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Billet du président

Épidémie : faire face.

Épidémie : faire face

Beaucoup de médias, de politiciens, alertent les Français sur la survenue d’un « 2ème vague » de l’épidémie de SARS-coV2 ou sur une « accélération » de l’épidémie.

« Il a fallu trois mois pour recenser le premier million de cas“, indique Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), “et le dernier million en date vient de l’être en seulement huit jours. Nous savons que la pandémie est bien plus qu’une crise sanitaire, c’est une crise économique, sociale et, dans de nombreux pays, politique. Ses effets se feront sentir sur des décennies ».

 

Le confinement total est une décision politique.

Avant tout il faut rappeler et rappeler sans cesse que ce n’est pas la pandémie qui « est bien plus qu’une crise sanitaire ». L’épidémie est un problème médical, gérable médicalement. Bien des pays ont réussi à la contenir. Malheureusement, en France en particulier, l’épidémie n’a pas été gérée médicalement. S’il y a crise économique et sociale, c’est parce que les politiciens de nombreux pays, dans une politique dont le modèle est celui des moutons de Panurge, ont délibérément provoqué cette crise économique et sociale.

Avant d’aller plus loin on peut proposer les définitions simples suivantes :

Pour un même germe :

– Rebond épidémique : petit soubresaut sur une pente qui reste décroissante,

– 2ème vague : nouveau pic épidémique interrompant la décroissance pour de la croissance,

– Nouvelle épidémie : pics séparés par un espace temps significatif sans cas. Comme cela se voit pour les pathologies saisonnières comme la grippe.

Personne ne peut dire comment va évoluer l’épidémie.

Il est trop tôt aujourd’hui pour parler de 2ème vague. Il est possible de faire des suppositions mais personne ne sait ce que deviendra ce coronavirus, le SARS-coV2. Le SARS-coV1 a disparu, le MERS donne des résurgences épidémiques limitées.

Le propre d’une pandémie est de toucher l’ensemble des pays. Que la COVID-19 ne soit pas terminée et qu’elle n’en soit pas au même stade à l’échelle planétaire est une évidence.

Une épidémie, quelle que soit son ampleur, a son cycle, sa « vie ». Elle a sa dynamique favorable en phase ascendante et sa dynamique défavorable en phase descendante. Son cycle, sa vie, sa dynamique sont liés a un ensemble d’éléments, dont beaucoup restent inconnus, qui constituent son « écosystème ». Cet écosystème peut lui être favorable sur une partie du globe et simultanément défavorable sur une autre partie. Par exemple l’épidémie Ebola est resté localisée https://fr.wikipedia.org/wiki/Épidémie_de_maladie_à_virus_Ebola_en_Afrique_de_l’Ouest.

Autre exemple les hémisphères nord et sud où les saisons sont inversées. Si l’on veut avoir une idée de son devenir il faut observer l’évolution de la COVID-19 dans l’hémisphère sud qui est rentré en saison d’hiver. Beaucoup de scientifiques attirent l’attention là dessus. Ainsi Bruno Lina devant la commission d’enquête de l’Assemblée nationale,  ou Didier Raoult sur sa chaîne. Des sites grand public en font de même tel Yahoo actualités

Face à une épidémie, quel qu’en soit le stade,

Il faut savoir raison garder.

Il faut arrêter de gérer la COVID-19 par la peur. Il faut que l’irrationnel qui a prévalu depuis le début de cette épidémie, dans une gestion purement politique, cesse.

Il faut appliquer les mesures médicales judicieuses qui sont valables pour n’importe quelle épidémie, à n’importe quel stade (rebond, nouvelle vague, nouvelle épidémie). Elles consistent en une prise en charge médicale, dont la base est de rompre la chaîne de contamination.

Il faut mobiliser tous les talents. Ainsi les acteurs de terrain, les professionnels de santé libéraux, dont les médecins généralistes en particulier, ne doivent pas être laissés sur la touche.

Il faut chercher-dépister-tester massivement, traiter avec tous les moyens immédiatement disponibles, isoler spécifiquement.

Il faut éviter la propagation du virus par aéroportage (disposer de masques) ou par manuportage (hygiène des mains grâce à du soluté hydroalcoolique, à défaut savon ou alcool 70°)

Il ne faut pas que les politiciens se mêlent des prescriptions médicales, ni de la prise en charge d’une maladie. Ce n’est pas leur rôle.

Dans le cadre des fonctions régaliennes de Sécurité on pourrait comprendre que l’État veille à ce que le pays dispose de stocks stratégiques suffisants. Comme il veille à avoir des stocks stratégiques de pétrole ou de munitions. Dans le cas qui nous occupe il s’assure que les masques, les tenues de protection, les gants, le soluté hydroalcoolique, les tests, les caméras thermiques et autres, les traitements (médicaments ou respirateurs) soient disponibles en abondance.

Il faut savoir que les politiciens ont leur intérêt propre, (C’est la théorie des choix publics) qui n’est pas celui des citoyens. Il est donc incongru de leur confier la santé de leurs compatriotes. Cela veut dire : prise en charge médicale et surtout pas politique.

Patrick de Casanove

 

 


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