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Étiquette : coronavirus

Lumières Landaises n°115

Contrairement à ce que beaucoup de personnes croient, la crise dite du COVID-19 n’est pas due à la maladie COVID-19. Elle est due à cette classe dirigeante qui nous a délibérément envoyé nous fracasser contre un mur. Une fois que l’on a compris cela il est clair que cette crise met en relief les vices rédhibitoires du socialisme.
Frédéric Bastiat les avait identifiées : l’État a une propension intrinsèque à s’étendre à l’infini, l’État est destructeur, l’État c’est la contrainte, l’État ne se remet jamais en question, l’État soumet et manipule les gens, L’État est nocif.

Crise COVID-19 : découvrez Frédéric Bastiat

Que faire ? Sûrement pas augmenter le rôle de l’État, diminuer la liberté économique, fuir dans la dette, le déficit et la fausse monnaie.
Frédéric Bastiat est un libéral; défenseur des Droits Naturels . « Personnalité, Liberté, Propriété, — voilà l’homme. » La Loi (1850) Ceux qui le connaissent savent que Bastiat est habituellement présenté comme minarchiste
Seul le marché libre grâce à l’information des prix peut être à même de déterminer la valeur des services échangés. L’État a remplacé les prix par des tarifs administratifs. D’où destructions des incitations productives, disparition des informations fiables et pénurie. Rien n’est gratuit même pas la pénurie. La France paie le prix fort pour sa Sécu.

Moratoire de la dette africaine : silence, on fraude !

Car pendant que nous discutons, nous observons sur le terrain la génération spontanée, dans des conflits d’intérêts politico financiers à peine déguisés, d’entreprises et d’intermédiaires sulfureux qui se voient accorder des droits exorbitants et discrétionnaires d’importation de tous matériels sanitaires et autres produits bénéficiaires du plan d’aide, ainsi que la création de « véhicules financiers » de toutes sortes, prêts à recevoir sans aucun contrôle tiers tous les dons de la terre. On passera également sur l’origine de dons privés généreux par des personnalités publiques de sommes considérables qui s’apparentent à du recel humanitaire de biens mal acquis.

Ceci est connu de toutes les parties prenantes, qui ont chacune des raisons (dont leur mauvaise conscience) de ne rien faire pour le dénoncer et encore moins de l’empêcher, au nom de l’urgence et d’un prétendu « intérêt général » supérieur. Le directeur général de l’Agence Française de développement (AFD) déclarait hier (4) : « Pas de corona-morale en Afrique ! Ce n’est pas le moment de conditionner les aides ! ».

Ce slogan pousse-au-crime est sidérant, vicieux et injustifiable, alors que la conditionnalité des aides et le contrôle-sanction de leur réel usage est la clé des problèmes et des solutions des populations africaines. Finalement, ce ne serait jamais le moment de conditionner des aides, jamais le moment d’exiger réellement des comptes ni d’assainir la gouvernance publique. On attend de savoir ce qu’en pense la Chine, le principal créditeur de l’Afrique.

Du confinement évitable au déconfinement problématique. Partie 1

Bien sûr tout le monde peut se tromper. Il faut tenir compte du facteur humain qui est faillible. Au début il est possible de mal interpréter les données disponibles. Les réactions face à un événement sont prises en fonction de la culture, de la mémoire, du contexte, de l’émotivité des décideurs ou de leurs conseillers. Mais, en cas d’erreur, il est toujours possible de corriger. Or les Hommes de l’État, quand ils se sont trompés, ne corrigent pas leurs erreurs. C’est vrai sur le terrain sanitaire comme sur le terrain économique. Ils ne modifient pas leur comportement au fur et à mesure que la réalité du terrain s’impose, à eux comme à tous.
Quand Emmanuel Macron dit « Nous en tirerons toutes les conséquences, en temps voulu, quand il s’agira de nous réorganiser »  C’est une ineptie. C’est tout de suite qu’il faut commencer à corriger et ne pas laisser perdurer les erreurs, au risque d’en faire des fautes dont les conséquences dramatiques auraient pu être évitées.

Du confinement évitable au déconfinement problématique. Partie 2

Réparer l’économie, aux sens contemporain, n’est pas tout. Il faut réparer l’économie au sens de Frédéric Bastiat : la vie. « L’Échange, c’est l’Économie politique, c’est la Société toute entière; car il est impossible de concevoir la Société sans Échange, ni l’Échange sans Société. » Frédéric Bastiat, Harmonies économiques, l’Échange (1850) Il faut le rappeler sans cesse c’est une erreur d’opposer l’économie et la santé. L’un et l’autre sont indissociables.

Cette crise aura des conséquences sociales et humaines importantes. Il est capital que ces conséquences soient positives. Positif ne veut pas dire contrition et repentance pour nos modes de vie, anthropomorphisme vis à vis de Gaïa et SARS-coV2, écologisme et misanthropie. (À ce propos SARS-coV2 n’est pas une punition divine, il ne discute ni avec son papa ni avec Dieu. C’est une saloperie qui tue les gens )
Nous entendons par conséquences positives celles qui nous permettront d’aboutir à l’harmonie économique. C’est l’harmonie des vies, où chacun est libre d’accomplir son projet de vie, sans que l’État intervienne autrement que pour protéger les Droits Naturels Individuels. C’est la prospérité économique et la concorde sociale. C’est une société apaisée où les uns ne vivront pas aux dépens des autres et vice versa.

COVID-19 La vie continue, les combats débiles aussi

Le plus intéressant dans tout cela reste que cette pandémie, au-delà de montrer toute la complexité d’estimer l’impact réel de l’activité humaine sur la nature en général et le climat en particulier, permet aussi de donner un avant-goût assez précis de ce que donnerait la société prônée par les fanatiques décroissantistes : à vouloir absolument régenter l’activité de tous et de chacun, de vouloir la réduire à sa plus simple expression voire à la faire disparaître, on aboutirait à des villes désertées par les voitures interdites, des pénuries, un chômage caricaturalement haut, des tensions explosives au sein de la société, des comportements lamentables, et de façon générale quelque chose dont tout indique que les individus veulent plutôt s’éloigner…

Le confinement, ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas

Ce qu’on ne voit pas c’est que l’humanité a les moyens de venir à bout de l’épidémie avec très peu de dégâts et sans confinement. Cette puissance technologique dont nous disposons aujourd’hui et qui a permis d’éviter le confinement dans plusieurs pays, est le fruit du libre échange et de la prospérité. Elle n’est pas le fruit du hasard, ni de créations étatiques. Elle est le fruit du génie créateur humain. Grâce à d’une multitude d’inventions en chaînes, réparties dans le temps et dans l’espace l’humanité se donne les moyens de sa sécurité sanitaire. Encore faut-il les utiliser. Aucune de ces inventions, innovations qui concourent à cette puissance technologique ne vient d’un seul domaine, d’une seule époque, d’une seule personne, ni d’un seul pays.

Une réponse libérale à l’épidémie de COVID-19?

Quand l’épidémie sera terminée il faudra regarder si les pays entièrement libres ou très libres économiquement, selon les critères de l’Index of Economic Freedom, ont tous réagi comme la Corée du Sud et de Taïwan. On se rendra probablement compte que la culture de chaque pays modèle la réaction. En attendant force est de constater que ces deux pays, qui ont les meilleurs résultats, sont des pays libres économiquement.

« La protection sociale, la justice sociale » 11ème Weekend de la Liberté,

La Sécurité sociale, a été conçue pour « lutter contre (…) les « cinq grands maux » : pauvreté, insalubrité, maladie, ignorance et chômage » en garantissant des prestations en cas de maladie, chômage, retraite. Or nous vivons la pénurie pour faire face à la maladie COVID-19. Nous vivons la crise et le chômage parce que le gouvernement, débordé et paniqué, a pris de mauvaises décisions. Sans oublier les retraites qui ne sont pas assurées. Mais la réforme attendra. La vraie pas un simple changement paramétrique. La protection sociale, la justice sociale étaient les raisons d’être du socialisme, les justifications de son existence. La vérité est sortie nue de l’épidémie : le socialisme c’est la contrainte et la pénurie, et sa protection sociale, très onéreuse, ne tient pas la route. C’est une escroquerie.

Confinement : comment en est on arrivé là.

Le fait que cette épidémie parte de Chine aurait dû nous permettre de nous préparer. Certes le coronavirus COVID-19 se propage très vite. C’est même une des spécificités de cette épidémie. Sur le terrain, le système de santé français n’était pas prêt. Quand on étudie la manière dont le gouvernement Français a réagi on constate que c’est l’exact contraire de ce qu’ont fait les Taïwanais ou les Sud-Coréens.