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Billet du président

Obliger les soignants à se faire vacciner ? Chantage et manipulation !

Obliger les soignants à se faire vacciner ? Chantage et manipulation !

Le gouvernement a réussi à créer une telle panique avec la COVID que l’affolement et l’émotionnel priment dans toute décision.

La dernière trouvaille serait l’obligation vaccinale pour les soignants, accusés de transmettre la COVID en tant qu’infection nosocomiale.

1 Revue de presse :

« Dans les services Covid, on a 80 % de vaccinés mais ailleurs beaucoup moins. Ce n’est pas possible. C’est inacceptable. Le Covid-19 est devenu la première maladie nosocomiale à l’hôpital. Ceux qui ne veulent pas le faire maintenant, c’est par principe », relève un participant au Conseil de défense, qui souligne qu’il y a déjà plusieurs vaccins obligatoires pour les soignants (contre l’hépatite B par exemple). Les Échos

« On ne peut plus accepter que des personnels refusent la vaccination », a lancé le Pr François Chast mardi 2 mars sur France Inter. Pour cet ancien chef de la pharmacie de l’hôpital Necker à Paris, la piqûre « fait partie des bonnes pratiques », au même titre que « le port de la charlotte, du masque ou de la blouse pendant les soins ».

Sachant que l’injection est potentiellement efficace pour limiter les contaminations, « si cette prévention n’est pas faite, elle devient une faute professionnelle », a-t-il asséné.(…)

Jeudi soir, le Premier ministre Jean Castex les a appelé « solennellement » à se faire vacciner « très rapidement » , pour permettre le retour d’une « vie sociale apaisée » dans ces établissements et un assouplissement « du droit de visite pour les familles ».

Plus largement, avec environ 30 % de soignants vaccinés, « clairement, ça ne suffit pas », a insisté Olivier Véran, qui enverra vendredi une lettre à l’ensemble des professionnels de santé « pour les inciter très fortement à se faire vacciner ». Ouest France

« “Je vous le demande pour vous-même, votre entourage, les Français”. Dans une missive publiée ce vendredi 5 mars dans l’après-midi sur son compte Twitter, le ministre de la Santé Olivier Véran incite l’ensemble des soignants à aller se faire vacciner contre le covid-19. » Huffingtopost

2 L’argumentation s’appuie sur :

L’émotionnel,

La peur du soignant contaminant. Ce qui est d’autant plus paniquant que le soignant est une personne qui rassure, prend soin, et qui guérit autant que faire se peut. Cela peut passer pour une trahison et un manque d’éthique professionnelle.

Le chantage

Chantage à la reprise de la vie normale pour les personnes en établissement, à la sanction professionnelle pour le soignant.

La culpabilisation,

Le soignant se voit chargé du fardeau,

–de la responsabilité d’infections nosocomiales, donc de décès,

–de la prolongation des mesures coercitives.

En vérité le gouvernement fuit ses responsabilités et fait porter par d’autres le poids de ses manques. Si l’épidémie continue ce n’est pas de la faute du gouvernement qui« fait le job ». C’est celle des gens qui ne respectent pas les gestes barrière et des soignants qui ne sont pas vaccinés. Ce sont des boucs émissaires.

La manipulation,

Elle consiste à faire passer un doute pour une certitude.Le vaccin est décrit comme « potentiellement efficace pour limiter les contaminations » « Potentiellement » veut dire « d’une façon qui est plausible ou possible »C’est reconnaître que l’effet « troupeau », s’il est espéré, n’est pas avéré.

La HAS reconnaît que cette protection collective n’est pas certaine. Elle ne fait pas partie des objectifs vaccinaux « Les premiers objectifs du programme de vaccination contre le Sars-Cov-2 seront de réduire la morbi-mortalité attribuable à la maladie (hospitalisations, admissions en soins intensifs et décès) et de maintenir les activités essentielles du pays, particulièrement celles du système de santé pendant l’épidémie. Pour que la stratégie vaccinale vise le contrôle de l’épidémie, il est nécessaire d’attendre que les études établissent la preuve que les vaccins ont une efficacité possible sur la transmission du virus.. »

Le Conseil d’État en prend d’ailleurs acte : « L’administration fait néanmoins valoir, d’une part, l’existence d’études récentes invitant à la prudence quant à l’absence de contagiosité des personnes vaccinées, d’autre part, l’incertitude scientifique sur l’immunité conférée par la vaccination en cours à l’égard des variants du virus »

3 Retour au sang-froid, au bons sens et aux faits

3-1 Petit rappel sur les infections nosocomiales.

Le pionnier dans la découverte et le traitement des maladies nosocomiales, Ignace Philippe Semmelweis, a établi en 1847 le socle de leur prévention. C’est la désinfection et le lavage des mains.

Toutes ne peuvent être évitées mais il est possible de les réduire fortement. La prévention concerne à la fois les soignants, les patients et les visiteurs. Ce sont les soignants qui sont au cœur de la polémique aujourd’hui. Regardons les recommandations qui les concernent.

« Les infections nosocomiales ne sont pas toutes évitables mais le respect par tous de règles simples d’hygiène permet de diminuer le risque.

Les membres du personnel

  • se désinfectent les mains à l’aide de solutions hydroalcooliques avant et après chaque soin,

  • portent des gants en cas de contact avec du sang ou tout autre produit d’origine humaine

nettoient et désinfectent le matériel et les surfaces entre chaque patient. » Docteur Sandra Fournier Équipe Opérationnelle d’Hygiène Direction de l’organisation Médicale et des relations avec les Universités / AP-HP

La vaccination, quant elle existe, ne figure pas parmi les préconisations systématiques de prévention des maladies nosocomiales. La vaccination contre l’hépatite B est obligatoire pour les professionnels de santé,mais c’est pour protéger… le soignant, d’une maladie autrement plus grave que la COVID.

La protection des personnes à risque est essentielle. Si un soignant est vacciné mais ne respecte pas les gestes barrière il peut transmettre la maladie. S’il n’est pas vacciné et les respecte, il ne la transmettra pas. Si la personne fragile est vaccinée et le soignant ne l’est pas, elle sera certainement protégée. Si elle n’est pas vaccinée et que le soignant l’est, sa protection est bien plus incertaine.

En tout état de cause, être vacciné, ne dispense pas le professionnel d’appliquer les protocoles de prévention sus-cités. C’est plutôt sur ce terrain là qu’il faut creuser, si la volonté est réellement de diminuer les maladies nosocomiales et n’est pas de culpabiliser les soignants. « Toute insuffisance dans l’organisation des soins créent de nouvelles portes d’entrée potentielles d’infection.
Cinq types d’erreur sont particulièrement lourdes de conséquences:

  • hygiène des mains défectueuse
  • désinfection insuffisante
  • asepsie insuffisante
  • stérilisation inefficace
  • antibiothérapie aveugle. »

3-2 D’abord ne pas nuire,

Le bon sens consiste à faire de la médecine, donc à regarder les indications vaccinales. Cela permet d’apprécier la balance bénéfice/risque. « le port de la charlotte, du masque ou de la blouse pendant les soins », le lavage des mains n’ont jamais porté tort à personne. Mais aucun vaccin n’est anodin. Leurs effets secondaires existent.

La maladie est très peu mortelle et il existe des traitement précoces, non validés, mais efficaces. Beaucoup de personnes n’ont aucun risque de décéder de la maladie. Pour elles le risque vaccinal est plus important que le bénéfice.

La profession de soignant comprend implicitement l’acceptation de risques pour leur vie. Il n’est cependant pas éthique d’imposer un risque vaccinal certain, même faible, à des personnes pour qui le risque vital lié à la maladie est nul. Surtout si c’est pour, peut-être, éviter un risque « potentiel » à des personnes fragiles. Cette prise de risque ne peut être que librement consentie. Ces personnes fragiles peuvent être protégées bien plus efficacement par d’autres moyens. Moyens qui ne portent tort à personne : respecter les préconisations pour éviter les infections nosocomiales, les « gestes barrière », vacciner celles qui le souhaitent, traiter précocement en cas d’infection.

3-3 La liberté de disposer de sa Personne

Cela comprend son corps, son esprit, son libre arbitre. Le libre arbitre permet de dire « non ». Ce « non » doit être respecté.Nul, pas même l’État, ne peut imposer à autrui une action qui pourrait altérer son intégrité physique ou psychique. Nul, pas même l’État, ne peut détruire le libre arbitre de quelqu’un.

« Personnalité, Liberté, Propriété, — voilà l’homme. » Frédéric Bastiat, La Loi (1848) Toute atteinte à la Personne lui nie son humanité, la « chosifie ».

L’atteinte à a liberté de quelques uns détruit le liberté de tous.

« Quand ils ont détruit le libre arbitre des restaurateurs, je n’ai pas protesté, je ne suis pas restaurateur,

Quand ils ont détruit le libre arbitre des sportifs, je n’ai pas protesté, je ne suis pas sportif,

Quand ils ont détruit le libre arbitre des soignants, je n’ai pas protesté, je ne suis pas soignant,

Quand ils ont détruit mon libre arbitre, il n’y avait plus personne pour protester »

Inspiré par le poème de Martin Niemöller à Dachau

4 L’État totalitaire

La société que les politiciens ont créée depuis des années est une société infantilisante. Avec gestion de la COVID l’infantilisation atteint des sommets.Les gens sont considérés comme des enfants irresponsables, incapables de prendre une bonne décision.Il sont de plusprésentés comme caractériels et capricieux, opposants par principe. « Gaulois réfractaires » De même que les enfants sont sous la responsabilité de leurs parents, les Français, ces grands gamins, doivent être sous la tutelle de l’État. Au prétexte de la COVID, l’État dispose de leur Personne, aliène leur Propriété, détruit leur Liberté.

C’est du totalitarisme.

Le propre du totalitarisme est de régner par la peur. Gouverner la France par la peur c’est la trahir. Honte à ceux qui gouvernent par la peur.

Article paru dans Contrepoints.


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