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Étiquette : FLN

17 octobre 1961 : un « massacre » imaginaire

– Le 18 octobre, à 04 heures du matin, le bilan qui parvint à Maurice Legay le directeur général de la police parisienne était donc de 3 morts, pour rappel, Guy Chevallier, Abdelkader Déroues et Lamara Achenoune. Nous sommes donc loin des dizaines ou des centaines de morts et de « noyés » auxquels la bien-pensance française rend annuellement hommage !!!

Histoire des Harkis

En 1961, le FLN est pratiquement éliminé d’Algérie, la victoire sur le terrain est totale. Reste une armée rebelle en Tunisie qui a depuis longtemps abandonné l’idée de pénétrer sur le territoire algérien.

Et pourtant le pouvoir politique français décide de négocier avec le FLN pour se débarrasser des problèmes que lui cause, sur le plan international, ce conflit en milieu musulman, alors que les indépendances se multiplient en Afrique et au Moyen-Orient. Il entame donc des négociations, exclusivement avec le FLN, en Suisse et à Evian. Il en résulte un cessez-le-feu le 19 Mars 1962. Un Exécutif Provisoire est installé, dans lequel le FLN a toute sa place. C’est une sorte de Gouvernement qui a comme tâche principale de préparer un referendum sur l’indépendance. Ces accords, appelés accords d’Evian, organisent le cessez-le-feu, prévoient le traitement réservé aux Européens, mais ne disent rien sur les musulmans engagés dans l’armée française, car le FLN ne veut pas entendre parler de ce thème. Il s’en tiendra à la promesse toute verbale de ne pas recourir aux représailles.

En effet, le FLN étant un parti totalitaire d’inspiration islamo -révolutionnaire, il était exclu qu’une partie de la population puisse ne pas être d’accord avec sa ligne, et devenir une opposition, même modérée.

Témoignage : le martyre des Harkis

La dernière fois que j’ai vu Cheikh ben Sassi, c’était la nuit, les drapeaux verts du FLN flottaient, sauf chez lui, sur tous les toits de son quartier. Je le voyais pour essayer de sauver les siens. Il a gratté le sol du sable devant sa maison. Il en a sorti une boite où étaient enfouies ses décorations « le sang de mes enfants et de mes petits-enfants retombera sur la tête de de Gaulle et de ses successeurs » furent ses derniers mots.