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Étiquette : perte de chance

Le pass sanitaire discrimine et entrave l’accès aux soins

L’objectif n’est pas d’éviter la contamination, mais que cette contamination se fasse dans les règles.

Les partisans du pass-sanitaire ont largement manié le sophisme. Le plus fréquent était « Si des personnes choisissent librement de ne pas se faire vacciner, cela veut dire qu’elles acceptent librement de ne pas aller au restaurant ». Il serait étonnant de les entendre utiliser celui-ci « Si des personnes choisissent librement de ne pas se faire vacciner, cela veut dire qu’elles acceptent librement de ne pas aller se faire soigner, ou de ne pas accompagner leur enfant malade se faire soigner. » 

À partir du moment où l’on crée une condition à l’accès aux soins, il est incontestable que l’on entrave l’accès aux soins. Sans entrave veut dire sans condition. Bizarrement pour le Conseil constitutionnel, une condition d’accès aux soins n’est pas une entrave. Pour lui un accès libre aux seules urgence élimine toute entrave à l’accès à tous les soins. Or les soins ne se réduisent pas aux soins urgents. Contrairement à ce qu’à l’air de penser le Conseil, les soins programmés sont aussi des soins.

Déprogrammation d’interventions, perte de chance.

« C’est en 1945 qu’Ambroise Croizat a eu le courage politique de lancer l’idée d’une protection sociale pour laquelle chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins. » Source 
Cependant, cette maxime n’a jamais pu être mise en œuvre parce que, structurellement, un système reposant sur la « spoliation légale » ne peut fonctionner, parce qu’injuste. Le rationnement préside la marche de la Sécu : déremboursements, personnes ou pathologies non couvertes, fermetures de lits.
La gestion gouvernementale de la COVID lui a porté un nouveau coup. La Sécurité sociale, « mythe républicain », fierté nationale et modèle social, n’a pas permis à tous les Français d’être soignés selon leurs besoins. Les Français sont contraints de prépayer leurs dépenses de santé et, pour la première fois dans leur histoire, des soins nécessaires non seulement ne leur ont pas été donnés, mais leur ont été interdits. 
Quand on regarde ce que le gouvernement a fait de la France aujourd’hui, avec une économie ruinée, des gens brisés, l’incertitude totale du lendemain, l’insécurité, la peur comme moyen de gouvernement, les jours heureux sont devenus les jours de malheur et le Droit de vivre celui d’être enfermé. Il a trahi les « idéaux de la Sécurité Sociale ».