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Étiquette : Gilets Jaunes

Démocratie, Inflation législative et réglementaire

Mais la tentation législative ne concerne pas uniquement les appetits égoïstes des particuliers ; l’existence de l’option démocratique titille aussi les cordes de la vanité et de la démesure, présentes dans la tête de bien des hommes. Lorsqu’elles sont pincées, ces cordes les irradient de vibrations qui les altère au point que leur vocabulaire se réduit à deux uniques mots : “yaka” et “fokon” et que leur perception change si bien que leurs yeux ne leur renvoie plus que deux images : celle de la démocratie qui prend la forme d’un marteau gigantesque, d’une part ; et celle du reste du monde qui prend celle d’un énorme clou, d’autre part. Lorsque la métamorphose est achevée, ils sont devenus des démiurges constructivistes.
Les démiurges constructivistes n’envisagent pas d’utiliser la démocratie égoïstement comme une vulgaire pompe à ressource servant à mettre du beurre dans les épinards. Eux, sont bien au dessus de tout ça et regardent amoureusement le marteau et voudraient bien le tenir afin de pouvoir enfin remodeler l’humanité et la guérir de ses maux supposés à coups de lois.

Révoltes fiscales et Jacqueries

Pendant très longtemps, l’impôt n’est jamais qu’un tribut imposé aux vaincus. Au XIVe-XVe siècles cependant, les besoins des États augmentent considérablement. Ils s’aperçoivent alors qu’ils sont dans l’incapacité de se contenter de rançonner les vaincus et qu’ils vont être obligés de se tourner vers une partie de leur population. Sous Charles VI, en 1382, a lieu la révolte des Maillotins, qui tire son nom des maillets dont les révoltés se sont emparés en pillant l’Hôtel de ville. Ils se rebellent contre l’instauration de nouvelles taxes. Les Maillotins seront par la suite massacrés par l’armée royale. La vie quotidienne des Français va être rythmée par ces révoltes, qui vont devenir de plus en plus fréquentes et de plus en plus populaires.
A partir de ce moment-là, l’impôt va obéir à deux logiques : une logique de la contrainte et une logique de l’assentiment….

Participons au Grand Débat, Fiscalité et dépenses : Les propositions de l’IREF

Il faut sans doute se méfier de ce Grand Débat qui risque de créer de grandes frustrations chez ceux, la très grande majorité sans doute, qui sentiront qu’ils n’ont pas été entendus. On sait quand commence le débat, mais nul ne sait où, quand et comment il se termine car il peut être entraîné comme un tourbillon dans une course folle aux idées irréalistes autant que dangereuses. Le gouvernement en était bien conscient probablement, pour avoir essayé d’encadrer ce déballage dans des questionnaires étriqués et partiaux et sur la base de données livrées par les administrations elles-mêmes. Tout est fait pour suggérer des réponses numériques à des questions concises et limitées ou organiser des réunions soumises à une charte stricte. Ce cadre est d’ailleurs très orienté en faveur du renforcement de l’administration et de l’accroissement des charges publiques ! Mais personne ne sait ce qui en sortira, et peut-être le pire. Déjà, M. Macron laissait entendre, le 31 janvier, que l’agit-prop entretenue par des poignées de gilets jaunes pourrait devenir un moyen permanent d’expression à défaut de savoir y mettre fin ! Prenant acte de la réalité d’une société « du commentaire permanent », raconte Le Figaro après l’entretien du Président avec des journalistes, il veut instaurer, selon ses propres mots, une société « du débat permanent, de la « délibération permanente ». Quel aveu d’impuissance ! Le rôle du gouvernement n’est-il pas d’assurer la paix civile plutôt que de transformer la France en cour de manifestation sans même savoir comment en maîtriser les violences ?

Le crie de l’oie quand on la plume

« L’art de l’imposition consiste à plumer l’oie pour obtenir le plus possible de plumes avant d’obtenir le moins possible de cris » disait Colbert qui s’y connaissait. Il fut Contrôleur général des finances de 1665 à 1683.
Les prélèvements obligataires, dont les prélèvement fiscaux font partie, ne sont que du vol légal. Sur ce sujet il est difficile d’écrire mieux que ne l’a fait Frédéric Bastiat dans son texte majeur « La loi » (1850) on ne peut plus d’actualité. En voici quelques extraits :

“Jacqueries et révoltes fiscales au cours de l’histoire”

Face à la contestation fiscale, le principe qui naît à la fin du XVIIIe siècle associant « taxation » et « représentation » et substituant à partir de 1789 des « contributions » aux « impôts » est supposé satisfaire les attentes populaires. Il a de fait redonné dans un premier temps une forme de légitimité au prélèvement fiscal ; mais ce principe qui fonde l’action publique sur le contrôle démocratique est aujourd’hui en voie d’être lui-même emporté par la conviction de plus en plus largement répandue au sein de la population française et plus largement de celle des pays développés, d’un retour à la fois de l’excès du prélèvement et du mésusage des fonds

Les gilets jaunes : pourquoi l’explosion d’une jacquerie en France au XXIè siècle ?

Industrie et désindustrialisation. Les gilets jaunes : pourquoi l’explosion d’une jacquerie en France au XXIè siècle ? La révolte des gilets jaunes a été déclenchée par une nouvelle taxe sur les carburants, une taxe de trop qui a mis le feu aux poudres. Elle est l’expression d’un profond sentiment de frustration d’une partie de la population. Le combat qui est mené avec [ … ]