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Étiquette : chômage

Libéralisme et inversion du sens des mots et des valeurs

En France s’y rajoute le libéralisme dont on l’accuse de tous les maux, c’est devenu une forme de dédouanement de ses propres erreurs : Pour la gauche, le centre mais malheureusement aussi trop souvent la droite, le libéralisme est le « putching ball » qui leur sert de défouloir bien pratique et ne parlons pas de l’extrême droite qui en fait son tabou absolu.

La France est un Pays Étatique, à l’opposé du libéralisme, et nous devons rappeler régulièrement et le dénoncer comme l’affirmait Frédéric Bastiat : « L’état c’est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre au dépend de tout le monde ».

Entreprises en danger

l’aversion pour le risque de notre société, qu’il soit sanitaire ou financier, interroge. Sans risque, il n’y a pas d’entreprise, quelque qu’elle soit. Des aventuriers mettent en jeu leur vie pour traverser les océans sur des embarcations, de plus en plus modernes, mais perfectibles comme toute fabrication humaine. Des chefs d’entreprise arbitrent tous les jours sur leur positionnement, en fonction de leur ratio, de leur anticipation. Certains d’entre eux engagent tout leur patrimoine dans leur projet. Et quand il faut leur expliquer qu’ils doivent arrêter leur activité pour des raisons sanitaires, il y a nécessairement une part d’incompréhension.

Revenu universel : expérimentations vouées à l’échec?

Le revenu universel pourrait aussi laisser croire que le simple fait d’exister donne un droit de jouir du travail d’autrui. Ses défenseurs vantent l’autonomie qu’il confère, mais il crée en réalité une dépendance encore plus grande vis-à-vis du reste de la société. Cette faute morale mène à la destruction de la responsabilité, fondement essentiel de la civilisation.

Refuser le revenu universel, ce n’est pas refuser la solidarité, c’est la rétablir. Aider son prochain en situation de handicap ou d’infortune nécessite un don sincère, responsable et consenti. Frédéric Bastiat sonnait déjà l’alarme il y a plus de 150 ans : « Il m’est tout à fait impossible de séparer le mot fraternité du mot volontaire. Il m’est tout à fait impossible de concevoir la Fraternité légalement forcée, sans que la Liberté soit légalement détruite, et la Justice légalement foulée aux pieds. »

Reprise de la croissance : la politique économique comme mouche du coche

Emmanuel Macron est un traître, c’est du moins ce disait Edouard Philippe en janvier 2017 en le comparant au Macron de l’Antiquité qui assassina l’empereur Tibère. Etre un traitre en politique n’est pas original. Et ce qu’il y a de positif dans le traître c’est que, quelque part, il se sent en position de devoir réparer la faute morale sur laquelle s’est appuyée son ascension. Pour réparer cette faute, Macron devait en toute priorité réduire la dépense publique, car cela répondait à deux objectifs : le premier est de préparer l’avenir, c’est-à-dire de se mettre en capacité d’affronter le retournement cyclique ; le second est de satisfaire à nos engagements européens. Or, malgré ses engagements, il n’a rien fait. La seule chose qu’il ait faite dans le domaine de la gestion de l’Etat est de nous donner le droit à l’erreur, c’est-à-dire de constater que notre législation est tellement compliquée que personne ne la comprend.
Pourquoi en est-on arrivé là ? Quelle est la légitimité de la montée en puissance systématique des interventions étatiques qu’Emmanuel Macron n’a pas sérieusement remises en question ?