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Macron : 2017 la pérestroika, 2019 la glasnost, 2022/23 l’effondrement ?

De 1985 et 1991 six ans se sont écoulées entre la perestroïka et l’effondrement. Si six ans sont comptés à partir de 2017 nous arrivons en 2023. Nous vivons dans le pays de la monarchie présidentielle absolue. 2022 sera l’année de l’élection du monarque. Si cet scrutin ne débouche pas sur l’élection d’une personne à la politique novatrice, c’est à dire en rupture avec ce qui constitue l’acte fondateur de l’étatisme français moderne et de son totalitarisme mou, alors il est permis de penser que l’effondrement pourrait être proche. En août 1991 eu lieu le putsch de Moscou. Si la personne élue en 2022 n’est pas novatrice, personne ne sait la tournure que prendront les événements

Lumières landaises n° 110

Bulletin de liaison Lumières Landaises 110. Vous y retrouverez le compte rendu de la conférence d’Yves Montenay « Regard lucide sur la relation Europe-Monde arabe aujourd’hui », le compte-rendu de la conférence du Général Jacques Favin-Lévêque « La sécurité comme cause de la prospérité des nations : l’Europe de la défense » . Vous prendrez connaissance de l’annonce de la conférence de Jean-Marc Daniel le 9 mars « Les jacqueries et les révoltes fiscales autour de l’Histoire ». Vous y lirez les billets du président « France-Monde arabe : relation d’hommes malades » et « Le crie de l’oie » … quand on la plume! Vous y découvrirez de nombreuses citations de Bastiat, toutes d’actualité!

Le crie de l’oie quand on la plume

« L’art de l’imposition consiste à plumer l’oie pour obtenir le plus possible de plumes avant d’obtenir le moins possible de cris » disait Colbert qui s’y connaissait. Il fut Contrôleur général des finances de 1665 à 1683.
Les prélèvements obligataires, dont les prélèvement fiscaux font partie, ne sont que du vol légal. Sur ce sujet il est difficile d’écrire mieux que ne l’a fait Frédéric Bastiat dans son texte majeur « La loi » (1850) on ne peut plus d’actualité. En voici quelques extraits :

Reprise de la croissance : la politique économique comme mouche du coche

Emmanuel Macron est un traître, c’est du moins ce disait Edouard Philippe en janvier 2017 en le comparant au Macron de l’Antiquité qui assassina l’empereur Tibère. Etre un traitre en politique n’est pas original. Et ce qu’il y a de positif dans le traître c’est que, quelque part, il se sent en position de devoir réparer la faute morale sur laquelle s’est appuyée son ascension. Pour réparer cette faute, Macron devait en toute priorité réduire la dépense publique, car cela répondait à deux objectifs : le premier est de préparer l’avenir, c’est-à-dire de se mettre en capacité d’affronter le retournement cyclique ; le second est de satisfaire à nos engagements européens. Or, malgré ses engagements, il n’a rien fait. La seule chose qu’il ait faite dans le domaine de la gestion de l’Etat est de nous donner le droit à l’erreur, c’est-à-dire de constater que notre législation est tellement compliquée que personne ne la comprend.
Pourquoi en est-on arrivé là ? Quelle est la légitimité de la montée en puissance systématique des interventions étatiques qu’Emmanuel Macron n’a pas sérieusement remises en question ?

« Les Jacqueries et les révoltes fiscales au cours de l’histoire »

Face à la contestation fiscale, le principe qui naît à la fin du XVIIIe siècle associant « taxation » et « représentation » et substituant à partir de 1789 des « contributions » aux « impôts » est supposé satisfaire les attentes populaires. Il a de fait redonné dans un premier temps une forme de légitimité au prélèvement fiscal ; mais ce principe qui fonde l’action publique sur le contrôle démocratique est aujourd’hui en voie d’être lui-même emporté par la conviction de plus en plus largement répandue au sein de la population française et plus largement de celle des pays développés, d’un retour à la fois de l’excès du prélèvement et du mésusage des fonds