Loading...

Étiquette : interventionnisme

Marché politique et niches fiscales

On assiste donc, par le jeu des niches, à une dégradation en profondeur du système fiscal pour des avantages économiques pourtant douteux. Les contribuables sont en effet incités à développer des activités qu’ils n’auraient pas spontanément choisie. Le pouvoir d’achat des consommateurs est drainé quelques temps vers tel ou tel secteur au détriment de tel ou tel autre, sans la moindre explication rationnelle, sinon l’influence de ses représentants. Complexité, dysfonctionnements, irrationalité, incohérences, gestion de plus en plus lourde, rupture d’égalité, quasi-irresponsabilité : le scepticisme sur les vertus de l’interventionnisme fiscal a de multiples fondements. Et pourtant, le fait est là. Les niches fiscales sont tellement intégrées dans la pratique des gouvernants du moment qu’il serait illusoire d’imaginer les éradiquer en totalité. Il faudrait à la France un nouveau Vauban ou un nouveau Boisguilbert, qui ait à la fois le courage et les convictions de réformer de fond en comble la fiscalité française.

Quelle société pour les Français

Emmanuel Macron, en lançant le Grand débat, semble donc bien s’être trompé d’objectif : plutôt que d’interroger les Français sur ce qu’il faut faire pour sortir le pays de l’ornière, il eut été plus utile qu’il leur demandât quel est le type de société dans lequel ils veulent vivre. Cela eut bien été, en démocratie, un choix fondamental revenant au peuple, les moyens techniques pour y parvenir relevant de la responsabilité des dirigeants.

Les infortunes de la concurrence

Les infortunes de la concurrence Introduction : Même si tout le monde semble d’accord pour dire que la concurrence est un pilier du capitalisme et de la richesse des nations, cette notion subit des critiques nombreuses, perfides et injustes, jusqu’à traverser un chemin de croix qui rappelle les tourments épouvantables de la pauvre Justine dans le magnifique livre de Sade [ … ]

Reprise de la croissance : la politique économique comme mouche du coche

Emmanuel Macron est un traître, c’est du moins ce disait Edouard Philippe en janvier 2017 en le comparant au Macron de l’Antiquité qui assassina l’empereur Tibère. Etre un traitre en politique n’est pas original. Et ce qu’il y a de positif dans le traître c’est que, quelque part, il se sent en position de devoir réparer la faute morale sur laquelle s’est appuyée son ascension. Pour réparer cette faute, Macron devait en toute priorité réduire la dépense publique, car cela répondait à deux objectifs : le premier est de préparer l’avenir, c’est-à-dire de se mettre en capacité d’affronter le retournement cyclique ; le second est de satisfaire à nos engagements européens. Or, malgré ses engagements, il n’a rien fait. La seule chose qu’il ait faite dans le domaine de la gestion de l’Etat est de nous donner le droit à l’erreur, c’est-à-dire de constater que notre législation est tellement compliquée que personne ne la comprend.
Pourquoi en est-on arrivé là ? Quelle est la légitimité de la montée en puissance systématique des interventions étatiques qu’Emmanuel Macron n’a pas sérieusement remises en question ?

Les causes du déclin français et comment en sortir

  Tous les indicateurs de l’activité économique du pays nous indiquent que notre économie peine à fonctionner au rythme des autres pays européens, et tout particulièrement des pays les plus dynamiques. Le taux moyen de croissance du PIB est constamment plus faible que celui de nos voisins : 1,2 % par exemple en 2016 contre 1,8 % pour l’Union européenne à 15, et [ … ]

En finir avec le socialisme : le libéralisme

En finir avec le socialisme : le libéralisme. Nombreux sont ceux qui sentent plus ou moins confusément que le système français a échoué. Mais la confusion des idées est telle qu’on accuse souvent le libéralisme – ou même “l’ultralibéralisme” – d’être la cause des échecs actuels, alors que tous les gouvernements, qu’ils soient de droite ou de gauche, ont fait [ … ]