éviter la nouvelle catastrophe qu’il nous impose.

L’État a multiplié les tests pour …multiplier les tests :

L’État a appelé à respecter les règlements et les gestes barrières. Ce que l’immense majorité des Français a fait. Puis, grâce au chiffres obtenus en testant à tout va, il les a culpabilisés et paniqués parce que «  le virus circule toujours ». En vérité, il a multiplié les tests n’importe comment et sans objectif clair si ce n’est …multiplier les tests pour les multiplier et embrouiller les Français en mélangeant tout : les tests positifs, les cas, les malades etc… On sait que le test RT-PCR est très sensible. Qu’il y a beaucoup de « faux positifs ». « Lorsque les mots perdent leur sens, les gens perdent leur liberté. » aurait dit Confucius. C’est ce qui est arrivé.

La réalité de l’épidémie reste inconnue :

La réalité de l’épidémie est inconnue. Le nombre réel de contaminations reste inconnu, le nombre réel de malades reste lui aussi inconnu. On connaît seulement les hospitalisations et les décès « avec » ou « du » coronavirus. Quand on est conscient de cela, on comprend qu’il n’est pas raisonnable de construire une politique là dessus.

Il n’est pas raisonnable d’annoncer 400000 morts si l’on ne re-confine pas, ni de donner des objectifs chiffrés de « cas » en deçà desquels les services de réanimation pourraient « assurer ». Sauf à vouloir faire croire que, si à l’issue il n’y a moins de décès que prévu, c’est parce que le re-confinement les a évités. Sauf à se donner à l’avance des raisons pour poursuivre le confinement. Les modèles mathématiques ce sont toujours trompés dans cette épidémie. On pourra lire aussi avec intérêt « Interventions non pharmaceutiques, surcharge hospitalière et surmortalité »

Il est légitime de se demander si l’État ne s’est pas conduit comme s’il voulait que l’épidémie ne s’arrête pas et soit plus grave qu’elle n’aurait dû être.

La COVID-20 ?

Les virus qui circulent aujourd’hui ont un génome différent du virus initial. Personne n’est devin. Cela dit, il est probable que nous soyons dans une configuration d’épidémie saisonnière et que nous fassions face maintenant à la COVID-20. Il est possible que nous ayons par la suite la COVID-21, 22 etc comme nous avons la grippe 2019-2020, 2020-2021 etc…

Considérer que le confinement et la destruction de l’économie, de la société, de la culture d’un pays est le seul moyen pour réduire une épidémie est irrationnel. Il est évident que la coercition et le confinement ne peuvent pas être la solution. Ils sont inefficaces et destructeurs. Certains parlent de se préparer à une « troisième vague » en prévoyant un « troisième confinement ». C’est du délire. La France, complètement désintégrée par les deux confinements et les autres mesures liberticides, ne pourra plus faire face à une « troisième vague » ni à quoi que ce soit. (Épidémie, terrorisme, guerre, violences aux biens et aux personnes, désastre social…)

Le désespoir

Si tant est que l’on puisse éradiquer le SARS-coV2, il n’est pas rationnel de vouloir à tout prix y parvenir en quelques mois surtout en sacrifiant tout le reste à ce seul objectif. Donc il faut vivre avec le virus. Mais si c’est la panique qui commande, non seulement la France ne pourra plus faire face matériellement à une nouvelle épidémie ou catastrophe, mais humainement non plus. Les gens ne tiendront pas, ni les professionnels de santé, ni les acteurs économiques, ni les enseignants, ni les enfants, ni les étudiants, ni les familles...ni personne.

Il est significatif qu’aujourd’hui la prise en charge de l’épidémie soit passé au second plan. Tout se focalise sur le confinement, ce qu’il doit être, ne pas être etc… Sa pertinence n’est même plus discutée. L’infection est oubliée, l’humain est oublié. L’horizon des Français n’est constitué que de maladies, de morts et de privation de liberté. Aucun espoir …

 

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