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Opinions

Pour que cesse cette inutile « lutte contre le réchauffement climatique » !

 

Pour que cesse cette inutile « lutte contre le réchauffement climatique » !

Lettre ouverte aux politiques

Par Gilles Granereau

A l’heure où les citoyens n’accordent plus leur confiance aux politiques, j’ai voulu apporter aux élus que vous êtes, une vision réaliste et surtout provenant « d’en bas » sur des sujets que je maîtrise, pour les avoir particulièrement étudiés depuis plus de vingt années.

Mon premier métier fut météorologiste dans l’armée de l’air. J’ai pu y acquérir les bases de la météorologie, mais aussi de la climatologie, qui à l’époque se préoccupait plus des données passées que des modélisations de l’avenir. Puis changement de cap, qui m’a permis d’étudier la foresterie, mais aussi et surtout les milieux naturels, l’écologie, et de me spécialiser dans la gestion de la dune littorale et du littoral en général, dans les zones humides, dans les aménagements intégrés aux milieux naturels, dans la botanique …

Parallèlement à ma vie professionnelle (et familiale : marié, trois enfants, deux petits-enfants), je me suis lancé dans l’étude vers la fin des années 1990 de « l’affaire climatique » qui est par ailleurs le titre de deux ouvrages que j’ai pu écrire par la suite (et du site internet éponyme ).

J’étais tout d’abord intrigué par les annonces qui étaient faites au sujet d’un certain « réchauffement climatique » et ai entrepris d’en savoir plus.

Le développement de l’internet présente l’avantage inouï d’ouvrir l’accès à la connaissance quasi universelle, à condition bien entendu de l’aborder avec un esprit scientifique et par conséquent critique. Et c’est là que j’ai pu constater le fossé existant entre la connaissance des climats et les annonces émanant des médias, mais aussi et surtout des politiques qui ont largement contribué à asseoir ce que certains, dont un ancien ministre comme Claude Allègre dénonçait comme une « arnaque ».

La réalité de la relation entre le CO2 et les températures

C’est bien là que se trouve le fondement de la plus grande erreur scientifique de tous les temps (hormis bien entendu « l’affaire Galilée » … quoique …). Qu’en est-il en réalité ? Sans vouloir reprendre intégralement les tenants et les aboutissants, on peut dès à présent avancer que ce sujet ne fait l’objet d’aucune débat scientifique, et que la relation CO2/températures est établie de fait, arbitrairement. Il ne s’agit donc pas d’une hypothèse, mais d’un paradigme autoproclamé par une certaine communauté plutôt adepte d’idéologies fondées sur la décroissance, dans la droite lignée de celles découlant du Club de Rome.

Le CO2 ou gaz carbonique (ou dioxyde de carbone) est un gaz inoffensif pour l’Homme (contrairement au CO ou monoxyde de carbone, qui est mortel), et indispensable à la vie sur Terre. C’est la nourriture des plantes avec la photosynthèse, processus par lequel les végétaux chlorophylliens transforment sous l’effet du soleil, l’eau et le gaz carbonique en éléments nutritifs. On considère que grâce à l’augmentation du CO2 qui est passé en 50 ans de 300 à plus de 400 ppm, la Terre a profité d’une augmentation du rendement végétal se traduisant par une extension des surfaces « végétalisées » de l’ordre de 20 % … un nouveau continent « vert » ! Le CO2 fait également partie des « gaz à effet de serre (GES) », mais son action dans l’effet de serre global est relativement limitée, compte tenu de sa faible proportion dans l’atmosphère1. Le premier élément qui peut être apporté pour dédramatiser l’impact négatif du CO2 tel que l’on voudrait nous le faire croire, c’est que le principal GES, est … la vapeur d’eau. Les études les plus avancées donnent entre 70 et 85 % de contribution de la vapeur d’eau à l’effet de serre planétaire2 . Mais qu’est-ce qu’un GES ? Il s’agit d’un gaz qui laisse passer le rayonnement solaire, mais qui retient en retour ce rayonnement, transformé en infra-rouge, ce qui est censé augmenter la température près du sol3. Ce que l’on peut conclure à ce jour de toutes les études menées sur les GES, c’est que la contribution du CO2 à l’augmentation des températures est négligeable à faible4. Ceci constitue la première donnée dont il est important de tenir compte, car nous en sommes actuellement à vouloir réduire de façon drastique et insensée les « émissions de CO2 », alors que la Science montre que cela ne conduira pas à une réduction sensible des températures.

Réduire les températures de la Planète : réalité ou imposture ?

Actuellement, la France émet moins de 1% de CO2 au niveau mondial. Sans entrer plus dans les détails, on peut se demander si l’objectif de réduire les émissions françaises reste pertinent, dans la mesure où les plus gros émetteurs de CO2 ne se sont pas encore engagés à les faire diminuer. Par conséquent l’objectif Français à quelques dizaines – voire centaines – de milliards d’euros n’aura pas, de toute évidence, d’impact sur les émissions mondiales de CO2 … et par là-même, aucune réduction de température 5!

Réchauffement, changement, dérèglement climatique, des notions insensées et infondées.

Initialement, on parlait de réchauffement climatique. Il est vrai que les températures ont augmenté depuis la période froide du XIXe siècle. Mais cette évolution reste normale, et conforme à la définition des climats qui sont des systèmes dynamiques complexes non linéaires aléatoires : de ce fait, on ne peut établir aucune modélisation des climats futurs, pas plus que faire reposer l’évolution du climat sur un seul facteur (le CO2). Le réchauffement climatique est donc essentiellement naturel, alors que l’on affirme à tort qu’il est d’origine humaine. Peut-être que la prise de conscience de ce fait a amené certains à parler de changement climatique anthropique ? On évacue ainsi le responsable supposé (le CO2 « anthropique ») en affirmant que le climat change à cause de l’Homme. Mais cette affirmation reste infondée un nouvelle fois au plan scientifique. Enfin, gardons le meilleur pour la fin en parlant du « dérèglement climatique » … L’Homme aurait « déréglé » le climat ! Comme si le climat avait un « règlement » … Ainsi que nous l’avons vu plus haut, répétons-le, les climats sont des systèmes dynamiques complexes non linéaires et aléatoires, ce qui ne permet aucunement des les modéliser, ni de leur trouver un « règlement ». Les grands climats ont des caractéristiques générales connues, qui évoluent avec le temps, sous l’influence de facteurs que l’on commence à connaître mieux (influence cosmique et solaire notamment).

Catastrophes naturelles : sont-elles plus nombreuses ?

Le « dérèglement climatique » évoqué supra, sous-entend que le climat modifié par l’Homme engendre plus de catastrophes naturelles que par le passé… Voici donc un autre volet d’affirmations infondées. Voyons cela de plus près.

Les tempêtes (et ouragans, cyclones tropicaux, typhons …) font l’objet de suivis depuis l’avènement des satellites qui montrent sans équivoque qu’il n’y a pas d’augmentation ni de leur nombre, ni de leur intensité. La seule différence par rapport au passé (années 1990) réside dans le fait que l’information circule beaucoup plus vite et en plus grand nombre : la moindre « catastrophe » est instantanément relayée par les médias et internet, ce qui donne par effet cumulatif l’impression que la Terre est de plus en plus sujette aux tempêtes.

Les sécheresses et canicules font l’objet également de suivis récents et assez précis, accompagnés d’informations d’alertes en direction du public. De ce fait, toute période de chaleur « anormale » est annoncée comme une conséquence du changement/dérèglement climatique anthropique. En regardant les statistiques sur le long terme, on constate que des périodes plus chaudes (ou plus froides) ont émaillé notre histoire : des périodes connues, du début de l’Holocène, de l’époque Minoenne, puis Romaine, puis de l’Optimum Médiéval autour de l’an Mil, ont été plus chaudes que l’actuelle. Pour confirmation, ces arbres vieux de 3000 ans, trouvés dans les glaciers alpins, montrent qu’il y avait alors des forêts à la place des glaces !

La fonte des glaces est également perçue comme l’indicateur préféré des idéologues climatiques. On rappellera seulement que les Vikings ont colonisé le Groenland (Greenland, ou terre verte …) alors qu’aujourd’hui les glaciers occupent une partie majeure des terres. Le symbole du réchauffement du pôle Nord, l’Ours blanc, est aujourd’hui moins entendu, depuis que des scientifiques ont montré la croissance de la population de ces ours, à tel point qu’il est nécessaire d’envisager d’en reprendre la chasse pour en limiter le nombre ! Quant à l’Antarctique, sa fonte (glaciers et glaces de mer) n’est pas avérée, et l’on a découvert dans sa partie ouest l’influence du volcanisme qui conduit à une fonte de la banquise par-dessous…

Les inondations : Leur violence et soudaineté, ainsi que les dégâts (y compris humains) sont considérés comme ressortant du « dérèglement climatique ». Des analyses détaillées ont bien montré que c’est l’action de l’Homme sur les sols qui en est responsable. A Vaison la Romaine, par exemple, les constructions romaines n’avaient pas été établies dans le lit de l’Ouvèze ! L’aménagement du territoire mené de façon inconsidérée est directement responsable de ces désastres : urbanisation (imperméabilisation des sol, obstacles à l’écoulement des eaux, …), abandon des haies, développement des fossés (accélèrent la descente des eaux), couverture agricole des sols (jadis de la prairie pâturée, aujourd’hui des cultures intensivement labourées…), sont les responsables de ces catastrophes !

Les submersions : On évoque sans preuve une accélération de la hausse du niveau de l’océan : il n’est est rien, et les marégraphes et relevés satellitaires montrent une constance de la hausse à 1,5 à 3 mm/an. Quoi qu’il en soit, cette hausse reste négligeable (au pire 30 cm par siècle), et bien inférieure aux surcotes de tempêtes qui peuvent dépasser en quelques heures plusieurs mètres. L’exemple tristement célèbre survenu à la Faute sur Mer lors de la tempête Xynthia est lui aussi directement lié à un aménagement du territoire mené de façon inconsciente, avec une urbanisation placée en zone inondable connue.

ENR : réalisme économique et écologique

Si l’on exclut l’hydroélectricité, qui constitue actuellement la seule énergie renouvelable et durable, l’éolien et le photovoltaïque ne sont pas pertinents comme moyen de substitution aux productions actuelles. D’une part le coût d’installation est prohibitif, et fait appel à des produits élaborés à l’étranger ; de plus, l’intermittence nécessite de mettre en place des solutions de production en cas d’absence de vent et/ou de soleil. Des centrales à gaz et charbon (lignite en Allemagne …) sont construites pour prendre le relai, et doivent par conséquent tourner au ralenti dans l’attente des demandes de production. Le « bilan carbone » n’est donc pas neutre ! Au plan écologique, l’utilisation de ressources non renouvelables (terres rares notamment), les besoins en béton pour les centrales éoliennes (1000 m3 par centrale), le recyclage des équipements dont la durée de vie n’excède pas 20 ans posent des problèmes qui ne sont pas près d’être réglés, d’autant plus qu’ils sont passés sous silence en appliquant la « politique de l’autruche ». Il est vrai que les investisseurs, qui empochent des subventions6 sans lesquelles l’éolien et le photovoltaïque ne seraient pas rentables n’ont gère intérêt à évoquer ces problématiques. Enfin, nous évoquerons brièvement l’impact sur les paysages et les milieux naturels, mais aussi la nécessité de créer des milliers de kilomètres de réseaux électriques pour l’acheminement.

Je pourrais détailler encore de nombreuses références concernant la relation supposée entre CO2 et réchauffement du climat…

Cet article constitue une brève synthèse de connaissance fondées, et pour faire le lien avec les sources, voici un certain nombre de bonnes adresses qui permettront d’étayer les propos tenus dans ce document.

En conclusion, on peut aujourd’hui affirmer avec un bon niveau de certitude que les relations supposées entre l’augmentation du CO2 et une évolution positive des températures ne sont pas fondées, et que la contribution du seul CO2 à l’effet de serre reste anecdotique.

Le climat évolue selon des facteurs que l’on ne maîtrise pas entièrement à l’heure actuelle, mais on pressent que les moteurs du climat sont d’ordre synoptique, sans que l’on en connaisse les causes : c’est le jeu des différences de pression au niveau de l’Atlantique, du Pacifique … qui conditionnent le temps qu’il fait, et non pas le seul facteur température.

Il est donc dommageable pour l’homme, et pour la Planète, de s’engager dans des processus de réduction du Carbone émis, en cherchant des substituts aux énergies « traditionnelles » ayant une faible efficacité énergétique, un coût prohibitif, et un impact écologique (et social) majeur !

La taxe carbone et le marché du Carbone sont des leurres qui laissent à penser qu’ils sont en mesure de sauver la Planète, alors qu’ils ne font que contribuer à un capitalisme « vert » de connivence. En aucun cas, les milliards investis (dont une partie non négligeable est supportée par les contribuables) n’ont aucun impact sur une éventuelle réduction des températures.

Il serait préférable d’investir dans la recherche et recherche/développement sur des énergies durables, parmi lesquelles la fusion nucléaire, mais pas seulement. La mise au point de moteurs thermiques encore plus performants en termes de consommation serait également plus pertinente que le recours à l’électrique, qui ne doit se positionner que sur des niches spécifiques.

Voila pour ce coup de gueule d’un citoyen ordinaire, apolitique mais exaspéré par le conditionnement que lui font subir les médias et les politiques, avec pour seule issue la spoliation légale7 de ses biens.

Espérons que comme acteurs politiques de demain, vous prendrez conscience de cette réalité, sans écouter les prophéties gieciennes des écolos-bobos qui enveniment notre société de mensonges destinés à nous faire gober une idéologie asociale et de la décroissance.

Quelques liens

http://www.affaireclimatique.fr/ : il s’agit du site que j’ai créé, qui comprend des news en première page (voir la vidéo sur l’éolien, l’article relatif au rapport 2020 sur le climat …), des liens et videos, des articles (http://www.affaireclimatique.fr/page5.html ).

https://www.climato-realistes.fr/ : Site de l’association francophone des climato réalistes. Des ressources documentaires fiables et nombreuses.

https://mythesmanciesetmathematiques.wordpress.com/ : Le site tenu par Benoît Rittaud, mathématicien climato-réaliste

https://belgotopia.com/ : le site de Jo Moreau, climato-réaliste Belge.

https://wattsupwiththat.com/ : un site en anglais, incontournable, avec de nombreuses données scientifiques revues par les pairs.

1 On peut contre-argumenter en disant que si l’effet sur les végétaux est aussi important qu’indiqué plus haut, alors, il doit bien y avoir un impact au niveau des températures … mais ceci ne tient pas lorsqu’on compare la photosynthèse, phénomène bien connu et mesurable, et l’impact possible du seul CO2 dans l’effet de serre, non mesurable actuellement.

2 Pour illustrer cela, l’ennuagement a deux effets différents : d’une part une couverture nuageuse va limiter la pénétration du rayonnement solaire vers le sol, et d’autre part cette même couverture, lorsqu’elle sera continue, va limiter le refroidissement de la partie inférieure de l’atmosphère ; c’est bien connu en hiver, avec un ciel couvert il gèle moins, et en été, un ciel couvert limite les canicules …

3 Dans les modèles de prévisions climatiques mis en exergue par le GIEC, c’est en haute atmosphère au niveau de l’équateur, que devrait se produire un « hot spot », que l’on ne constate toujours pas …

4 Actuellement personne n’est en mesure de donner une valeur attestée scientifiquement pour le seul CO2, tant l’effet de serre est produit par un grand nombre de facteurs et notamment la vapeur d’eau.

5 Des scientifiques ont effectué le calcul, en se fondant sur les « modèles » officiels (mais pas nécessairement justes), et ont conclu que la réduction des températures mondiales serait de l’ordre de millièmes de degré.

6 Sans parler du rachat de leur production, qui est payée au niveau de deux fois le prix du marché … et c’est le citoyen-contribuable qui participe bien involontairement à ce système. La hausse permanente du prix de l’électricité s’explique par cela, et en aucun cas par le nucléaire, qui est déjà rentabilisé. Les différentes études économiques ont bien montré que pour le France, le coût d’investissement au mégawatt est bien supérieur dans le cas des ENR que pour le nucléaire.

7 Merci à Frédéric Bastiat, un Landais célèbre, pour cette notion !


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