Loading...

Étiquette : impôts

Les entreprises ne paient jamais d’impôt !

Lorsque les gouvernements successifs annoncent qu’ils vont taxer les entreprises, ils abusent de l’ignorance de la majorité des électeurs en matière d’économie. Nombreux sont ceux qui confondent l’entreprise et l’actionnaire et pensent que c’est le « patron » (dont on ne distingue pas bien s’il est propriétaire/actionnaire ou juste dirigeant salarié), et pas eux, qui va payer. Il est donc moins dangereux politiquement (à court terme en tout cas) d’augmenter les impôts des entreprises que ceux des particuliers.  Le cynisme (ou l’ignorance, on ne sait pas ce qui est le pire) des élus, des syndicats, des partis de gauche et de la presse qui prétendent protéger les faibles et leur font payer toujours plus d’impôts est consternant.

La dette publique n’est pas un « choix responsable »

Certes, même si l’on doit admettre que la politique étatique ne peut pas avoir d’effet global positif sur la production, on peut considérer cependant que la politique consistant pour l’État à se porter garant des emprunts des entreprises – comme cela a été décidé – est plus justifiée que d’autres politiques. Par ailleurs la politique de chômage partiel aide utilement les salariés à franchir la période de récession actuelle. Mais il sera important de faciliter le retour à une situation productive normale, d’autant plus que des entreprises auront à rembourser leurs emprunts et qu’il faudra rembourser la dette due à l’augmentation du chômage. Pour cela la diminution des impôts (ou, tout au moins, de certains d’entre eux) et la diminution des règlementations joueraient un rôle essentiel. (…) Il existerait par contre une décision politique qui aurait des effets positifs sur la production nationale, celle qui consisterait à diminuer la fiscalité et plus particulièrement à diminuer ou à supprimer les impôts qui ont les conséquences les plus néfastes (par exemple la progressivité des impôts). En effet, les impôts diminuent les incitations productives (incitation à travailler, à entreprendre, à épargner, à investir, etc.). En supprimant ou en diminuant les impôts aux effets les plus négatifs on ne peut pas dire qu’on fait une politique de relance, mais on fait une politique de suppression d’une activité publique de freinage économique.

Dettes et déficits : faire payer les autres.

La conséquence est que ce sont nos enfants et petits enfants qui paieront les dettes parce que les Hommes de l’État n’ont pas eu le courage d’assumer leurs actes. Ils ont augmenté les domaines d’intervention de l’État et augmenté les dépenses publiques. Certes ils ont augmenté massivement les prélèvements obligatoires ( au point de les rendre “insupportables” …mais toujours supportés! ). Mais ils ne les ont pas augmentés autant qu’ils auraient dû pour équilibrer leurs dépenses inconsidérées. Ils ont choisi d’endetter la France.

Marché politique et niches fiscales

On assiste donc, par le jeu des niches, à une dégradation en profondeur du système fiscal pour des avantages économiques pourtant douteux. Les contribuables sont en effet incités à développer des activités qu’ils n’auraient pas spontanément choisie. Le pouvoir d’achat des consommateurs est drainé quelques temps vers tel ou tel secteur au détriment de tel ou tel autre, sans la moindre explication rationnelle, sinon l’influence de ses représentants. Complexité, dysfonctionnements, irrationalité, incohérences, gestion de plus en plus lourde, rupture d’égalité, quasi-irresponsabilité : le scepticisme sur les vertus de l’interventionnisme fiscal a de multiples fondements. Et pourtant, le fait est là. Les niches fiscales sont tellement intégrées dans la pratique des gouvernants du moment qu’il serait illusoire d’imaginer les éradiquer en totalité. Il faudrait à la France un nouveau Vauban ou un nouveau Boisguilbert, qui ait à la fois le courage et les convictions de réformer de fond en comble la fiscalité française.

Enfer et paradis fiscal. Peut-on sortir de l ‘Enfer ?

Beaucoup d’entre nous ont l’impression de payer toujours plus d’impôts, de taxes, de cotisations, et j’en passe. Malheureusement, ce n’est pas qu’une désagréable impression : c’est aussi une triste réalité confirmée par les statistiques. Pour calculer le poids des prélèvements obligatoires, on se réfère traditionnellement au PIB (produit intérieur brut), qui est un indicateur économique international mettant en évidence la richesse produite chaque année dans un pays. Confronter le montant des prélèvements obligatoires au PIB permet ainsi de savoir quelle est la part de la richesse nationale prélevée chaque année par l’Etat pour accomplir les différentes missions qu’il s’est fixé (services publics, redistribution, etc.). Malheureusement, cette part tend en France à grossir indéfiniment.

Révoltes fiscales et Jacqueries

Pendant très longtemps, l’impôt n’est jamais qu’un tribut imposé aux vaincus. Au XIVe-XVe siècles cependant, les besoins des États augmentent considérablement. Ils s’aperçoivent alors qu’ils sont dans l’incapacité de se contenter de rançonner les vaincus et qu’ils vont être obligés de se tourner vers une partie de leur population. Sous Charles VI, en 1382, a lieu la révolte des Maillotins, qui tire son nom des maillets dont les révoltés se sont emparés en pillant l’Hôtel de ville. Ils se rebellent contre l’instauration de nouvelles taxes. Les Maillotins seront par la suite massacrés par l’armée royale. La vie quotidienne des Français va être rythmée par ces révoltes, qui vont devenir de plus en plus fréquentes et de plus en plus populaires.
A partir de ce moment-là, l’impôt va obéir à deux logiques : une logique de la contrainte et une logique de l’assentiment….

L’HOMME, L’EUROPE, L’AVENIR

L’homme cherche depuis toujours la meilleure façon d’organiser la société dans laquelle il vit. Partout dans le monde et à toutes les époques, les religions ont apporté une solution durable, parfois violente. Ce moment semble terminé : les migrations ont affaibli l’homogénéité culturelle et religieuse des pays européens, et les progrès scientifiques et économiques ont bouleversé les structures sociales. L’évolution s’accélère sur les deux plans, et la société dans laquelle l’individu naît ne ressemblera pas du tout à celle dans laquelle il terminera sa vie. Le progrès est discuté, contesté parce qu’il va très vite et qu’il impose à chacun de s’adapter sans arrêt à de nouvelles conditions de vie. En laissant de plus en plus de monde sans perspective, sans avenir stable, sans certitude, il crée des conditions qui peuvent se retourner contre lui. Comment les sociétés modernes en sont-elles arrivées là ? Comment réenchanter le monde ?

Les infortunes de la concurrence

Les infortunes de la concurrence Introduction : Même si tout le monde semble d’accord pour dire que la concurrence est un pilier du capitalisme et de la richesse des nations, cette notion subit des critiques nombreuses, perfides et injustes, jusqu’à traverser un chemin de croix qui rappelle les tourments épouvantables de la pauvre Justine dans le magnifique livre de Sade [ … ]

Lumières landaises n° 110

Bulletin de liaison Lumières Landaises 110. Vous y retrouverez le compte rendu de la conférence d’Yves Montenay “Regard lucide sur la relation Europe-Monde arabe aujourd’hui”, le compte-rendu de la conférence du Général Jacques Favin-Lévêque “La sécurité comme cause de la prospérité des nations : l’Europe de la défense” . Vous prendrez connaissance de l’annonce de la conférence de Jean-Marc Daniel le 9 mars “Les jacqueries et les révoltes fiscales autour de l’Histoire”. Vous y lirez les billets du président “France-Monde arabe : relation d’hommes malades” et “Le crie de l’oie” … quand on la plume! Vous y découvrirez de nombreuses citations de Bastiat, toutes d’actualité!

Le crie de l’oie quand on la plume

« L’art de l’imposition consiste à plumer l’oie pour obtenir le plus possible de plumes avant d’obtenir le moins possible de cris » disait Colbert qui s’y connaissait. Il fut Contrôleur général des finances de 1665 à 1683.
Les prélèvements obligataires, dont les prélèvement fiscaux font partie, ne sont que du vol légal. Sur ce sujet il est difficile d’écrire mieux que ne l’a fait Frédéric Bastiat dans son texte majeur « La loi » (1850) on ne peut plus d’actualité. En voici quelques extraits :

“Jacqueries et révoltes fiscales au cours de l’histoire”

Face à la contestation fiscale, le principe qui naît à la fin du XVIIIe siècle associant « taxation » et « représentation » et substituant à partir de 1789 des « contributions » aux « impôts » est supposé satisfaire les attentes populaires. Il a de fait redonné dans un premier temps une forme de légitimité au prélèvement fiscal ; mais ce principe qui fonde l’action publique sur le contrôle démocratique est aujourd’hui en voie d’être lui-même emporté par la conviction de plus en plus largement répandue au sein de la population française et plus largement de celle des pays développés, d’un retour à la fois de l’excès du prélèvement et du mésusage des fonds

Le programme des Gilets jaunes n’est pas libéral

Le programme des Gilets jaunes n’est pas libéral Le mouvement de Gilets jaunes rassemble une immense quantité de Français, de toutes conditions, autour d’un espoir de changement et d’une amélioration de la qualité de vie, essentiellement grâce à un l’obtention d’un meilleur pouvoir d’achat. Ce que l’on présente comme le « programme » ou les « revendications » des Gilets Jaunes  est extrêmement protéiforme. [ … ]

11 nouveaux impôts ou équivalents depuis juin 2017

par Jean-Philippe Delsol & Frédéric Subra & Maïlys de Meyer & Philippe Battiston, le 22 novembre 2018 lecture : 7 min   https://fr.irefeurope.org/Publications/Etudes-et-Monographies/article/La-hausse-sans-fin-des-prelevements-obligatoires La hausse sans fin des prélèvements obligatoires 11 nouveaux impôts ou équivalents depuis juin 2017 Le gouvernement a annoncé une baisse des impôts de 25 milliards d’euros en 2019. Mais, pour les fiscalistes du cabinet Delsol Avocats, [ … ]

1000 milliards d’euros : nous sommes vraiment les champions !

1000 milliards d’euros : nous sommes vraiment les champions ! Certes cela faisait longtemps qu’on en parlait, mais malgré tous les efforts d’augmentation des anciens impôts par ci, de création de nouvelles taxes par là, d’extension ailleurs de multiples prélèvements et contributions, on s’en rapprochait certes, mais on n’y arrivait pas. Or cette fois-ci c’est bon, car nous venons d’apprendre grâce au [ … ]

L’INDISPENSABLE RÉFORME FISCALE

  Au cours des années récentes, l’opinion publique est devenue progressivement plus consciente des excès et des défauts du système fiscal français, ce qui a été traduit dans l’expression devenue fameuse “le ras-le-bol fiscal”. La nécessité d’une réforme fiscale est donc devenue plus pressante, même si elle a toujours constitué un leitmotiv de la politique. Mais les réponses qui sont [ … ]

Présidentielle 2017 : dernière chance avant la révolution ?

Présidentielle 2017 : dernière chance avant la révolution ? L’exemple Turgot, l’espoir Bastiat   1 Introduction : Pour accomplir de grandes actions, il est dit qu’un homme politique nouvellement élu doit agir promptement. Sinon il risque de voir le soutien populaire, indispensable pour faire passer des mesures difficiles, l’abandonner. Passée la période de la « lune de miel », qui traditionnellement correspond [ … ]

L’impôt à la source coûtera cher aux contribuables

La retenue à la source, qui entre en vigueur au 1er janvier 2019, devait être neutre. En fait elle coûtera cher au contribuable, sous diverses formes. Sommaire – L’emprunt forcé – Les revenus exceptionnels paieront deux fois – Le plafonnement de l’IFI sera limité L’emprunt forcé Déjà, les contribuables ont compris qu’ils feraient une avance d’impôt à l’Etat. Après avoir [ … ]