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Billet du président

Pénurie de médicaments.

Pénurie de médicaments.

Article paru en 4 parties en 2019 sur Contrepoints  Soit avant la COVID qui a vu le totalitarisme et le capitalisme de connivence exploser avec les dits vaccins, la vaccination obligatoire, la testomanie, la coercition sociale  etc… Lire les articles sur la crise dite sanitaire dans les billets du Président

 

1 Introduction :

Au début des années 80 il ne serait venu à aucun médecin, généraliste ou spécialiste, l’idée qu’en France il puisse y avoir un jour pénurie de certains médicaments ou de médecins.

Il faut dire que, à cette époque, pour les médecins en activités depuis plusieurs années, la situation professionnelle, matérielle et morale, était bonne. Quant aux générations de médecins formés dans les années 1970, il leur avait été expliqué, durant toutes leurs études, chiffres, projections et prévisions absolument dignes de confiance à l’appui, qu’il y aurait trop de médecins à partir des années 2000. En particulier trop de médecins généralistes et que ces derniers auraient de la peine à travailler. Il fallait donc que « l’État réagisse ». C’est une des raisons pour lesquelles le gouvernement instaura en 1971 le « numerus clausus » et le concours d’entrée aux études de médecine. Un autre objectif était de faire des économies, en réduisant l’offre de soins et ainsi « sauver la Sécu ». C’est pourquoi une autre mesure compléta le numerus clausus en 1997. Ce fut le fameux MICA que bien des confrères se firent un plaisir de saisir. Son but était toujours de réduire l’offre en mettant à la retraite anticipée les médecins à partir de 56 ans, en leur offrant des avantages, dont une forte prime. Le MICA fut supprimé en 2003 

 

Le temps est un bon juge. Aujourd’hui les Français constatent que les prévisions gouvernementales ont fait, une nouvelle fois, la preuve de leur fiabilité absolue. La politique suivie par l’État a montré, comme à chaque fois, qu’elle était fort judicieuse. En effet, quarante ans plus tard, à la Sécu toujours mal en point, la France a ajouté la crise des urgences, la pénurie de médecins et la pénurie de médicaments. (Non exhaustif)

Ces propos liminaires ont pour objectif de montrer que la pénurie est partout dans notre système de soins. Concentrons nous sur la pénurie de médicaments. Les médias en parlent beaucoup et elle a fait l’objet d’un rapport du Sénat.

 

2 Plusieurs de familles de médicaments sont concernés :

C’est au début des années 2000 que les médecins français commencèrent à constater le manque de médicaments. Les pharmaciens qui ne pouvaient honorer leurs ordonnances les appelaient pour des substitutions ou, à défaut, une autre solution si c’était possible. Au début il ne concernait que peu de produits et se traduisait, généralement, par un certain retard à la délivrance. Malheureusement cela ne fit que s’aggraver. « Entre 2008 et 2017, les signalements des médicaments en tension ou en rupture de stock sont passés de 48 à 530. Du jamais-vu. »

Tous les produits, même les plus courants, peuvent être touché vaccins, antibiotiques, anticancéreux, antiparkinsoniens, antiépileptiques, antiallergiques, antihypertenseurs etc…

Les pénuries touchent tellement de familles de médicaments que tout le monde peut en être victime.

3 Conséquences pour les personnes :

 

3-1 Perte de chance.

C’est la conséquence la plus lourde. « La Cour de cassation a identifié une hypothèse de perte de chance chaque fois que le dommage a fait disparaître une probabilité qu’un événement positif pour la victime se réalise, ou une probabilité qu’un événement négatif ne se réalise pas. »

Dans le cas que nous traitons le dommage est le manque du médicament. Celui-ci peut se révéler dramatique.

« 25% des répondants se sont déjà vus refuser la délivrance d’un médicament ou d’un vaccin pour cause de pénurie. C’est ce qui ressort d’une enquête BVA, publiée le 17 janvier 2019 par France Assos Santé. Ce taux monte même à 31 % pour les personnes atteintes par une affection longue durée (ALD). Dans plus d’un cas sur trois (36%), ces ruptures d’approvisionnement concernent des vaccins. L’enquête met par ailleurs en évidence le fort impact de ces pénuries sur la santé des patients. En effet, 45% des personnes confrontées à ces pénuries ont été contraintes de reporter leur traitement, de le modifier, voire d’y renoncer ou de l’arrêter complètement rapporte l’enquête. Avec, des conséquences psychiques (anxiété mentionnée par 21% des répondants et 41% de ceux en ALD), et physiques potentiellement graves : augmentation des symptômes dans 14% des cas, erreurs dans la prise de médicaments de substitution (4%). Une hospitalisation a même été nécessaire pour près d’une personne sur vingt. » source

Sans commentaires

3-2 Rationnement.

Sur Europe1 à 7h20 le 28/05/2019 dans « Europe1 va plus loin », on apprend que certains pharmaciens parisiens rationnent pour pouvoir fournir suffisamment de patients. Ils ouvrent des boîtes et donnent la dose strictement nécessaire.

Les pénuries peuvent aussi contraindre les médecins à choisir quels patients bénéficieront d’un traitement et quels n’en bénéficieront pas.

4 Présentation des présumés coupables :

Une revue de presse monte que les causes les plus fréquemment évoquées sont :

4-1 La mondialisation

« Car le marché pharmaceutique est un marché « globalisé« , en forte croissance (6 à 10% par an), mis en tension par l’accès de nouveaux pays aux médicaments, comme la Chine. Le pays s’est engagé à rattraper d’ici à 2030 les niveaux de santé publique des pays développés. En 2010, 100 millions d’enfants ont été vaccinés contre la rougeole, faisant subitement augmenter de 20% la production mondiale de vaccins.

D’après le Leem (Les entreprises du médicament), cette « tension mondiale » entre la demande et les capacités de production et ces fluctuations imprévues du marché expliquent près de la moitié des situations de rupture. » source

« Mondialisation ». En effet, 80% des molécules proviennent des États-Unis et surtout d’Asie. » Source

« Le marché s’est internationalisé et concentré : pour de nombreuses molécules, il n’existe que 2 ou 3 fournisseurs dans le monde. »source

4-2 Les laboratoires pharmaceutiques :

« Les industriels sont très largement responsables de ces pénuries, principalement dues à des stratégies financières contestables, à un désengagement de certains médicaments et à une concentration des sites de productions. » source

« Les laboratoires sont également responsables lorsqu’ils font le choix de produire en flux tendu, pour des raisons économiques. « Pour éviter les pertes et limiter les coûts, les labos réduisent au maximum les stocks »

Sur le fond, elle (ANSM) s’inquiète des « nouvelles stratégies industrielles de rationalisation des coûts de production qui conduisent les laboratoires à produire en flux tendu ». source

« Les industriels tendent par ailleurs à privilégier la distribution dans des marchés offrant les prix les plus élevés, ce qui n’est pas le cas de la France, et inversement à limiter , voire arrêter , la production de médicaments anciens parce qu’ils jugent leur prix trop faible.

Il faut comprendre que la France est en compétition avec les autres pays pour être servie en cas de rupture de stock. Or, l’attractivité des prix des médicament en France est clairement moindre par rapport à d’autres pays et il n’est donc pas exclue que la France ne soit pas privilégiée, voire soit servie en dernier. » source

« Restent les causes économiques (7%) : les prix des médicaments en France sont dans 50% des cas inférieurs au plus bas prix européen. Une ampoule d’Augmentin 1G/200MG injectable est vendue 4.34 euros en France, contre 7.67 euros en Allemagne. Des écarts de prix qui encouragent le marché des exportations parallèles, autorisé au nom de la libre circulation au sein de l’UE. Certains grossistes-répartiteurs (short liners) se sont spécialisés dans la revente des stocks dans les pays qui rémunèrent davantage. » source

4-3 Les processus industriels :

« Les problèmes liés à la production elle-même (panne matériel, contamination d’un atelier, incendie…) sont à l’origine de…20% des ruptures et tensions » (Source)

« Par exemple, quand on fait pousser des souches de virus, le rendement n’est pas toujours au rendez-vous. » Le temps de fabrication (18 à 24 mois pour la plupart des vaccins) et les précautions nécessaires ajoutent une difficulté

 » les difficultés d’approvisionnement seraient principalement dues à des «retards pris dans la production» ».  (Source)

4-4 La matière première:

« Difficultés d’approvisionnement en matière première (17%), des défauts de qualités matières premières (5%) » (Source)

« Pour des problématiques de défaut du principe actif lui-même l’unité de production peut être en phase de tension, voire de rupture »  (Source)

La demande mondiale et l’exigence de qualité augmentent. « Pour des problématiques de défaut du principe actif lui-même ou de qualité, l’unité de production peut être en phase de tension, voire de rupture »  (Source)

Quand la matière première est un micro-organisme, comme un un virus, c’est encore plus compliqué, nous l’avons vu.

4-5 Les normes :

« Tandis que les contraintes réglementaires sont en cause dans 10% des cas. Alors que 70% du temps de fabrication d’un vaccin est consacré au contrôle qualité, la moindre variation réglementaire exposerait 50% de la population mondiale à un risque de rupture »(Source)

« Or les demandes sont de plus en plus importantes et les contrôles lors de la fabrication de plus en plus drastiques. « Pour des problématiques de défaut du principe actif lui-même ou de qualité, l’unité de production peut être en phase de tension, voire de rupture, explique ainsi Thomas Borel, représentant des laboratoires pharmaceutiques (LEEM). Je vous rappelle que c’est une chaîne qui est extrêmement surveillée sur le plan de la sécurité et de la qualité. »  (Source)

« Enfin, « Les normes BPF (bonnes pratiques de fabrication) et réglementaires (sans compter les normes environnementales) sont en constante augmentation depuis 20 ans » constate l’Académie. S’y ajoutent une complexification des traitements administratifs post-autorisation de mise sur le marché (AMM) sans coordination entre États. Au final, chaque modification du dossier d’AMM peut prendre « jusqu’à cinq ans jusqu’à la dernière approbation (exemple des vaccins) » affirme le rapport. » (Source)

5 Spécificités françaises :

La pénurie ne touche pas que la France.

Pour rester dans des pays économiquement comparables, d’autres pays d’Europe le sont, les États-Unis le sont aussi. Dans ce pays « la raison principale de cette pénurie reste « des problèmes de matières premières ou des soucis liés à la qualité » ». C’est tout.

En France les raisons sont plus nombreuses et la situation est plus préoccupante que dans les autres pays développés. Un Français sur quatre a déjà été concerné par le manque d’un médicament.

Parce que, si la pénurie ne touche pas que la France, notre pays a des spécificités. La pénurie de médicaments est au carrefour de plusieurs problèmes français :

5-1 La « Sécurité Sociale », monopole d’État :

Il n’est pas possible de commencer un chapitre sur les spécificités française sans parler de notre modèle social et son pilier la Sécu.

5-1-1 L’absence de concurrence.

La seule entrée légale possible pour un médicament sur le marché Français est d’obtenir une AMM (Autorisation de Mise sur la Marché). Une fois l’AMM obtenue, si l’industriel veut un remboursement, qui n’est possible que par la Sécu, il doit discuter un « prix » avec l’État, représenté par le CEPS. Le Comité économique des produits de santé (CEPS), « organisme interministériel placé sous l’autorité conjointe des ministres chargés de la santé, de la sécurité sociale et de l’économie, est principalement chargé par la loi de fixer les prix des médicaments et les tarifs des dispositifs médicaux à usage individuel pris en charge par l’assurance maladie obligatoire ».  Le problème est que le seul « rembourseur » est la Sécu, que le seul négociateur est l’État. L’inexistence de concurrence dans le marché du remboursement de soins prive les Français d’opportunités thérapeutiques.

Pour compléter ce paragraphe il faut préciser qu’il existe l’exception de l’ATU (Autorisation Temporaire d’Utilisation) pour l’utilisation exceptionnelle de spécialités pharmaceutiques ne bénéficiant pas d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) et ne faisant pas l’objet d’un essai clinique.

5-1-2 – Les pénuries administratives :

Comme si le manque matériel d’un produit ne suffisait pas, notre système de santé crée des manques administratifs. Dans ce cas le produit existe quelque part dans le monde et il est disponible. Cependant notre pays n’a pas les moyens de l’acheter au prix du marché. Donc il négocie à la baisse pour obtenir le produit, le mettre sur le marché et le rembourser à un tarif administratif. Comme expliqué précédemment, tant que ce tarif administratif n’est pas fixé, le médicament n’est pas remboursé, donc pas disponible pour les malades français. (Source)

5-1-3- L’absence totale de prix libres :

Les paragraphes précédents ont expliqué que les prix des médicaments en France ne sont pas libres.  Ne le sont pas non plus tous les tarifs des actes dits « opposables » par exemple la consultation d’un médecin en secteur1. La conclusion qu’il faut en tirer est que les dits « prix » des médicaments ne sont pas des prix, mais des marqueurs administratifs de la politique suivie par l’État. Or, les prix sont des informations. Avec son système la France se prive d’informations précoces sur le marché du médicament. Sans informations fiables, complètes et instantanées il est impossible pour l’État de gérer le système de soin, et l’approvisionnement en médicaments en particulier. (Prix fous des laboratoires)

5-2 La mauvaise santé économique.

Notre pays n’a pas une économie qui se porte au mieux. Il existe un déclin de la compétitivité économique. La France est, en 2018, au 17ème rang mondial en ce domaine.

Notre système de soins étatique est incapable d’assurer les approvisionnements en médicaments parce qu’il n’en a pas les moyens financiers. Il n’en a plus les moyens financiers parce que la France a une prospérité qui ne permet plus à un État qui se mêle de tout de tout financer correctement. Si tant est que cela lui fut possible un jour. En pratique l’État rationne et répartit la pénurie entre les différents secteurs de la vie du pays, en fonction de ses intérêts politiques…et de celui qui crie le plus!

Depuis des décennies il promeut les économies pour « sauver la Sécu ». En clair il rationne les soins. Cette pénurie de médicaments met en lumière que la Sécu n’est pas sauvée et que les Français, malgré (à cause de?) la Sécu, peuvent ne pas être soignés, même pour des maladies graves.

Les pays dont la prospérité leur permet de payer correctement les médicaments passent d’abord. « La France est en compétition au sein de l’Europe. De l’aveu même de l’ANSM, dans le rapport MATRIX, c’est surtout la mondialisation des chaînes de production du médicament qui pose problème : « Sans remettre en cause ces origines connues d’indisponibilité de médicaments sur certains territoires européens, la France souhaite souligner qu’en amont ces décisions des laboratoires pharmaceutiques se fondent sur la rentabilité d’une éventuelle commercialisation au regard du niveau de prix et des contingences industrielles (…) Il faut comprendre que la France est en compétition avec les autres pays pour être servie en cas de rupture de stock. Or, l’attractivité des prix des médicament en France est clairement moindre par rapport à d’autres pays et il n’est donc pas exclue que la France ne soit pas privilégiée, voire soit servie en dernier. »  (Source)

A cette moindre prospérité globale, il s’ajoute, en France, un déclin industriel. Cette désindustrialisation touche aussi l’industrie pharmaceutique « 170 sites de production de médicaments étaient recensés sur le territoire national en 2015, contre 224 en 2013, soit une baisse de 24%. Seuls 22% des principaux médicaments remboursés en ville sont produits en France « , Source

Elle est le témoignage de la persistance, sur plusieurs décennies, d’un climat économique malveillant envers les entreprises et délétère pour l’innovation.

Il est possible de déduire de cette situation que la performance d’un système de couverture santé, en matière des soins à la personne, n’est pas liée au remboursement des frais, pouvant aller jusqu’à une prétendue gratuité, mais à la prospérité économique. La gratuité n’existe pas, les soins sont prépayés et la dispense d’avance de frais n’est pas la gratuité.

5-3 – La recherche et l’innovation mal en point :

En 2018 la France se situe au 32ème rang mondial en matière d’innovation. La recherche médicale est en perte de vitesse Déjà en 2014  » Sur les 5000 médicaments en développement en ce moment dans le monde, 3 400 le sont aux États-Unis. Dans les 10 dernières années, 300 nouveaux médicaments ont été autorisés par la Food and Drug Administration (FDA). » Source

5-4 La haine de l’entreprise qui réussit :

Haine particulièrement exacerbée dans le milieu du soin. Tout est critiqué négativement que ce soient les cliniques privées, les dépassements d’honoraires ou les laboratoires pharmaceutiques pour le cas qui nous concerne ici Les bénéfices de l’industrie pharmaceutique sont régulièrement dénoncés Ce qui n’est pas sans rappeler les délires que suscite la publication des bénéfices de Total dans le secteur pétrolier.

5-5 La méconnaissance économique : 

En particulier l’ignorance totale de ce qu’est un prix. L’erreur d’analyse commence souvent parce que, pour raisonner, les personnes partent de la somme qui leur est demandée pour acquérir un médicament. C’est ce qu’on voit. Ils oublient qu’en France ce n’est pas un prix mais un marqueur politique. Ils oublient le contexte industriel. C’est ce qu’on ne voit pas.

Penchons nous sur le contexte industriel du médicament. Sur des centaines de molécules découvertes par la recherche, 10 seront prometteuses. Sur 10 molécules prometteuses 9 iront au panier « Selon des chercheurs du Bureau du budget du Congrès américain, seulement 8% des nouvelles molécules étudiées qui atteignent l’étape des essais cliniques finissent par être approuvées pour la mise en marché. » Sur 10 molécules commercialisées 2 couvriront leurs frais de recherche et développement. « Il s’agit également d’un processus risqué car seulement deux médicaments commercialisés sur dix génèrent des recettes de vente suffisantes pour couvrir les coûts moyens de R-D. En conséquence, 20% des médicaments mis en marché doivent générer des profits suffisamment élevés pour couvrir le manque à gagner en termes de revenus des autres 80% qui sont déficitaires. » Source

En 2015 par exemple, pour le traitement du cancer : « À ce jour, 6484 traitements, dont les deux-tiers en sont encore aux premiers stades de la recherche, sont en développement, constate le cabinet d’études GBI Research. »Nul ne sait combien sortiront. Le peu qui sortira devra supporter le frais de R&D des milliers qui ne seront pas sortis.

 

Nous avons vu précédemment que l’absence d’un prix correct offert aux laboratoires était un handicap pour la France par rapport à d’autres pays développés. Nous avons vu que cela est dû à l’absence de prix libres et à la moindre prospérité économique de notre pays.

Même les meilleurs cancérologues français, tout à leur souci d’apporter les meilleurs traitements à leurs patients, se fourvoient dans le diagnostic : « Les auteurs de l’appel des 110 contestent, à travers le Glivec, l’argument souvent avancé par l’industrie pharmaceutique du nécessaire retour sur investissement. Comment expliquer que le coût du Glivec soit passé, selon des calculs effectués par le New York Times en dollars constants de 2014, de 4500 dollars par mois en 2001 à 8400 dollars en 2015, alors que le retour sur investissement de ce produit est fait, largement, depuis longtemps? ». Source . et  Source

Le retour sur investissement de ce produit est peut être fait, mais il doit supporter tous ceux qui n’ont pas atteint le seuil de rentabilité, voire n’ont jamais vu le jour. Pour prendre un exemple ailleurs, en 1983 la 205 a sauvé Peugeot, parce qu’elle a engendré suffisamment de bénéfices pour remettre le groupe à flot, et lui donner une nouvelle dynamique. Le prix de la 205 n’a pas été baissé au prétexte que « le retour sur investissement de ce produit est fait, largement, depuis longtemps ». Cela n’a choqué personne. Si ce raisonnement avait été suivi Peugeot aurait disparu. Les mieux à même de prendre les bonnes décisions pour gérer une entreprise sont les entreprises elles mêmes. Elles peuvent certes se tromper, mais moins que tous les modes de calculs « abracadabrantesques » déconnectés de l’entreprise et obéissant à d’autres objectifs que sa bonne santé.

 

Ces spécificités françaises tiennent au fait que notre pays est un pays « socialiste » où l’économie est largement dirigée.

6 Les fausses bonnes solutions :

Comme toujours en France elles font appel à plus d’État.

 

6-1 Baisser encore le prix des médicaments :

« Nous demandons aux pouvoirs publics et aux autorités de régulation de faire leur travail, et qu’enfin les politiques publiques soient harmonisées à l’échelle européenne », poursuit Alain Michel Ceretti. Les mécanismes de fixation des prix, le conditionnement et l’association de traitements et de vaccins diffèrent en effet très largement d’un pays à l’autre, entravant de fait une répartition adaptée et cohérente des produits de santé au sein de l’Union Européenne. » source

Pour revenir à l’exemple de nos cancérologues, ils succombent à la tentation du « juste prix », administré et calculé par une formule. Ils voient que le prix d’un médicament est très cher et qu’ils ont des difficultés d’approvisionnement. Pour autant la solution proposée, très typique de l’état d’esprit français, n’est pas bonne. «Nous défendons l’idée qu’il faut payer le juste prix du médicament, mais aujourd’hui les industriels ne calculent plus leur prix sur la base des efforts en recherche et développement engagée, et d’ailleurs moins de 15 % du chiffre d’affaires va dans la R&D (recherche et développement)», ajoute le Pr Vernant. Avec les 110, il propose même d’envisager un prix «basé sur les sommes investies par les industriels pour la R & D du produit (en tenant compte des apports fournis par la recherche académique), auquel s’ajouterait un retour sur investissement raisonnable, éventuellement défini à priori» » « les 110 demandent «un système d’arbitrage des prix plus démocratique et plus transparent, en y associant de façon structurelle des représentants des patients et des professionnels » source et source

Tout à leur souci de voir leurs malades bénéficier des traitements dont ils ont besoin, ils restent dans le « ce qu’on voit » et ignorent « ce qu’on ne voit pas ». La régulation des prix des soins existe déjà en France. Son objectif est de faire des économies, pas de fournir les meilleurs médicaments aux Français. C’est pourquoi, en France, le prix des médicaments remboursés est plus bas que dans d’autres pays développés. Cette baisse régulière du prix des médicaments ne permet pas d’acquérir les produits les plus modernes.

Les prix étant déjà bas et administrés, la solution proposée revient à poursuivre sur cette même voie qui à conduit à la pénurie.

6-2 Relocaliser en France :

La rupture de l’approvisionnement en corticoïdes n’est pas dû à la défaillance d’un site de production à l’étranger. L’usine est en France, à Lille. D’autre part notre pays ne peut matériellement produire l’ensemble des molécules et des spécialités pharmaceutiques utilisés sur la planète. Par ailleurs, si les Français bénéficient aujourd’hui de médicaments qu’ils n’ont ni produit, ni inventé, c’est grâce au libre échange.

Il y a peu de chances que quelques mesures dites incitatives soient couronnées de succès. « Expérimenter sur une période de cinq ans la mise en place d’exonérations fiscales ciblées au bénéfice d’entreprises s’engageant sur des investissements pour l’implantation en France de sites de production de médicaments ou de substances pharmaceutiques actives essentiels pour la sécurité sanitaire européenne » source 

Un peu comme en matière de fiscalité, où la France a des impôts multiples et écrasants, mais où elle crée une multitude de niches fiscales, aujourd’hui contestées, pour adoucir le système, le rendre supportable et moins meurtrier. Sans succès.

6-3 Gérer la pénurie:

Créer un outil de gestion de la pénurie au lieu de prendre les mesures nécessaires pour que les pénuries disparaissent « Créer une cellule nationale de gestion des ruptures d’approvisionnement, placée auprès du Premier ministre, chargée de définir une stratégie nationale pour la prévention et la résolution des causes des ruptures d’approvisionnement » source  

Il existe déjà des outils qui n’ont pas été spectaculairement efficaces.

« Plus précisément, la loi n° 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé impose la mise en place d’un plan de gestion des pénuries, et la loi n° 2016-1827 du 23 décembre 2016 de financement de la sécurité sociale pour 2017 prévoit que les industriels et grossistes répartiteurs français privilégient le marché français en cas de rupture de stock, tout en communiquant les médicaments qu’ils exportent. » source

Malgré des sanctions

Rationner en déconditionnant les médicaments comme propose le Sénat « Officialiser sous l’égide de l’ANSM, les bonnes pratiques destinées à encadrer la préparation des doses à administrer par les pharmaciens et définir les conditions dans lesquelles le déconditionnement de certaines spécialités peut permettre une meilleure gestion des tensions d’approvisionnement » Source

6-4 Étatiser une partie des productions :

« Instituer un programme public de production et distribution de quelques médicaments essentiels concernés par des arrêts de commercialisation, ou de médicaments « de niche » régulièrement exposés à des tensions d’approvisionnement, confié à la pharmacie centrale des armées et à l’agence générale des équipements et produits de santé » Source  

6 La bonne solution : la liberté économique.

6-1 Le libre échange :

6-1-1 le marché libre

On constate que, quand le marché est libre les produits ne manquent pas. Même les dernières innovations technologiques sont disponibles en abondance. Smart phones, ordinateurs, logiciels, technologies numériques, premières applications de l’Intelligence Artificielle sont présents partout dans le monde. (Il y a plus de smart phones que d’habitants sur terre). Il y a abondance parce que le marché est libre.

Loin d’être responsable de la pénurie de médicament comme présenté supra, le libre échange permet à n’importe quel individu, n’importe où sur la planète, de bénéficier du traitement dont il a besoin. Qui a découvert le produit et dans quel pays, l’endroit où il est fabriqué, importent peu. Ce sont les individus qui échangent et pour chacun d’eux le libre échange compense cette délocalisation, que ce soit de l’invention, de la production, ou autre. Par exemple c‘est la liberté de circulation des marchandises qui fournit à des dizaines de millions de petits Chinois les vaccins, qui n’ont pas été inventés en Chine, dont ils ont besoin pour rattraper leur retard vaccinal contre la rougeole. C’est aussi le libre échange qui a pallie aux ruptures d’approvisionnement pour les corticoïdes.

S’il existe une seule et unique usine dans le monde, qu’elle soit située en France ou ailleurs, sa défaillance aura les mêmes conséquences. Le souci est l’unicité. La correction c’est la concurrence. L‘unicité du site de production est aussi un risque pour l’entreprise en cas de problème. Risque que les clients partent. Risque qu’un concurrent démarre ailleurs. Risque qu’un produit de substitution soit utilisé et adopté définitivement. Par exemple, le Sinemet dont la pénurie a fait grand bruit, a des concurrents et des génériques. (La politique française des génériques est un autre problème.)

Dans un marché libre la concurrence peut être générée par des clients qui ne sont plus fournis. Si les Français, accrocs à l’État, choisissent la pharmacie des armées et un comité Théodule les Américains créent une entreprise « Cinq organisations représentant plus de 450 hôpitaux aux États-Unis montent ensemble la société pharmaceutique Civica Rx, pour pallier la pénurie de médicaments aux États-Unis, ainsi que pour remédier à la hausse de leurs prix. »Source

Dans le cas du médicament comme ailleurs, les mieux à même de connaître leur prix de revient ce sont les laboratoires. Ce qui est certain c’est que leur objectif premier est de faire des bénéfices pour survivre. Comme n’importe quelle entreprise. À eux de ne pas se tromper en proposant le prix de vente. Ce prix de vente sera au final accepté ou refusé par le marché. C’est lui qui dira si le produit est utile, adapté et si le service rendu vaut le prix demandé. Le marché libre est le seul moyen efficace de gérer les molécules dites « très bon marché » et dites » peu rentables ». Si ces molécules sont utiles et rendent service, ne serait-ce qu’à quelques personnes, le marché trouvera un prix qui satisfera les producteurs et les consommateurs. Ce prix peut être élevé, parce qu’il lui faudra supporter le poids de la chaîne de production. À moins que le labo profite d’un « block buster », s’il en a, pour équilibrer ses comptes. (Voir supra. )

La valeur est subjective écrit Frédéric Bastiat. Le prix est une information que l’entreprise devra comprendre pour en tirer les conséquences. Quand on a assimilé que les prix libres dépendent du marché libre, que ce sont des informations en quantité infinie, instantanées et fiables, on en déduit qu’il n’y a pas besoin d’intervention de l’État dans l’économie pour que l' »harmonie économique » soit réalisée. Constat douloureux pour un Français!

Enfin, dans un chapitre sur la marché libre, il ne faut pas oublier la liberté de choisir son assurance santé. Nous avons vu que l’interlocuteur unique des laboratoires est l’État, le facteur primordial est le remboursement par la Sécu. À cause du monopole public que détient la Sécu, les assurances privées ne peuvent pas discuter avec les laboratoires pour ensuite proposer un meilleur service à leurs clients.

6-1-2 La justice

Le marché, grâce au prix libre, exerce une extraordinaire justice sans contrainte. Ainsi les pays où les gens peuvent payer les médicaments au prix fort, financent la recherche/développement. Grâce à quoi les nouvelles molécules mises sur le marché le sont à des prix modestes dans les pays modestement développés. Leur population peut bénéficier des meilleurs traitements sans supporter les coûts exorbitant et inabordables, pour eux, en recherche et développement. C’est par exemple le cas du Glivec qui coûte 7500 euros par mois aux États-Unis, 3000 en France et quelques dizaines en Inde.

Les socialistes ont, entre autres, ceci d’incohérent c’est qu’ils sont d’accord pour taxer et faire payer ceux qu’ils désignent comme « riches », pour donner à ceux qu’ils désignent comme « pauvres ». Mais quand spontanément et sans contrainte, le marché rend un service bien plus performant, ils le rejettent. A croire que leur plaisir et leur légitimité est de spolier autrui.

6-1-3 la prospérité

Une molécule est vendue cher aux USA parce que les Américains peuvent se la payer. Ce qui veut dire que le niveau de vie américain est supérieur au nôtre. La conséquence est que les Américains se donnent les moyens financiers d’avoir une recherche puissante. Ce qui explique que la recherche et les innovations aux États-Unis sont en pointe et que les malades américains bénéficient des dernières molécules disponibles, des traitements les plus modernes. Cela a des conséquences bénéfiques. Ainsi pour le cancer du sein et de la prostate les États-Unis ont les meilleurs taux de survie à 5 ans.  Autre exemple les États-Unis ont la technologie, les moyens financiers, la confiance en eux, la volonté de prendre en charge de très grands prématurés et de supporter les conséquences à long terme de cette prise en charge. La France a probablement la technologie, mais n’a pas les moyens, ni la confiance, ni la volonté d’en faire autant, au prétexte certes fondé, du risque de séquelles gravissimes.

Pour ce qui concerne la France la situation particulière de manque de médicament révèle donc le niveau très moyen de prospérité du pays. La France ne peut pas payer certains médicaments au prix américain, ni au prix allemand. Notre pays est moins prospère qu’eux. Cela signifie que, comme pour un pays en développement, des populations plus prospères supportent les coûts de la R&D, pour que les Français puissent bénéficier du médicament à un « prix » qu’ils peuvent payer. Cela révèle également l’inadaptation totale d’un système de couverture sociale, mal conçu dès le départ. C’est à dire qu’il n’est pas pensé pour assurer les meilleurs soins pour tous, tout le temps et pour toutes les pathologies. Il est conçu comme un instrument politique d’achat de voix et de rationnement des soins.

6-2 Les matières premières

Certes il peut y avoir, au sein d’un système libre, des ruptures ponctuelles dans la « chaîne de production ».

Par exemple une rupture en matière dite « première ». Il est important de préciser que les matières que met la nature à la disposition de l’humanité ne deviennent « premières » que quand leur rencontre avec le génie humain les a rendues utiles. Avant cette rencontre elles ne sont que des matières inutiles, voire gênantes. Le pétrole, dont on parle beaucoup tant il est important pour notre mode de vie, est resté pendant des millénaires ce liquide visqueux et nauséabond qui empêchait l’agriculture. Cette rupture d’approvisionnement, est rarement, voire jamais, brutale et dure peu de temps dans un système de libre échange. Parce que l’information des prix fonctionne et permet d’anticiper. Quand une matière se raréfie le signal des prix l’annonce, les prix montent. A partir de là plusieurs solutions : des sources de matières dites « première » non rentables le deviennent, le génie humain cherche une matière de substitution, le génie humain cherche à l’économiser pour rendre un service au moins équivalent voire meilleur, avec moins de matière, le génie humain invente une nouveau produit et processus qui se passe de cette matière « première ». Généralement la transition, si transition il doit y avoir, se fait sans à coup.

Les pénuries n’apparaissent que quand l’État se mêle d’économie. Plus il intervient, plus la misère s’étend. Plus il intervient brutalement, blocus ou embargo, nationalisations, plus les conséquences sont brutales. Bien entendu en France, pays de l’économie dirigée, du centralisme démocratique, bien des personnes gobent la légende d’une médecine présentée comme gratuite. La plupart des Français n’imaginent pas qu’un autre système soit possible, encore moins un système meilleur. Le fait que cette médecine soit sans médecins et sans médicaments est secondaire, c’est gratuit! Après la pauvreté subventionnée les gouvernements français ont inventés la pénurie gratuite.

6-3 Les laboratoires pharmaceutiques :

Au sein du marché libre la concurrence et la responsabilité sont les meilleurs stimulants et régulateurs.

La concurrence,qui est libre choix incite les industriels, les laboratoires pharmaceutiques comme les autres, à innover sans cesse pour rendre le meilleurs service au meilleur prix.

La responsabilité implique que chacun est responsable de ces actes et décisions. Par conséquent l’État ne peut venir au secours d’une entreprise et renflouer ses pertes. « Too big to fail » n’existe pas. Il n’est pas question que le contribuable paie pour compenser une défaillance d’entreprise.

L’objectif d’une entreprise est de survivre. Le corollaire est qu’une entreprise doit faire des bénéfices. Et qu’elle doit être libre.

On ne peut pas reprocher à une entreprise de vendre ses produits, fussent-ils des médicaments, au prix le plus favorable. On ne peut pas reprocher à une entreprise de chercher à réduire ses coût pour rester compétitive.

C’est le consommateur qui en profite et c’est lui qui décide. Les stratégies financières contestables ne peuvent être jugées que par le marché et surtout pas politiquement. Si elles fragilisent l’entreprise parce qu’inappropriées, elles en feront une proie pour la concurrence, qui voudra mieux la gérer.

 

7 Libérer l’économie française.

Le manque de médicament touche plus la France que d’autres pays développés. La pénurie de médicaments n’est qu’un symptôme de plus du mauvais état de santé de notre pays. Il y a pénurie de médicaments comme il y a pénurie de travail, pénurie de logements etc…

En bref la particularité Française est que la France ne peut plus se payer les médicaments modernes et innovants, à cause d’une prospérité économique insuffisante. Pour en finir avec les pénuries il faut rendre aux Français la liberté économique, seule voie vers la prospérité et l’abondance https://www.bastiat.net/bastiat-sinvite-dans-le-grand-debat-national/

Il faut en finir avec le monopole de la Sécu. Laisser la liberté de choisir aux Français entre la Sécu et diverses assurances, chacune négociant avec les laboratoires pharmaceutiques le prix du médicaments et proposant un service adapté à leurs clients. Cette liberté de choix implique que les Français aient les moyens de choisir en bénéficiant de l’intégralité de leurs revenus.  Bien entendu leurs revenus ne seront pas amputés par des impôts écrasants.

Il faut des prix libres pour ne pas se priver de l’information des prix.

Il faut simplifier les procédures administratives. Par exemple le délai d’obtention de l’AMM est plus long en France qu’en Allemagne. Il n’est pas de notoriété publique que la qualité allemande soit moindre que la qualité française.

8 Conclusion :

Il faut laisser le dernier mot à Frédéric Bastiat :

En ce qui concerne les politiques suivies pour notre système de soins nous avons maintenant 74 ans de recul. Nous pouvons tirer quelques enseignements valables pour toutes les politiques étatiques.

Par exemple, les pénuries, imprévues, apparues après plusieurs dizaines d’années au sein de notre système de santé, pourraient servir de leçon à tous ceux qui s’excitent et qui agitent des prévisions, présentées aujourd’hui comme absolument dignes de confiance, mais toutes plus alarmistes les unes que les autres, sur « l’urgence écologique ». Donc sur la nécessité absolue qu’auraient les gouvernements de « réagir » aujourd’hui, pour « sauver la planète » …en 2050, au plus tôt…peut-être. Le résultat final à toutes les chances d’être lui aussi une véritable catastrophe.

« Dans la sphère économique, un acte, une habitude, une institution, une loi n’engendrent pas seulement un effet, mais une série d’effets. De ces effets, le premier seul est immédiat ; il se manifeste simultanément avec sa cause, on le voit. Les autres ne se déroulent que successivement, on ne les voit pas ; heureux si on les prévoit.

Entre un mauvais et un bon Économiste, voici toute la différence : l’un s’en tient à l’effet visible ; l’autre tient compte et de l’effet qu’on voit et de ceux qu’il faut prévoir.

Mais cette différence est énorme, car il arrive presque toujours que, lorsque la conséquence immédiate est favorable, les conséquences ultérieures sont funestes, et vice versa. — D’où il suit que le mauvais Économiste poursuit un petit bien actuel qui sera suivi d’un grand mal à venir, tandis que le vrai économiste poursuit un grand bien à venir, au risque d’une petit mal actuel. » Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas. (1850)

 

« Laissez faire, en d’autres termes, respectez la liberté, l’initiative humaine…. » Responsabilité (1850)

« Se conserver, se développer, c’est l’aspiration commune à tous les hommes, de telle sorte que si chacun jouissait du libre exercice de ses facultés et de la libre disposition de leurs produits, le progrès social serait incessant, ininterrompu, infaillible. » La Loi (1850) 

Dr Patrick de Casanove

Président du Cercle Frédéric Bastiat.

Auteur de « Sécu : comment faire mieux »

 


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