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Étiquette : croissance

Déficits publics : les quarante ans !

Les prélèvements obligatoires (qui ne sont pas les seules recettes des administrations publiques) sont passés de 39 à 45 % du PIB entre 1979 et 2018. Les baisses des impôts et cotisations sociales n’ont jamais été accompagnées d’une baisse équivalente des dépenses publiques et, jusqu’à présent, ont toujours été suivies par des hausses des prélèvements visant à redresser les comptes publics.

Stagnation, BRI versus Summers

La croissance est morte car les banques centrales ont cassé le régime monétaire mondial. Les banques centrales continuent d’agir sur la base d’un paradigme de représentation où les systèmes bancaires et monétaires sont fondamentalement de nature hiérarchique, dans le cadre d’espaces économiques essentiellement fermés où la monnaie, sa création et son contrôle restent sous la tutelle étroite d’une banque centrale souveraine qui sert de sas de passage obligé pour les relations économiques internationales. Avec la mondialisation, ce système a vécu.

Reprise de la croissance : la politique économique comme mouche du coche

Emmanuel Macron est un traître, c’est du moins ce disait Edouard Philippe en janvier 2017 en le comparant au Macron de l’Antiquité qui assassina l’empereur Tibère. Etre un traitre en politique n’est pas original. Et ce qu’il y a de positif dans le traître c’est que, quelque part, il se sent en position de devoir réparer la faute morale sur laquelle s’est appuyée son ascension. Pour réparer cette faute, Macron devait en toute priorité réduire la dépense publique, car cela répondait à deux objectifs : le premier est de préparer l’avenir, c’est-à-dire de se mettre en capacité d’affronter le retournement cyclique ; le second est de satisfaire à nos engagements européens. Or, malgré ses engagements, il n’a rien fait. La seule chose qu’il ait faite dans le domaine de la gestion de l’Etat est de nous donner le droit à l’erreur, c’est-à-dire de constater que notre législation est tellement compliquée que personne ne la comprend.
Pourquoi en est-on arrivé là ? Quelle est la légitimité de la montée en puissance systématique des interventions étatiques qu’Emmanuel Macron n’a pas sérieusement remises en question ?