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Opinions

Pour en finir avec le Rapport Stora. 1_ :

Pour en finir avec le Rapport Stora. 1_ :

Pour moi, le Rapport Stora est un leurre. Il fut présenté par son auteur et le commanditaire présidentiel comme un texte destiné à réconcilier les peuples algérien et français. Or, il n y a pas de contentieux entre les peuples, lesquels s’en soucient comme d’une guigne. Mes yeux se sont ouverts, une première fois, lorsqu’un porte-parole des autorités algériennes a affirmé que le Rapport ne les concernait pas. A un autre moment, un haut fonctionnaire algérien, questionné sur ce Rapport et la libre circulation en Algérie des enfants de harkis qu’il suggère de faciliter répondit, avec une morgue caractéristique, qu’il ne fallait rien attendre sur ce point.

Dès lors, et qu’on le veuille ou non, le Rapport s’inscrit dans un contexte franco-français. Ceci signifie notamment qu’il est vain d’attendre que ce texte débouche sur on ne sait quelles conversations avec l’Algérie. Il n’y en aura pas. Les Algériens ne sont pas demandeurs. Ils attendent « des excuses» pour la colonisation. Point.

J’ai été conforté dans mon sentiment par l’article déjà cité de Bérénice Levet dans l’Incorrect. Celle-ci signale qu’à peine M. Macron avait-il indiqué que la République ne « toucherait pas aux statues », car, on ne choisit pas « une part de l’histoire de France, on choisit la France », qu’il nommait Pascal Blanchard à la tête de la commission chargée d’attribuer statues et noms de rue à des héros issus de l’immigration. Or, Blanchard est un anticolonialiste invétéré.

M. Blanquer, Ministre de l’Education, s’est récemment inquiété du crédit dont jouissent les thèses « indigénistes » et décoloniales dans nos Universités. Gageons que cette nomination a dû l’enchanter. Personnellement, je lui conseille la lecture de L’imposture décoloniale de P-A Taguieff. Ed de l’Observatoire.

Et si le but ultime de la publication Stora était tout simplement de favoriser une relecture anticoloniale de l’Histoire de France contemporaine ?

Certains objecteront que tel n’est pas le dessein du Président. N’a-t-il pas précisé dans sa lettre de mission à Stora que : « Ce travail de mémoire et de vérité… », nous devrons «  le mener avec courage et un esprit de concorde, d’apaisement et de respect de toutes les consciences »(Page9) ?

Disons que la nomination de Blanchard ne va pas exactement dans ce sens. (A suivre)

Jean Monneret.

“Je suis historien de l’Algérie. Je fais de l’Histoire. Ceci signifie que je ne fais aucune concession aux interprétations idéologiques, fussent-elles dans l’air du temps. Je m’oppose ainsi à de nombreux nouveaux historiens qui ne sont que des historiens “officiels”. Les faits, les faits seuls m’intéressent y compris lorsqu’ils dérangent la bien-pensance et le prêt-à-penser.”

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