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Conférences

Les Matières Premières dans le contexte de la crise 2020-2021

 Les matières premières dans le contexte de la crise 2020-2021

Pendant 50 ans la stabilité

Je dois revenir, tout d’abord, sur la situation qui a prévalu pendant 50 ans, sur la base des accords de Bretton Woods de juillet 1944, qui ont permis une stabilisation des taux de change des monnaies.

On retrouve aussi dans cette période, une certaine stabilité qui concerne les produits agricoles qui sont pourtant, par nature, soumis aux aléas climatiques.

Stabilité due à des politiques agricoles inspirées par la crise des années trente. Un bon exemple fut la politique mise en place dans la Communauté Européenne.

Pour illustrer la situation pendant ces années, je pourrais dire que, quand j’étais jeune et que j’allais me coucher, je pouvais être sûr que le lendemain, je trouverais le prix du dollar, du pétrole, le prix du blé aux mêmes niveaux. En fait, je vous l’avoue, quand j’étais jeune, je ne m’en souciais pas. Passons.

Aujourd’hui, la seule promesse que je peux vous faire dans ce domaine, c’est que lundi prochain, les prix seront différents de vendredi dernier.

Cet ordre stable que j’ai décrit, a disparu avec les Accords de Bretton Woods, au moment où les USA ont abandonné la convertibilité du dollar, en 1971.

Par ailleurs, les cartels, les oligopoles, qui géraient à peu près les marchés du pétrole et des métaux, ont disparu également dans les années 70 à 80.

Les marchés agricoles, de même, ont vécu douloureusement ce choc du passage du stable à l’instable.

Aujourd’hui, comme je sais que les prix vont varier, je dois anticiper, c’est-à-dire spéculer. Je vous fais remarquer qu’au Cercle Frédéric Bastiat, vous spéculez, mais intellectuellement. « Spéculare » c’est se projeter en avant.

Si je suis un producteur de maïs, j’essaie d’imaginer ce que sera le prix de l’année prochaine. Je vais fixer mon prix : si je pense à une baisse je me couvre. Si j’espère une hausse, je ne m’engage pas, pensant pouvoir tirer un meilleur prix au moment de la récolte.

Nous sommes donc entrés dans un monde de spéculation, car profondément instable.

Parlons de l’évolution du vocabulaire autour des matières premières.

Les matières premières étaient appelées par les Anglais’’Raw materials’’. On utilise maintenant un autre mot, les ’’commodities’’, c’est-à-dire les produits utiles à la vie.

Ce mot recouvre tous les produits dont les prix dépendent du marché, de la rencontre d’une offre et d’une demande. Les Français l’ont adopté en parlant de commodités.

Ce terme englobe donc, les matières premières, mais aussi les devises, ou les services. Par exemple le prix d’un transport, le prix spot d’un container qui varie rapidement, est une commodité.

Sur ces marchés, se sont développés ce que l’on appelle des marchés dérivés. On parle alors péjorativement de financiarisation des marchés, mais elle est nécessaire. A partir du moment où je ne suis pas capable de transmettre en amont ou en aval la variation du prix du produit, je suis dans une situation de risque. Il faut que je me couvre contre ce risque, grâce aux marchés à terme, qui se sont développés à partir des années 70.

On a, dans certains cas, conservé des systèmes intégrés. Ainsi la création de l’Euro a permis de freiner la volatilité des devises européennes à l’intérieur du marché commun.

Par ailleurs, se sont maintenus, dans certains cas, des monopoles de ce que nous pensions être des services publics, par exemple l’électricité, alors que ce sont en fait des commodités.

On entend fréquemment dire qu’il faut que l’agriculteur tire un revenu rémunérateur de ses produits. Qui ne serait pas d’accord ? Malheureusement les prix sont mondiaux. Ils ne sont ni justes, ni injustes, mais simplement la rencontre d’une offre et d’une demande à un moment donné.

Il en est ainsi pour le marché du porc, dont je félicite les producteurs de porc Quintoa basque de s’être éloignés. Mais au cadran breton, le prix du kilo se situait récemment à 2 €, prix rémunérateur dû au fait que la production chinoise s’était effondrée à la suite d’une peste porcine africaine qui a supprimé un tiers du cheptel. Mais une deuxième attaque de peste a entrainé des abattages importants qui sont arrivés brutalement sur le marché. Conséquence : en Bretagne le prix est tombé à 1,5 €, sous le prix de revient. Faut-il incriminer le processus de formation des prix ?

On peut constater cependant qu’il y a des cycles. J’imagine qu’il y a des banquiers ou d’anciens banquiers parmi vous, et je leur demande de ne pas prendre mal ma remarque. Une des constantes de l’histoire économique est la bêtise des banquiers.

Ainsi, allez voir un banquier lorsque les prix sont bas, et dites-lui que c’est le moment d’investir, car les prix ne peuvent que remonter. Il vous dira qu’il a des choses plus sérieuses à discuter, et la conversation en restera là.

Allez le voir quand les prix sont élevés, par exemple quand le prix du fret est haut. Il ne vous fera aucune difficulté pour vous financer la construction d’un bateau.

Malheureusement, tout le monde fera la même chose en même temps. Ainsi le cycle d’investissement est marqué par des périodes de tension relativement courtes où l’on voit que le monde va manquer de telle capacité, et l’on investit.

Mais le temps d’investissement est un temps assez long : entre le moment de votre décision et la réalisation, il s’écoule un long délai, par exemple si vous investissez dans une mine, un champ de pétrole ou dans de nouvelles plantations. Quand le nouvel outil arrive à pleine charge, il se sera écoulé 10, 15 ans parfois.

En conséquence, dans le XXe siècle, il y eut des moments de forte tension, puis de longues périodes de déclin des prix.

Ainsi, après la Première guerre mondiale, il y eut une crise de réapprovisionnement au début des années 20, puis un effondrement des prix dans les années 20 et 30. A nouveau une crise dans la période 48-53 et effondrement des prix en 50-60.

La crise des années 70, elle, a été marquée par les chocs pétroliers ainsi que par des hausses de l’ensemble des matières premières, suivies par un déclin des prix pendant les années 80-90.

Nous avons encore eu un nouveau choc sur la période 2006-2013, et puis ensuite une digestion des hausses de prix.

Arrive alors la pandémie qui tend de nouveau les prix, sans que l’on puisse parler, à mon avis, d’un super- cycle.

Regardons maintenant ce qui se passe aujourd’hui.

Entre 2006 et 2013, le monde a connu une période de très forte tension sur les prix des matières premières.

Le prix du pétrole a atteint 147 $ le baril le 10 Juillet 2008, mais le prix des matières premières ne culmine qu’en 2010. Le contre-choc va intervenir aux alentours de 2013.

En effet, à la fin du XXe siècle, il n’y avait pas eu d’investissements suffisants pour assurer les capacités de production de matières premières. Or, à partir du XXIe siècle intervient un nouveau facteur, la demande de la Chine, qui intervient alors qu’au début du siècle, elle n’était qu’un acteur relativement marginal.

Prenons un peu de recul. Il se trouve que je fais un cours d’histoire économique. Une question pour les historiens est de savoir quand commence et quand finit un siècle.

Le XXe siècle commence en Aout 1914. On peut dire qu’il se termine en 1990 avec la chute du communisme soviétique, mais je pense qu’il faut plutôt choisir novembre 2001et la conférence de Doha de l’OMC, quand la Chine a adhéré à cette institution. A ce moment la Chine revient dans notre histoire.

En gros, à partir de cette date, la Chine pour alimenter son bond industriel, devient l’importateur de référence mondial de pratiquement toutes les matières premières.

Un exemple : en 2001 la Chine importait 50 millions de tonnes de minerai de fer. En 2020, 1 milliard de tonnes. Conséquence : elle produit actuellement la moitié de la production mondiale d’acier.

A partir de 2013, on vit une période de digestion des marchés qui se réorientent plutôt à la baisse, mais alors intervient la pandémie.

D’après l’hebdomadaire ’’ The Economist’’, fruit du libéralisme du XIXe siècle dans sa lutte contre les Corn-Laws, auquel Bastiat a en quelque sorte participé avec son ami Cobden, ’’The Economist’’ donc, estime qu’on a dépassé 15 millions de morts du Covid. Ce qui en fait une épidémie parmi les plus meurtrières de l’histoire, et nous l’avons vécu en direct. Conséquence : récession économique mondiale, y compris en Chine.

Cette récession s’est traduite par un faible impact sur les prix agricoles, mais dès le mois de mars on assiste à l’effondrement des prix des métaux, l’arrêt des transports, une baisse de la consommation de pétrole de 20%. Il arriva même que, pendant quelques heures, le prix du baril à terme à New York devienne négatif à -35 $ le baril. Sur le marché spot il était descendu à 15$ alors que, à titre de comparaison, il est actuellement à 75$.

A ce propos, le pétrole landais semble à l’arrêt. Les forages ont été stoppés. Mieux vaut effectivement le garder pour les générations futures.

Après le printemps 2020 a eu lieu une reprise économique, plus tôt et plus forte qu’on ne le pensait. Alors tous les gouvernements se sont repenchés sur leurs études de Keynes et ont décidé de faire de la relance. Ceci étant favorisé par des taux monétaires bas voire négatifs.

Le rebond atteint la Chine dès Juillet 2020, les USA dès l’automne, l’Europe début 2021. Résultat : un rebond de la demande, alors que les capacités de production se trouvaient souvent dans des pays encore affectés par les restrictions liées au Covid.

D’où des tensions à partir du début 2021 sur certains marchés. D’abord le marché des métaux, dont le minerai de fer, qui entraîna une pénurie d’acier. On vit alors apparaître la Chine sur des marchés qu’elle n’abordait pas jusque-là, en particulier le marché des grains. En 2019-2020, elle avait importé une vingtaine de millions de tonnes de céréales. En 2020-21, elle aura importé 50 millions de tonnes sur un marché mondial de 300 millions de tonnes.

Tensions sur le blé, le maïs, le soja, puis le porc, et aussi sur des matières premières industrielles.

Une conséquence assez amusante, que j’ai découverte à cette époque : le bois d’œuvre.

C’était un marché peu mondialisé, avec une cotation à Chicago utilisant comme unité 1000 pieds-planche qui équivaut à 2,3 M3. La cotation était traditionnellement entre 300 et 400 $. Mais en avril 2021, le prix est monté à 1600 $.

Raison de cette hausse : aux USA, 80% des maisons sont en bois. Les Américains confinés en 2020, ont investi, en premier lieu dans les maisons, d’autant plus que les emprunts bénéficiaient de taux très bas.

Résultat : alors que chaque année se construisent 1,5 à 1,6 millions de maisons, et qu’au moment de la crise de 2008, le chiffre était tombé à 500 000, la demande explosa.

Malencontreusement, au moment où l’appareil de production était encore gêné par le Covid, Donald Trump frappa de taxes le bois canadien. En conséquence les Américains allèrent chercher le bois européen dont le prix monta d’au moins 50% (le prix du Douglas doubla). Globalement, cette première vague atteint son pic en mai 2021, puis retomba à 550 $.

Autre exemple : les importations chinoises amenèrent le prix du minerai de fer de 60 à 230 $ la tonne puis il est retombé à 100 $.

A l’été 2021, arrive une 2eme vague liée aux accidents habituels affectant les marchés : accidents géopolitiques ou climatiques.

En juillet, il neige au Brésil. Les caféiers sont touchés : entre 10 à 30% des plantations sont sans doute mortes. Remercions ici le Cercle Frédéric Bastiat pour le café offert, car on est passé de 110 cents à 2 $ la livre de café Robusta. D’autant plus que le 1er producteur de Robusta, le Vietnam a, pour des raisons sanitaires, bloqué ses frontières.

De même, la sécheresse au Canada a impacté la récolte de blé dur, donc nos nouilles. Cette même sécheresse a baissé le niveau du fleuve Parana, ce qui a bloqué les exportations argentines.

Le cyclone Ida sur le golfe du Mexique a arrêté la production offshore et même onshore de pétrole et de gaz, ainsi que les capacités d’exportation dans cette zone.

Nous avons eu aussi quelques problèmes géopolitiques.

Nos amis russes ont fait sentir à leurs amis européens leur dépendance vis-à-vis de leur gaz naturel, en réduisant leurs exportations, provoquant ainsi une hausse des prix.

Un coup d’Etat en Guinée, 1er producteur mondial de bauxite, a fait grimper le prix de l’aluminium.

La baisse des eaux dans le Yunnan a réduit la production hydroélectrique de la Chine, affectant donc là aussi, la production d’aluminium.

En tout cas, nous avons aujourd’hui, des tensions sur le gaz naturel, le charbon, et sur le pétrole qui est remonté à 75 $.

Je n’ai pas arrêté cet été, d’expliquer pourquoi le prix du carburant semble être élevé : en fait il n’est pas plus cher qu’en 2018.

Par contre un marché inquiétant est le celui du fret de container. On est ici en face d’un problème d’investissement. Pendant les dix dernières années, le fret était peu cher : 1000 $ pour faire aller d’Asie en Europe un container de 40 pieds. Ce n’était pas rentable. Les compagnies maritimes tiraient la langue, n’investissaient pas, ordonnaient à leurs capitaines de voguer à petite vitesse pour ne pas consommer de carburant. Puis la pandémie entraina des perturbations dans le transport maritime : problème de relève des équipages, énormes embouteillages dans les ports d’Extrême Orient (le 2e port chinois Ningbo, a été fermé pendant un mois à cause du variant Delta).

Autre aspect de cette question des containers : partant pleins de Chine, ils retournent plus ou moins vides d’Europe ou des USA. Un chargeur américain a pu dire que ce qu’il exportait c’était du vent, c’est-à-dire des containers vides.

Finalement alors qu’un container Asie-Europe coûtait 1000 ou 1500 $ en 2019, il coûte actuellement 15 000 $ et si l’on est pressé 20 000 $, sinon les délais s’allongent.

Ceci a bien évidemment une incidence sur les coûts.

Que va-t-il se passer maintenant ? Depuis 6 mois, les économistes de Goldman Sachs prévoient un super-cycle des marchés. Mon avis est un retour à la normale, d’autant plus qu’on sent un certain essoufflement de la reprise économique. Ceci est très sensible en Chine où l’indicateur avancé de conjoncture est repassé dans la zone légèrement négative. Cela commence un peu aux USA.

En France, nous sommes dans une phase de reprise qui nous ramènera au rythme assez médiocre qui était le nôtre avant la crise, avec une croissance de 1 à 2% au mieux.

Il est possible que nous ayons une nouvelle stagflation, c’est-à-dire stagnation plus inflation, Je pense à l’immobilier et au marché de l’emploi.

Mon analyse ne tient pas compte, bien sûr, des innovations techniques qui peuvent émerger, du fait de cette pandémie, pandémie qui va sans doute avoir pour conséquence une rupture dans nos modes de vie.

Vous viendrez sans doute dans quelque temps participer au Cercle Frédéric Bastiat en véhicule électrique, ce qui impliquera une augmentation de votre consommation de cobalt, de lithium, de terres rares et de cuivre.

Un des éléments intéressants issus de cette période agitée, c’est la flambée des prix d’une nouvelle commodité immatérielle qui est le carbone. Sur le marché européen son prix était de quelques euros, alors qu’il est maintenant de 60 € la tonne, ce que vous retrouvez dans vos factures de gaz et d’électricité ainsi que dans celles des produits industriels.

Ma vision de prévisionniste

Ma vision de prévisionniste, qui commence par ouvrir prudemment son parapluie, n’est définie qu’à situation sanitaire à peu près maitrisée (c’est-à-dire sans variant lambda ou oméga venant nous perturber à nouveau), et à situation climatique à peu près normale.

En ce qui concerne les aléas climatiques, les années 2020-21 et sans doute 2021-22 sont normales. L’agriculture n’a jamais récolté autant de produits. Les informations prévoyant une pénurie alimentaire sont des billevesées. Mais il peut se produire ponctuellement ce que nous avons vu sur le Brésil et son café.

Et puis il nous faut une situation géopolitique suffisamment apaisée. Veuillez remarquer que, lorsqu’il y a un problème, il vient en général de pays en déséquilibre, très dépendants des matières premières.

Que va-t-il se passer, par exemple, dans les relations Iran-USA sur les essais nucléaires ? Est-ce que l’Iran peut revenir sur le marché mondial du pétrole ? S’il revient, c’est 2 millions de barils/ jour de plus, facteur baissier.

A la suite du choix australien de sous-marins américains, quelles vont être les relations Chine-Australie ? Or l’Australie est le grand fournisseur de minerais de la Chine.

Que va-t-il se passer dans la marmite moyen-orientale ?

Comment vont évoluer les relations de l’Europe avec la Russie, notre grand fournisseur d’énergie ?

Si je mets de côté toutes ces incertitudes, je dirais que nous allons plutôt vers une baisse des prix à l’horizon 2022 et un peu au-delà. Mais pour ceux qui achètent asiatique, comme ceux qui font du vélo dans les Landes, toutes les pièces détachées viennent de là-bas. Dans ce domaine, le retour à la normale prendra du temps compte tenu des problèmes de transport maritime et cela durera au-delà de 2022.

N’oublions pas que chaque marché a sa propre histoire, faite d’histoires d’hommes, et de tout ce qui a une influence directe sur eux.

La malédiction des matières premières

Je voudrais enfin vous parler d’un problème qui a toujours existé et qui persistera, c’est la malédiction des matières premières.

Vous me direz qu’un pays qui a la chance d’avoir de grandes potentialités minières, énergétiques, agricoles, est un pays qui va s’enrichir. L’Histoire, au contraire, nous montre exactement l’opposé.

Les matières premières ont toujours été un facteur d’appauvrissement, de sous-développement et de misère. Le plus bel exemple est notre voisin espagnol, que nous adorons, qui domina l’Europe au XVIe siècle, et qui, peu à peu, s’appauvrit au fur et à mesure qu’arrivaient les flottes chargées d’or et d’argent.

Pouvons-nous citer un État pétrolier qui soit plus heureux qu’avant de produire du pétrole ?

Dans l’actualité proche, prenons la Guinée où le dictateur en place a été renversé par un militaire, d’ailleurs formé par la Légion, où il a appris sans doute quelques principes utiles. Ce pays est un scandale géologique : on y trouve tout : de la bauxite, du minerai de fer, du diamant, de l’or, de l’uranium. Résultat : les trois quarts des Guinéens vivent sous le seuil de la pauvreté.

Prenez les cas de la République démocratique du Congo, ex-Zaïre, ou du Pérou. Même désastre.

Les matières premières ont ainsi le pouvoir de corrompre les circuits économiques, mais surtout les âmes des dirigeants et responsables politiques.

Conclusion

Je terminerai par une citation de Jean Giraudoux dans « La Folle de Chaillot », une pièce écrite en 1946. C’est l’histoire d’une recherche pétrolière dans les sous-sols de Paris. A un moment, la Folle demande à Pierre ce que font ces hommes là-bas. Il lui répond qu’ils cherchent du pétrole. La Folle demande ce que l’on fait avec le pétrole. Voilà ce que Pierre, c’est à dire Jean Giraudoux répond en 1946 : « De la misère, de la guerre, de la laideur, un monde misérable ». Cela n’a pas vraiment changé.

 

Résumé de la Conférence de M. Philippe Chalmin à Dax le 18-9-2021

Président et fondateur de l’institut Cyclope

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