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Étiquette : Islam

Journal des Libertés Printemps 2021

Dans ce numéro : l’islam est-il compatible avec les valeurs de liberté ? Cette question est plus fondamentalement celle de la compatibilité de l’islam avec les valeurs occidentales de liberté, de responsabilité, de démocratie… D’une manière générale, l’islam peut permettre le libéralisme économique par indifférence, parce qu’il ne s’en occupe pas ; il admet certaines libertés privées, mais il nie le libre arbitre de l’homme. Il ne peut donc pas être libéral dans son acception pleine, et non seulement économique, qui croit que la liberté est au fondement de toute humanité — pour permettre la recherche par chacun de ses propres fins — et qui fonde l’avenir et la prospérité des civilisations sur la liberté humaine.

Libéralisme, Laïcité, Intégration

La laïcité consiste à ne pas juger les croyances. Il appartient aux individus, et non à l’État, de savoir si leur foi est compatible ou non avec la démocratie et la culture nationale, et d’en tirer les conclusions, c’est-à-dire de rester en France si la réponse est positive, de s’adapter ou de la quitter sinon.
La disparition de l’homogénéité génère des contradictions entre les valeurs importées et les valeurs nationales, et une tentation communautariste qui utilise les droits-liberté pour les réduire. Le respect de la loi républicaine et l’adhésion à la culture française sont des conditions indépassables pour vivre en France. Il ne se discute pas. Les religions qui s’y opposent n’ont pas vocation à être présentes en France.

Emmanuel Macron à la recherche d’ «un islam de France »

Pour ce qui est, tout, d’abord de la compatibilité de l’islam avec nos valeurs, il faut bien voir que les trois valeurs : liberté, égalité, tolérance, sur lesquelles les démocraties sont fondées sont incompatibles avec l’islam. Dans l’islam les hommes ne jouissent pas d’une liberté de conscience et ils sont contraints d’obéir aux volontés de Dieu telle qu’elles lui ont été révélées par le message adressé à Mahomet. Dans une société musulmane, par ailleurs, il n’y a pas d’égalité entres les individus : pas d’égalité entre l’homme et la femme, pas d’égalité non plus entre le croyants et les gens du Livre, et l’esclavage est admis. Enfin, pas de tolérance : les croyants sont conviés à combattre et éliminer les incroyants et a contraindre les gens du Livre à se convertir à l’islam. De surcroit, il faut bien comprendre que dans une société démocratique les citoyens obéissent aux lois qu’ils se donnent à eux-mêmes, alors que dans une société islamiques les hommes obéissent aux lois dictées par Dieu
Ce qu’attend notre président de cet « islam de France », c ‘est qu’il cesse de vouloir être conquérant, qu’il admette la liberté de croyance des individus, qu’il proclame que les hommes sont tous égaux entre eux, qu’il tolère qu’il puisse y avoir dans la société des incroyants et des adeptes d’autres religions, qu’il admette que les hommes disposent du pouvoir de s’administrer eux-mêmes, etc….en somme, un islam sans islam qui ne serait guère différent, finalement, du christianisme. La partie est donc très loin d’être gagnée.

Pourquoi avons-nous tant de problèmes avec l’ Islam ?

Emmanuel Macron , en visite en Algérie pendant sa campagne électorale, n’avait pas hésité, on s’en souvient, à déclarer sur une chaine de télévision locale que «  la colonisation est un crime contre l’humanité », et la France, précisément, a été une grande puissance coloniale : une telle déclaration, des plus inopportune, ne peut qu’attiser les rancœurs et induire du ressentiment
Ce dont il convient de se souvenir, c’est de la conclusion à laquelle Arnold Toynbee, mort en 1975, était parvenu en étudiant l’histoire des civilisations, qui est la suivante : « Les civilisations ne sont pas assassinées, elles se suicident ». On ne peut que constater que les évolutions en cours ,dans nos sociétés, sont tout à fait conformes aux constats de ce grand historien anglais : beaucoup des dispositions que nous prenons actuellement, dans nos sociétés, pour accueillir tous ces migrants confirment bien les craintes qu’avait exprimé Arnold Toynbee .

La fragmentation croissante de la société française : quelle solution ?

La sagesse voudrait, donc, qu’en attendant que ces évolutions s’opèrent dans l’esprit de tous les musulmans français qui ne sont pas encore intégrés on bride au maximum les arrivées de nouveaux immigrants : c’est la mesure essentielle à prendre, une mesure de sagesse à adopter au titre du principe de précaution introduit dans notre Constitution en 2004.
Curieusement, bien qu’étant prioritaire, cette sage précaution ne semble pas devoir figurer dans l’arsenal des mesures prévues par le projet de loi qui est en préparation et dont on nous dit qu’il serait soumis au parlement en début d’année prochaine.

Mali : une libération d’otages qui marque un vrai tournant dans la guerre

A travers la libération des otages, le plan franco-algérien  qui a pour but le retour dans le jeu politique des Touareg ralliés au leadership d’Iyad ag Ghali,  et de ceux des Peul suivant Ahmadou Koufa, se déroule donc pour le moment parfaitement. L’Algérie éloigne ainsi le danger EIGS de ses frontières, et la France va pouvoir concentrer tous ses efforts sur ce dernier avant d’alléger le dispositif Barkhane.

Civilisation : Les flux migratoires et mutation de notre société.

Certains observateurs, au nom du mondialisme et de la bienpensance régnante, expliquent volontiers que tous les immigrés que la France avait accueillis précédemment s’étaient parfaitement intégrés à la nation. Ils en prennent prétexte pour affirmer que les nouveaux arrivants s’intègreront parfaitement, eux aussi, à leur tour. Ils négligent un fait important : ces Polonais, ces Italiens, ces Grecs, ces Portugais…… qui étaient venus s’installer en France étaient tous de la même civilisation que le pays d’accueil. Ils n’avaient donc pas à changer d’identité, mais seulement de culture, ce qui est beaucoup plus aisé. Et il faut, là, rappeler la différence fondamentale existant entre les notions de culture et de civilisation.