L’indispensable réforme des retraites

Les perspectives économiques assombries redonnent tout son sens à une réforme indispensable au redressement de nos comptes publics. À terme, c’est 20 milliards € d’économies pour un report de l'âge légal de 62 à 65 ans en 2031, contre moins de 3 milliards € en accélérant l'allongement de la durée de cotisation (43 ans prévus en 2035). Il faut y ajouter la convergence des régimes public-privé qui permettra de rendre le système plus équitable. Enfin, il est nécessaire de généraliser la retraite additionnelle obligatoire par capitalisation pour tous.

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Premier déjeuner débat de l’année 2023, «  l’indispensable réforme des retraites » par Sandrine Gorreri de l’iFRAP.



Déjeuner débat du 14janvier 2023


Hôtel Sourcéo Saint-Paul-Lès-Dax




Apéritif d'accueil 11h30, déjeuner 12h, conférence de 13h30 à 15h

 


Attention ce déjeuner débat sera précédé à 10h par notre Assemblée Générale Ordinaire.

 


Depuis le livre blanc de Michel Rocard sur les déficits abyssaux des retraites - de quoi faire sauter plusieurs gouvernements disait-on – jusqu’au dernier rapport du COR, la France a toujours réformé ses régimes de retraites sous la pression des déficits. Avec le dernier rapport du Conseil d’orientation des retraites qui anticipe un déficit de l’ordre de 20 milliards € en 2030, la réforme des retraites est plus que jamais d’actualité. D’autant plus que la France est sous pression de la Commission européenne ou du FMI pour remettre en ordre ses finances publiques et au premier chef les dépenses sociales.


 Pour mener à bien cette réforme, il faut combattre plusieurs idées fausses, distillées dans le débat public depuis trop d’années : 


 Il faut d’abord faire la transparence sur les déficits de notre système de retraite et en particulier sur les déficits cachés des régimes de retraite de la fonction publique. Ils représentent 30 milliards € de déficit annuel, soit près de 10 % des retraites totales. Des déficits qui doivent nous conduire à reposer la question des différences qui existent entre les régimes de la fonction publique et ceux du privé.


 Il faut aussi faire la lumière sur certains arguments que l’on entend dans le débat : non l’allongement de la durée de cotisation n’est pas forcément plus juste que le report de l’âge légal. Les difficultés d’insertion que connaissent de plus en plus de jeunes en début de carrière signifient moins de trimestres validés : les hommes de la génération 1950 avaient validé plus de 45 trimestres avant leurs 30 ans, contre 31 pour ceux de 1978. Allonger la durée de cotisation ne leur sera pas forcément bénéfique. De même qu’il est faux de dire que la moitié des seniors sont au chômage au moment de prendre leur retraite. Contrairement aux idées reçues, le taux d’emploi des seniors (55-64 ans) s’est redressé, passant de 39% à 55% entre 2009 et 2021, depuis la dernière réforme des retraites de 2010 qui a reculé l’âge légal.


 Enfin, il faut dire la vérité sur la baisse marquée du taux de remplacement pour les futures générations : 52 % en 2020, 43 % en 2040, 36 % en 2060. Cette baisse relative du niveau de vie des retraités par rapport aux actifs est une réforme silencieuse qui ne dit pas son nom.


Les perspectives économiques assombries redonnent tout son sens à une réforme indispensable au redressement de nos comptes publics. À terme, c’est 20 milliards € d’économies pour un report de l'âge légal de 62 à 65 ans en 2031, contre moins de 3 milliards € en accélérant l'allongement de la durée de cotisation (43 ans prévus en 2035). Il faut y ajouter la convergence des régimes public-privé qui permettra de rendre le système plus équitable. Enfin, il est nécessaire de généraliser la retraite additionnelle obligatoire par capitalisation pour tous.




 


Sandrine Gorreri


 Directrice de la Rédaction du mensuel de la Fondation IFRAP, Société Civile, Sandrine Gorreri a débuté à la Fondation en 1998 après des études de gestion à Dauphine. Ses domaines de recherche et de publication concernent en particulier le système de retraite et la protection sociale (logement, santé, chômage).


 






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M. Philippe de Berne Lagarde

Trésorier du Cercle Frédéric Bastiat

359 chemin d'Elizaberry

64990 Mouguerre



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 Je viendrai au déjeuner-débat du samedi 14 janvier 2023 :

Apéritif d'accueil 11h30, déjeuner 12h, conférence de 13h30 à 15h,

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Pour les membres du Cercle : 35 € par personne.

Pour les non membres du Cercle : 42 € par personne.



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